Nous voilà de retour sur les ondes. On ne sait pas pour combien de temps, ni si ça va marché comme il faut.....mais on essaye.
Nous on va bien ! Meme très bien. On a déjà passé quelques jours au Benin...et oui il vous manque quelques chapitres du Mali, du Burkina et de notre entrée au parc national de Penjari.
Pas de panique ça arrive.....on ne vous oublie pas....
Bonne lecture à tous et merci de nous suivre...on adore savoir que l'on vous fait voyager un peu même à distance.
Bisous de nous
Mondes aux milles couleurs. C'est ici que nous allons raconter avec nos mots notre voyage. Un moyen de partager notre rêve...devenu réalité.
mardi 31 janvier 2012
samedi 21 janvier 2012
Infos News
Chers tous,
Petit couac de connection......on a pas pu mettre les photos avec tous les postes......donc vous avez le texte mais pas forcément les images...Ca viendra.
On quitte Ouagadougou cet après-midi ...pour un bivouac pas très loin...on ne sait pas encore oû mais c'est juste histoire de quitter la ville....ca signifie par contre qu'on a plus de connection.
Autre info - une petit main balladeuse à eux la gentilesse de me délester de mon téléphone portable, de mon petit appareil photo et de quelques sous. Merci de prendre note que je n'ai plus de tel avec moi. Je réglerais le problème des numéros de téléphone ultérieurement. En cas d'urgence utilisé l'e-mail.
Messages perso :
Diamantino - peux-tu m'envoyer vos coordonnées professionnelles - tel et e-mail afin que je prenne contact au mois de Mars.
Ren : Pour skype ça va être compliqué...les connections sont tellement aléatoires...je te tiens au courant si j'arrive...par contre je pourrais pas d'envoyer de SMS: On essayera quand on aura trouvé une prochaine grande ville :-)
Bisous à tous.
Petit couac de connection......on a pas pu mettre les photos avec tous les postes......donc vous avez le texte mais pas forcément les images...Ca viendra.
On quitte Ouagadougou cet après-midi ...pour un bivouac pas très loin...on ne sait pas encore oû mais c'est juste histoire de quitter la ville....ca signifie par contre qu'on a plus de connection.
Autre info - une petit main balladeuse à eux la gentilesse de me délester de mon téléphone portable, de mon petit appareil photo et de quelques sous. Merci de prendre note que je n'ai plus de tel avec moi. Je réglerais le problème des numéros de téléphone ultérieurement. En cas d'urgence utilisé l'e-mail.
Messages perso :
Diamantino - peux-tu m'envoyer vos coordonnées professionnelles - tel et e-mail afin que je prenne contact au mois de Mars.
Ren : Pour skype ça va être compliqué...les connections sont tellement aléatoires...je te tiens au courant si j'arrive...par contre je pourrais pas d'envoyer de SMS: On essayera quand on aura trouvé une prochaine grande ville :-)
Bisous à tous.
Routes interdites…. Changement de programme bis.
On ne voulait pas aller dans le pays Dogon et près de Mopti. Notre programme était clair. Après Djenné on avait suffisamment joué avec les limites de la zone rouge et on voulait poursuivre notre route vers la frontière du Burkina…. on a fait la promesse à des gens qui nous sont chers de ne pas trop jouer avec le feu…
Après Djenné on avait choisit notre route en tenant compte du fait qu’on ne souhaitait pas monter plus dans le Nord. Tant pis pour le pays Dogon….se sera pour un prochain voyage.
Oui mais voilà. Les routes il y en a pas des millions….et lorsqu’a un check point on nous annonce que le chemin pour Bankass n’est plus praticable…même pas en 4x4 il est difficile de discuter. On nous demande de passer à Sévaré (vraiment à côté de Mopti). La route qu’on nous demande de prendre « est belle, sécurisée et il n’y a pas de problème. »
Dans l’histoire il n’y a pas de mal, on se retrouve avec quelques kilomètres en plus à faire. Il devient vite clair qu’on ne pourra pas passer la frontière du Burkina le soir même. On sera obligé de s’arrêter en plein pays Dogon…. Dans le village de Bandiagara. C’est vraiment trop bête :-P.
Le soir on prend la température du coin. On se retrouve a papoter avec une équipe TV tunisienne faisant un reportage sur le fleuve Niger. Rien ne nous empêche de visiter la région….tout est calme.
D’accord là on a plus le choix…..on n’imagine pas passer sans s’arrêter….le pays Dogon on nous en a tous parlé…maintenant qu’on y est…. On s’organise avec un autre couple et un guide local pour faire une demi-journée de visite et directement continuer notre route sur la frontière…
Après Djenné on avait choisit notre route en tenant compte du fait qu’on ne souhaitait pas monter plus dans le Nord. Tant pis pour le pays Dogon….se sera pour un prochain voyage.
Oui mais voilà. Les routes il y en a pas des millions….et lorsqu’a un check point on nous annonce que le chemin pour Bankass n’est plus praticable…même pas en 4x4 il est difficile de discuter. On nous demande de passer à Sévaré (vraiment à côté de Mopti). La route qu’on nous demande de prendre « est belle, sécurisée et il n’y a pas de problème. »
Dans l’histoire il n’y a pas de mal, on se retrouve avec quelques kilomètres en plus à faire. Il devient vite clair qu’on ne pourra pas passer la frontière du Burkina le soir même. On sera obligé de s’arrêter en plein pays Dogon…. Dans le village de Bandiagara. C’est vraiment trop bête :-P.
