
Comme prévu, tous les 30 kilomètres il y a un poste de contrôle de la gendarmerie royale et de la police. On commence à distribuer les fiches de renseignements. Au total on est parti avec 100 fiches – on en distribuera que 47…le vent de sable forçant certains postes à fermer.
A chaque stop on est accueilli avec beaucoup de politesse et on profite à chaque fois pour discuter un moment avec l’officier présent…..le discours est toujours le même. Il n’y a pas de problème en Mauritanie, ni sur la route, mais en tant que touristes, on nous conseille de nous arrêter pour dormir soit a côté des postes de contrôles soit dans des hôtels officiels. Question de sécurité. Entre les différents postes – radio tamtam fonctionne – et on nous attend d’un point à l’autre. Les moyens mis en place pour la sécurité des voyageurs sur la route de l’espoir est impressionnant.
Donc pas de bivouac dans la brousse pour nous…snif…mais dans ce cas là on se rend bien compte qu’il faut suivre les règles du jeu et puis avec ce temps c’est pas plus mal.
On fera un peu plus de milles kilomètres sur cette route, qui relit des villages perdus à la côte. Nouackchott-Boutlimit-Aleg-Kiffa-Aioun. Vu le temps qu’il fait on passera ses endroits assez vite, sans vraiment pouvoir les apprécier.
Le vent de sable se lèvera le dernier jour du voyage sur cette route.
On pourra admirer les falaises rocheuses près de Aioun.C’est dans cette région frontalière, à 160 kilomètres du Mali que les instructions de sécurité deviendront un peu plus strictes. Les gendarmes hésiteront à nous laisser passer. On comprendra plus loin pourquoi, en croisant sur la route une armée en déplacement – chars, camions remplit d’hommes, grosses artillerie….Des machines de guerre rutilantes défileront à nos côtés de nous sur plusieurs kilomètres. On se sentira tout petit dans notre Manny.
A notre arrivée à Aioun, on nous demande de nous annoncer au Chef de Brigade et de dire précisément ou nous allons dormir et d’annoncer notre départ le lendemain. C’est une formalité, mais le lendemain tous les check points savent que l’on arrive.
On vient de traverser la Mauritanie sous haute surveillance…sans en avoir l’air et tout c’est extrêmement bien passé.
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