Le soir on prend la température du coin. On se retrouve a papoter avec une équipe TV tunisienne faisant un reportage sur le fleuve Niger. Rien ne nous empêche de visiter la région….tout est calme.
D’accord là on a plus le choix…..on n’imagine pas passer sans s’arrêter….le pays Dogon on nous en a tous parlé…maintenant qu’on y est…. On s’organise avec un autre couple et un guide local pour faire une demi-journée de visite et directement continuer notre route sur la frontière…
Cette photo elle vaut de l’or
Depuis Segou on était à une poignée de kilomètres de Djenné….ville inscrite au patrimoine de l’Unesco. En prenant la température des lieux…..les policiers nous disent que tout va bien dans le coin, les autres voyageurs aussi……on n’a donc aucune raison de ne pas y aller.
Protégé par les eaux du fleuve Bani, Djenné est un peu restée à l’écart du développement, parce qu’elle est éloignée des voies de communications rapides. Les maisons sont faites en banco, terre de paille hachée additionnée de balle de riz. La grande mosquée est surprenante…
avec son architecture soudanaise elle apparait au milieu de la ville comme un château dans un conte de fée.
A Djenné la seule chose à faire c’est se balader dans la ville et ses environs…
profiter du marché du lundi.
Pour sortir un peu des sentiers battus on ira voir comment les maçons font les briques, juste derrière les murailles. Sur le chemin on rencontre un troupeau d’enfant. On ne sait pas trop ce qu’ils veulent….dire bonjour, obtenir un cadeau ou autre….bref, on est méfiant…surtout que l’on a pas été très bon pour apprendre le Bambara.
Tout à coup un garçons de 7 ans nous parle dans un français parfait. Il est incroyable. Du haut de ses 7 ans il parle Djenneké avec ses amis, Moré avec ses parents qui sont Burkinabés, Bambara avec les autres maliens, Français avec nous et il commence l’anglais à l’école. C’est à nous filer des complexes….
Il nous demande d’où on vient, nos prénoms et ou l’on a été au Mali. Sur le chemin on apprend que le groupe en fait c’est l’équipe de foot d’un quartier de la ville en chemin pour disputer son match retour avec un autre quartier et qu’ils aimeraient bien qu’on prenne une photo de eux tous ensemble.
La photo prise, tout le monde saute sur Benoit pour voir le résultat. La photo est un peu ratée mais eux ils sont tellement content…. Cette photo elle vaut de l’or…car des sourires comme ça, ça fait plaisir à voir.
Protégé par les eaux du fleuve Bani, Djenné est un peu restée à l’écart du développement, parce qu’elle est éloignée des voies de communications rapides. Les maisons sont faites en banco, terre de paille hachée additionnée de balle de riz. La grande mosquée est surprenante…
avec son architecture soudanaise elle apparait au milieu de la ville comme un château dans un conte de fée.
A Djenné la seule chose à faire c’est se balader dans la ville et ses environs…
profiter du marché du lundi.
Pour sortir un peu des sentiers battus on ira voir comment les maçons font les briques, juste derrière les murailles. Sur le chemin on rencontre un troupeau d’enfant. On ne sait pas trop ce qu’ils veulent….dire bonjour, obtenir un cadeau ou autre….bref, on est méfiant…surtout que l’on a pas été très bon pour apprendre le Bambara.
Tout à coup un garçons de 7 ans nous parle dans un français parfait. Il est incroyable. Du haut de ses 7 ans il parle Djenneké avec ses amis, Moré avec ses parents qui sont Burkinabés, Bambara avec les autres maliens, Français avec nous et il commence l’anglais à l’école. C’est à nous filer des complexes….
Il nous demande d’où on vient, nos prénoms et ou l’on a été au Mali. Sur le chemin on apprend que le groupe en fait c’est l’équipe de foot d’un quartier de la ville en chemin pour disputer son match retour avec un autre quartier et qu’ils aimeraient bien qu’on prenne une photo de eux tous ensemble.
21 ans sur l’eau
Avec Manny… le soir d’avant nous avions trouvé un petit coin de paradis… juste avant que la nuit tombe… C’est comme ça qu’à l’aube du 13 janvier 2012 j’ai eu la chance d’observer un levé de soleil au milieu d’une plaine africaine à quelques kilomètres de Ségou au Mali.
Après un peu de route nous sommes arrivé à Ségou… petite ville assez vivante ou l’on croise quelques touristes. On décide que ce sera là qu’on passera mon anni… juste au bord du fleuve Niger… on profite de la vue pour un pique-nique de luxe (sortie des caisses un bloc de foie gras conserver depuis Narbonne et qui a résister au voyage…Slurp) et on choisit d’aller voir un village appelé Farko qui se trouve de l’autre côté du fleuve et à environ 1h30 de Pinasse (type de pirogue mais avec un moteur).
On se fait donc une balade sur le Niger et au fils de l’eau on voit le monde défiler, on boit le thé…
On déguste le moment de paix que nous vivons en trempant nos pieds nus dans le fleuve.
Ensuite c’est une petite marche accompagné par un jeune homme qui sera notre guide à travers Farko, village connu pour ses poteries et peinture sur tissus… On observe les femmes qui font des pots magnifiquement rond sans avoir de tour… et oui c’est elles qui tournent et leurs mouvements créent des chef-d’œuvre.

La cadence de travail permet à une femme de faire environ 40 pots par jours et le week-end tout le village prendra feu pour que le lundi au marché de Segou les pots soient vendus.
On découvre également un homme qui avec une brosse à dents fait des peintures traditionnelles… il parait que mis-à-part la brosse à dents… à l’époque ils faisaient le même travail.
Il était pas entrain de travailler mais prend un grand plaisir à nous sortir ses œuvres en cours et nous fait une démo avec explication des techniques… avec des teintures naturelles (rouge et jaune avec les écorces d’arbres, noir avec le jaune et de la terre, le blanc en couleur naturel du coton utilisé). Avec de la terre, de nombreux lavages et une technique ancestrale cet homme peu faire des tableaux en quatre coloris qui sortiront lors de grandes fêtes.
Après on reprend notre pinasse pour remonter au bruit de l’eau en direction de Ségou…
toujours avec le thé… et avec en bonus un splendide couché de soleil juste en arrivant… on s’en met plein la vue…
Entre les animaux aux bords du fleuve, les pêcheurs, les campements bozos et ce soleil qui disparait doucement entre le ciel et l’eau… cette fusion marque un passage : celui de mes 21 ans.

On trouve un hôtel qui nous sert de camping…avec la nuit qui tombe… après nous être installer on va au resto… en arrivant devant celui qu’on nous avait conseillé… le feeling ne passe pas…. En revanche on a un coup de cœur pour une rôtisserie… petit bouiboui avec un gars qui coupe des quartiers de viande cuite au feu de bois, à coup de machette d’une précision redoutable. On achète son dîner au prix….500,1000, 1500, 2000 CFA. On dévore des bouts de moutons….juste succulents… en s’en mettant partout… d’une oreille à l’autre…. en même temps manger avec nos doigts on est pas aussi doué que les locaux… on en reprend tellement c’est bon… et une fois repu… on repars à l’hotel pour y passer une nuit étoilée.
Après un peu de route nous sommes arrivé à Ségou… petite ville assez vivante ou l’on croise quelques touristes. On décide que ce sera là qu’on passera mon anni… juste au bord du fleuve Niger… on profite de la vue pour un pique-nique de luxe (sortie des caisses un bloc de foie gras conserver depuis Narbonne et qui a résister au voyage…Slurp) et on choisit d’aller voir un village appelé Farko qui se trouve de l’autre côté du fleuve et à environ 1h30 de Pinasse (type de pirogue mais avec un moteur).On se fait donc une balade sur le Niger et au fils de l’eau on voit le monde défiler, on boit le thé…
On déguste le moment de paix que nous vivons en trempant nos pieds nus dans le fleuve.
Ensuite c’est une petite marche accompagné par un jeune homme qui sera notre guide à travers Farko, village connu pour ses poteries et peinture sur tissus… On observe les femmes qui font des pots magnifiquement rond sans avoir de tour… et oui c’est elles qui tournent et leurs mouvements créent des chef-d’œuvre.
La cadence de travail permet à une femme de faire environ 40 pots par jours et le week-end tout le village prendra feu pour que le lundi au marché de Segou les pots soient vendus.
On découvre également un homme qui avec une brosse à dents fait des peintures traditionnelles… il parait que mis-à-part la brosse à dents… à l’époque ils faisaient le même travail.
Il était pas entrain de travailler mais prend un grand plaisir à nous sortir ses œuvres en cours et nous fait une démo avec explication des techniques… avec des teintures naturelles (rouge et jaune avec les écorces d’arbres, noir avec le jaune et de la terre, le blanc en couleur naturel du coton utilisé). Avec de la terre, de nombreux lavages et une technique ancestrale cet homme peu faire des tableaux en quatre coloris qui sortiront lors de grandes fêtes.
Après on reprend notre pinasse pour remonter au bruit de l’eau en direction de Ségou…
toujours avec le thé… et avec en bonus un splendide couché de soleil juste en arrivant… on s’en met plein la vue…
Entre les animaux aux bords du fleuve, les pêcheurs, les campements bozos et ce soleil qui disparait doucement entre le ciel et l’eau… cette fusion marque un passage : celui de mes 21 ans.
On trouve un hôtel qui nous sert de camping…avec la nuit qui tombe… après nous être installer on va au resto… en arrivant devant celui qu’on nous avait conseillé… le feeling ne passe pas…. En revanche on a un coup de cœur pour une rôtisserie… petit bouiboui avec un gars qui coupe des quartiers de viande cuite au feu de bois, à coup de machette d’une précision redoutable. On achète son dîner au prix….500,1000, 1500, 2000 CFA. On dévore des bouts de moutons….juste succulents… en s’en mettant partout… d’une oreille à l’autre…. en même temps manger avec nos doigts on est pas aussi doué que les locaux… on en reprend tellement c’est bon… et une fois repu… on repars à l’hotel pour y passer une nuit étoilée.
Changement de programme
On avait prévu de traverser le Mali, rapidement. Zone orange-rouge pour les pays européens…c’est un pays actuellement considéré comme dangereux, voir très dangereux. Sauf que voilà…nous on s’y sent super bien et on ne sent pas du tout menacé.
Les choses sont plus faciles qu’en Mauritanie. Déjà un, la population parle beaucoup plus le français, on peut plus facilement obtenir des informations, échanger et, le temps est avec nous il fait beau…chaud la journée et frais la nuit et le ciel est clair….ça change du vent de sable. Et puis, oui, le pays est musulman mais les pratiques ne sont pas aussi strictes qu’en Mauritanie. Les femmes montrent leurs bras, leurs cheveux et leurs visages. Les hommes et les femmes sont égaux…pas besoin de réfléchir qui va parler avec qui pour ne pas heurter les coutumes locales. On trouve des Maquis (petit bistro servant de l’alcool) sans difficulté. Bref…le Mali plus on avance plus on a envie d’y rester.
Alors il nous a pas fallut beaucoup de temps pour décider d’aller dans la direction de Ségou…un tout petit peu plus haut dans l’est du pays…pour profiter du fleuve Niger et visiter quelques villages…..plutôt qu’en direction de la frontière du Burkina.
Les choses sont plus faciles qu’en Mauritanie. Déjà un, la population parle beaucoup plus le français, on peut plus facilement obtenir des informations, échanger et, le temps est avec nous il fait beau…chaud la journée et frais la nuit et le ciel est clair….ça change du vent de sable. Et puis, oui, le pays est musulman mais les pratiques ne sont pas aussi strictes qu’en Mauritanie. Les femmes montrent leurs bras, leurs cheveux et leurs visages. Les hommes et les femmes sont égaux…pas besoin de réfléchir qui va parler avec qui pour ne pas heurter les coutumes locales. On trouve des Maquis (petit bistro servant de l’alcool) sans difficulté. Bref…le Mali plus on avance plus on a envie d’y rester.
Alors il nous a pas fallut beaucoup de temps pour décider d’aller dans la direction de Ségou…un tout petit peu plus haut dans l’est du pays…pour profiter du fleuve Niger et visiter quelques villages…..plutôt qu’en direction de la frontière du Burkina.
Bamako
Ville de poussière….
Comme toutes les villes africaines que nous avons parcourues…les voitures et camions sont les rois…en fait il n’y a pas vraiment de trottoir. Il est difficile de circuler à pied. Soit au marche dans la poussière et la saleté, soit on slalom entre les vendeurs de rues, les boutiques qui ont étendus leurs produits parterre, les femmes qui font la cuisine, les enfants qui jouent, les animaux qui se baladent librement à la recherche de on ne sais quoi à manger…partir à pied c’est une expédition en soit….mais finalement on aime ça.
Bamako est étouffante. Il y a peu de routes en goudron et du coup avec le trafic on se retrouve rapidement sous la poussière au point ou en fin de journée il est même difficile de respirer.
Pour nous se sera un arrêt technique….être dans une grande ville c’est toujours l’occasion de régler quelques soucis pratiques : faire du change, refaire des jeux de clefs pour la voiture parce qu’on en a perdu un, avoir le visa du Burkina pour continuer notre route, faire les courses et trouver des aliments « gourmandises « qu’on ne trouve pas ailleurs (qu’est ce qu’on ferait sans Nutella J, vache qui rit ou boite de thon….) , allez dans un cyber café pour se tenir au courant des dernières news.
On restera là-bas deux jours – 3 nuits. Même si notre auberge n’est pas au centre ville mais un peu à l’écart…ç a suffit. Après avoir laissé passer les heures chaudes de la journée on re-prendra la route.
Comme toutes les villes africaines que nous avons parcourues…les voitures et camions sont les rois…en fait il n’y a pas vraiment de trottoir. Il est difficile de circuler à pied. Soit au marche dans la poussière et la saleté, soit on slalom entre les vendeurs de rues, les boutiques qui ont étendus leurs produits parterre, les femmes qui font la cuisine, les enfants qui jouent, les animaux qui se baladent librement à la recherche de on ne sais quoi à manger…partir à pied c’est une expédition en soit….mais finalement on aime ça.
Bamako est étouffante. Il y a peu de routes en goudron et du coup avec le trafic on se retrouve rapidement sous la poussière au point ou en fin de journée il est même difficile de respirer.
Pour nous se sera un arrêt technique….être dans une grande ville c’est toujours l’occasion de régler quelques soucis pratiques : faire du change, refaire des jeux de clefs pour la voiture parce qu’on en a perdu un, avoir le visa du Burkina pour continuer notre route, faire les courses et trouver des aliments « gourmandises « qu’on ne trouve pas ailleurs (qu’est ce qu’on ferait sans Nutella J, vache qui rit ou boite de thon….) , allez dans un cyber café pour se tenir au courant des dernières news.
On restera là-bas deux jours – 3 nuits. Même si notre auberge n’est pas au centre ville mais un peu à l’écart…ç a suffit. Après avoir laissé passer les heures chaudes de la journée on re-prendra la route.
Sélingué
Au retour de Mani-Koro pour Bamako on fait une halte rafraichissante au barrage de Sélingué. En fait on est a 45 km de la frontière de la Guinée.....
Ca nous donne presque des envies de passer une frontière de plus.. :-PSélingué c'est une grande étendue d’eau….l’occasion d’un plouf (même pour Thérèse qui dit avoir peur de l’eau….si si j’ai la preuve).
Après la chaleur du village ça fait du bien, surtout que l’on va retourner dans la grande ville ou l’atmosphère est nettement moins respirable.
Des champs et des hommes
Le lendemain à Mani-Koro après avoir partagé un café (notre machine italienne a eu beaucoup de succès…..) et quelques bananes on visite les champs de Edmond. La rivière Sankaroni n’est pas loin mais les agriculteurs ont un gros problème d’eau.
Le dernier hivernage n’a pas donné beaucoup de pluie et les autorités bloquent les vannes du barrage de Sélingué pour assurer l’alimentation en électricité de la ville de Bamako. Du coup les agriculteurs peinent à trouver de l’eau dans leurs puits . 
Edmond à du abandonner ses plantations de poivrons pour faire survivre les
oignons, salades et tomates.
Pas loin, il y a des champs d’aubergines. Le propriétaire à investit beaucoup d’argent dans une pompe pour avoir de l’eau et sauver sa saison. Malheureusement Edmond, en tant que jeune agriculteur n’a pas encore les moyens…c’est pour plus tard et d’ici là il espère que le prochain hivernage sera meilleur pour les cultures.Il nous explique que la première récolte de l’année assure la survie des maliens et que la deuxième récolte assure la richesse. Sauf que avec la manque d’eau la première de l’année 2012 ne sera pas bonne du tout ……et que si il n’y a pas de contre-saison la famine guette vraiment la région.
Finalement la technique de travail est différente (ici tout se fait à mains d’hommes et d’animaux, il n’y a pas de machine) mais comme chez nous l’agriculteur est dépendant de la météo.
Week-end à la campagne
Le Mende c’est une région géographique qui s’étend sur l’ouest du Mali et l’est de la Guinée. Zone agricole en pleine expansion on y cultive du riz, du mais, des bananes et différentes cultures maraîchères.
A Mani-Koro on est accueilli par Edmond, le frère de Pascaline, la femme de Dominique.
Avec Dominique, Pascaline et leur fils Noël, il y a aussi avec nous Maïga-Thérèse la nièce de Pascaline et Bintou sa cousine. Tout ce petit monde se retrouve dans le mali profond. L’accueil est simple, chaleureux. Sur les conseils de Dominique, nous avons apporté de la bière, du Coca et du Sprite (boisson que l’on ne trouve pas au village…si si on a trouvé un endroit sans Coca-Cola). C’est l’heure de l’apéro….tout le monde s’installe et pour nous on commence l’apprentissage de la vie d’une famille africaine.
Si l’on observe bien, les rôles sont bien définis. Les femmes s’emparent des 2 grosses casseroles, des fours à charbon, du couteau, de la spatule et des bols qui serviront à faire à manger. En quelques coups de cuillère à pot, elles sont lancés dans l’organisation du repas. Les hommes eux s’installent bière à la main pour discuter. Pour nous ça fait un peu cliché. En temps que femme je propose d’aider. Les tâches ont déjà été répartie…on a pas vraiment besoin de mains supplémentaires. ..mais je reste avec mes consœurs. Avec rien, elles vont nous préparer un festin. J’observe…complètement fascinée. Chaque geste est précis, rapide et organisée. Si quelqu’un de supplémentaire venaient aider cette équipe de choc tout serait bouleversée. Et puis les règles ancestrales sont ainsi (les hommes d’un côté, les femmes de l’autre) et il faut les respecter….le système est bien huilé et tout se fait dans la bonne humeur.
Le menu c’est :
en entrée riz / sauce puis pintade avec pommes de terre en ragout et frites. OK, on a acheté en venant les légumes qu’il faut…mais où sont les pintades ? Elles arriveront pendues par les pieds et bien vivantes.
C’est aux hommes de tuer l’animal. Vite fait, bien fait. Les bestioles sont alors ébouillantées pour que l’on puisse enlever les plumes plus facilement, déplumées, évidée en quelques minutes. On mangera dans un plat unique avec les doigts. Ce sera un grand moment de rigolade car il faut bien l’avouer, on est plus doué pour en mettre ailleurs que dans notre bouche.
La vie chez Edmond est paisible. Après manger on discute à l’ombre autour d’un thé servit dans un verre unique qui tourne parmis les convives selon un ordre bien établit….qui reste obscure à nos yeux d’étrangers.
Dans l’après-midi on visite le village. C’est fou à quel point les gens sont heureux de rencontrer la famille d’Edmond et de nous voir. Ils nous remercient d’être là. C’est dingue ça, ça devrait être dans l’autre sens non ?
Edmond est un homme érudit. Malheureux dans ses affaires administratives en ville, il a décidé de revenir au travail de la terre. Cela fait 3 ans qu’il est à Mani-Koro. Grâce à lui on comprendra mieux les scènes de vies locales que l’on voit.
Le chef du village nous accueille dans sa maison.
Son mot de bienvenu en bambara chante à nos oreilles. Ses paroles chaleureuses nous seront heureusement traduites. Sous l’arbre des palabres (lieu de rencontre au centre du village sous lequel se disputent
toutes les questions du village) on rencontrera les hommes important du village. On immortalisera ses rencontres sur la pellicule avec une promesse de faire parvenir les photos par un moyen ou un autre. (Merci Pascaline de d’en occuper au cyber).
Pour Ben, on ira voir aussi le dispensaire du coin….vide, heureusement. Le dispensaire est géré par un technicien infirmier, qui s’occupe de tous les patients. Il nous explique qu’il peut accueillir 4 patients en observation et dans un autre bâtiment il y a une maternité. Si il y a un gros problème, il téléphone et une ambulance part de Ségou (à environ 1 heure de piste de là). Visiblement dans le village le plus gros problème les crises de paludisme pendant l’hivernage (période de juin à septembre).

Dans le village, des femmes pillent le mil et le mais. Le bruit des pillons fait un rythme musical qui s’étend sur tout le village. J’essaye pendant 5 minutes…..le pilon est lourd et je peux vous dire que ça fait les bras…
De retour chez Edmond on reçoit la visite de plusieurs personnes venues nous rendre visite. L’un d’entre eux et un griot…la mémoire vivante du village. Il nous racontera en quelques mots les origines de Mani-Koro. Il aurait voulu avoir 3 jours entiers pour tout nous expliquer. Orateur de talent, c’est un plaisir de l’écouter même si on ne comprend pas un mot. Edmond nous expliquera qu’un chasseur fatigué c’est arrêté dans la région. S’y trouvant bien, il parti chercher d’autres personnes et finalement ils s’installèrent. C’était il y a 400 ans. Depuis Mani-Koro aura vu passer 17 chefs de village.
Celui que nous avons rencontré un peu plus tôt nous fera cadeau d’un coq (bien vivant) pour le souper. Une femme du village nous offrira du Tô de maïs (sorte de galette de polenta avec un sauce d’arachide…délicieux).
Il y aurait encore tellement de choses à dire…à raconter…mais on ne trouve pas les mots. Peut-être qu’un peu plus tard on saura. Tous ces moments de vies partagées seront parfaitement décris par Dominique dans le petit mots qu’il nous laisse dans le livre d’or : « Un soir de janvier, sous l’arbre à palabres, les montagnes alpines et le plat pays se sont rencontrés, sous le étoilé du Mali. Seul le voyageur peut vivre ses moments qui laissent un souvenir indélébile dans le cœur ».
A Mani-Koro on est accueilli par Edmond, le frère de Pascaline, la femme de Dominique.
Avec Dominique, Pascaline et leur fils Noël, il y a aussi avec nous Maïga-Thérèse la nièce de Pascaline et Bintou sa cousine. Tout ce petit monde se retrouve dans le mali profond. L’accueil est simple, chaleureux. Sur les conseils de Dominique, nous avons apporté de la bière, du Coca et du Sprite (boisson que l’on ne trouve pas au village…si si on a trouvé un endroit sans Coca-Cola). C’est l’heure de l’apéro….tout le monde s’installe et pour nous on commence l’apprentissage de la vie d’une famille africaine.Si l’on observe bien, les rôles sont bien définis. Les femmes s’emparent des 2 grosses casseroles, des fours à charbon, du couteau, de la spatule et des bols qui serviront à faire à manger. En quelques coups de cuillère à pot, elles sont lancés dans l’organisation du repas. Les hommes eux s’installent bière à la main pour discuter. Pour nous ça fait un peu cliché. En temps que femme je propose d’aider. Les tâches ont déjà été répartie…on a pas vraiment besoin de mains supplémentaires. ..mais je reste avec mes consœurs. Avec rien, elles vont nous préparer un festin. J’observe…complètement fascinée. Chaque geste est précis, rapide et organisée. Si quelqu’un de supplémentaire venaient aider cette équipe de choc tout serait bouleversée. Et puis les règles ancestrales sont ainsi (les hommes d’un côté, les femmes de l’autre) et il faut les respecter….le système est bien huilé et tout se fait dans la bonne humeur.
Le menu c’est :
en entrée riz / sauce puis pintade avec pommes de terre en ragout et frites. OK, on a acheté en venant les légumes qu’il faut…mais où sont les pintades ? Elles arriveront pendues par les pieds et bien vivantes.
C’est aux hommes de tuer l’animal. Vite fait, bien fait. Les bestioles sont alors ébouillantées pour que l’on puisse enlever les plumes plus facilement, déplumées, évidée en quelques minutes. On mangera dans un plat unique avec les doigts. Ce sera un grand moment de rigolade car il faut bien l’avouer, on est plus doué pour en mettre ailleurs que dans notre bouche.La vie chez Edmond est paisible. Après manger on discute à l’ombre autour d’un thé servit dans un verre unique qui tourne parmis les convives selon un ordre bien établit….qui reste obscure à nos yeux d’étrangers.
Dans l’après-midi on visite le village. C’est fou à quel point les gens sont heureux de rencontrer la famille d’Edmond et de nous voir. Ils nous remercient d’être là. C’est dingue ça, ça devrait être dans l’autre sens non ?Edmond est un homme érudit. Malheureux dans ses affaires administratives en ville, il a décidé de revenir au travail de la terre. Cela fait 3 ans qu’il est à Mani-Koro. Grâce à lui on comprendra mieux les scènes de vies locales que l’on voit.
Le chef du village nous accueille dans sa maison.
Son mot de bienvenu en bambara chante à nos oreilles. Ses paroles chaleureuses nous seront heureusement traduites. Sous l’arbre des palabres (lieu de rencontre au centre du village sous lequel se disputent
toutes les questions du village) on rencontrera les hommes important du village. On immortalisera ses rencontres sur la pellicule avec une promesse de faire parvenir les photos par un moyen ou un autre. (Merci Pascaline de d’en occuper au cyber).Pour Ben, on ira voir aussi le dispensaire du coin….vide, heureusement. Le dispensaire est géré par un technicien infirmier, qui s’occupe de tous les patients. Il nous explique qu’il peut accueillir 4 patients en observation et dans un autre bâtiment il y a une maternité. Si il y a un gros problème, il téléphone et une ambulance part de Ségou (à environ 1 heure de piste de là). Visiblement dans le village le plus gros problème les crises de paludisme pendant l’hivernage (période de juin à septembre).

Dans le village, des femmes pillent le mil et le mais. Le bruit des pillons fait un rythme musical qui s’étend sur tout le village. J’essaye pendant 5 minutes…..le pilon est lourd et je peux vous dire que ça fait les bras…De retour chez Edmond on reçoit la visite de plusieurs personnes venues nous rendre visite. L’un d’entre eux et un griot…la mémoire vivante du village. Il nous racontera en quelques mots les origines de Mani-Koro. Il aurait voulu avoir 3 jours entiers pour tout nous expliquer. Orateur de talent, c’est un plaisir de l’écouter même si on ne comprend pas un mot. Edmond nous expliquera qu’un chasseur fatigué c’est arrêté dans la région. S’y trouvant bien, il parti chercher d’autres personnes et finalement ils s’installèrent. C’était il y a 400 ans. Depuis Mani-Koro aura vu passer 17 chefs de village.
Celui que nous avons rencontré un peu plus tôt nous fera cadeau d’un coq (bien vivant) pour le souper. Une femme du village nous offrira du Tô de maïs (sorte de galette de polenta avec un sauce d’arachide…délicieux).
Il y aurait encore tellement de choses à dire…à raconter…mais on ne trouve pas les mots. Peut-être qu’un peu plus tard on saura. Tous ces moments de vies partagées seront parfaitement décris par Dominique dans le petit mots qu’il nous laisse dans le livre d’or : « Un soir de janvier, sous l’arbre à palabres, les montagnes alpines et le plat pays se sont rencontrés, sous le étoilé du Mali. Seul le voyageur peut vivre ses moments qui laissent un souvenir indélébile dans le cœur ».
vendredi 20 janvier 2012
Au hasard d’une rencontre
Dominique nous l’avons rencontré à Rabat, devant l’Ambassade du Mauritanie Il nous avait alors conseillé une auberge à Bamako – Digui-koro. C’est finalement là-bas qu’on posera nos valises….enfin nos caisses.
Et Bam ! A peine arrivé sur place on tombe nez à nez sur lui en train de jouer aux fléchettes et de boire un verre. Cette auberge c’est un peu sa deuxième maison….il connait tout le monde. Dans la moiteur de Bamako on se retrouve à boire une bière fraîche avec les habitués de la maison.
De fil en aiguille Dom nous invite à partir, le lendemain, avec lui et sa famille pour visiter son beau-frère dans le village de Mani-koro, dans la Mali profond…..région du Mende à 45 kilomètres de la Guinée.
Départ prévu à 7h00 du matin. Notre programme au Mali vient de changer.
Et Bam ! A peine arrivé sur place on tombe nez à nez sur lui en train de jouer aux fléchettes et de boire un verre. Cette auberge c’est un peu sa deuxième maison….il connait tout le monde. Dans la moiteur de Bamako on se retrouve à boire une bière fraîche avec les habitués de la maison.
De fil en aiguille Dom nous invite à partir, le lendemain, avec lui et sa famille pour visiter son beau-frère dans le village de Mani-koro, dans la Mali profond…..région du Mende à 45 kilomètres de la Guinée.
Départ prévu à 7h00 du matin. Notre programme au Mali vient de changer.
Donnes moi.....
Donnes moi.....
… le cadeau
… le bic
… le bonbon
… le stylo
… le ballon
… le bébé (a savoir Lucky – le guardien de Manny)
… l’argent
Changement de pays, changement d’attitude. En Mauritanie les policiers et la gendarmerie nationale nous demandait après un peu de chit-chat si on avait un cadeau pour les enfants. Devant nos réponses négatives assez ferment mais toujours polies, ils n’insistaient pas.
Dès que l’on passe la barrière de la frontière malienne, on commence à entendre par contre un autre discours…. « Donnes moi…. ». Femmes et enfants de tous les âges…tout le monde s’y mets. S’ajoute à cela des regards enjôleurs ou tristes et des mains tendues. Ça rends les choses plus difficile…dire non a une personne c’est pas le problème mais dire non en boucle a des gens qui s’agglutinent devant vos fenêtres ou autour de vous c’est plus fatiguant. Heureusement pour ça on est très au clair…on ne donne pas.
C’est pas qu’on veut pas hein ! Mais on ne pourra pas donner équitablement à tous le monde et surtout on est convaincus que ce n’est pas la bonne attitude à avoir.
On maudit tous les touristes qui sont passés avant nous et qui ont donné à tout va. Ces petits gestes ont de grandes conséquences et malheureusement pas positives. A bien y réfléchir…si ces phrases là sont devenus si automatiques, si les gens sautent sur leurs pieds et court vers les touristes dès qu’ils en voient un…c’est bien parce à un moment les visiteurs ont distribués à tous va cadeaux, bonbons et stylo etc…
Et maintenant…..
Les mots du livre du routard expliquent très bien les choses…pourquoi en écrire d’autres.
« Les conséquences directes : Les caries avec les bonbons. Chez nous, on dit que les bonbons, ce n’est pas bons pour les dents ; alors que deviendront les dents des bambins dans des pays où les soins dentaires sont loin d’être à la portée de tous ?… La revente sur le marché des fournitures scolaires fait concurrence direct aux réseaux locaux d’approvisionnement….les gamins qui se battent pour les ballons ….parce que on ne peut pas en donner à tout le monde. Et puis si on leur donne de l’argent, n’oublions pas que, outre le fait que les enfants délaissent l’école, ils rapportent à leurs familles des sommes qui dépassent le salaire quotidien moyen, ce qui peut nuire à l’autorité parentale, pourtant fondement en Afrique.
Les conséquences indirectes : L’image que nous renvoyons aux populations locales - d’une richesse gratuite obtenue en tendant la main. Enfin plus grave, l’esprit d’assistanat et de dépendance extérieure et l’habitude de mendicité que prennent les populations et qui délaissent leur travail. »
Oui c’est vrai, c’est un coup de gueule……il faut savoir donner intelligemment et pour le moment on a pas encore trouvé la solution magique…mais on essaye de ne pas faire plus de mal par notre passage. Malheureusement ces phrases et l'attitude qui va avec nous obligent à nous protéger des gens. On ne les approche pas avec le sourire, le cœur et les mains grandes ouvertes….avant tout on est méfiant….. C’est dommage.....
… le cadeau
… le bic
… le bonbon
… le stylo
… le ballon
… le bébé (a savoir Lucky – le guardien de Manny)
… l’argent
Changement de pays, changement d’attitude. En Mauritanie les policiers et la gendarmerie nationale nous demandait après un peu de chit-chat si on avait un cadeau pour les enfants. Devant nos réponses négatives assez ferment mais toujours polies, ils n’insistaient pas.
Dès que l’on passe la barrière de la frontière malienne, on commence à entendre par contre un autre discours…. « Donnes moi…. ». Femmes et enfants de tous les âges…tout le monde s’y mets. S’ajoute à cela des regards enjôleurs ou tristes et des mains tendues. Ça rends les choses plus difficile…dire non a une personne c’est pas le problème mais dire non en boucle a des gens qui s’agglutinent devant vos fenêtres ou autour de vous c’est plus fatiguant. Heureusement pour ça on est très au clair…on ne donne pas.
C’est pas qu’on veut pas hein ! Mais on ne pourra pas donner équitablement à tous le monde et surtout on est convaincus que ce n’est pas la bonne attitude à avoir.
On maudit tous les touristes qui sont passés avant nous et qui ont donné à tout va. Ces petits gestes ont de grandes conséquences et malheureusement pas positives. A bien y réfléchir…si ces phrases là sont devenus si automatiques, si les gens sautent sur leurs pieds et court vers les touristes dès qu’ils en voient un…c’est bien parce à un moment les visiteurs ont distribués à tous va cadeaux, bonbons et stylo etc…
Et maintenant…..
Les mots du livre du routard expliquent très bien les choses…pourquoi en écrire d’autres.
« Les conséquences directes : Les caries avec les bonbons. Chez nous, on dit que les bonbons, ce n’est pas bons pour les dents ; alors que deviendront les dents des bambins dans des pays où les soins dentaires sont loin d’être à la portée de tous ?… La revente sur le marché des fournitures scolaires fait concurrence direct aux réseaux locaux d’approvisionnement….les gamins qui se battent pour les ballons ….parce que on ne peut pas en donner à tout le monde. Et puis si on leur donne de l’argent, n’oublions pas que, outre le fait que les enfants délaissent l’école, ils rapportent à leurs familles des sommes qui dépassent le salaire quotidien moyen, ce qui peut nuire à l’autorité parentale, pourtant fondement en Afrique.
Les conséquences indirectes : L’image que nous renvoyons aux populations locales - d’une richesse gratuite obtenue en tendant la main. Enfin plus grave, l’esprit d’assistanat et de dépendance extérieure et l’habitude de mendicité que prennent les populations et qui délaissent leur travail. »
Oui c’est vrai, c’est un coup de gueule……il faut savoir donner intelligemment et pour le moment on a pas encore trouvé la solution magique…mais on essaye de ne pas faire plus de mal par notre passage. Malheureusement ces phrases et l'attitude qui va avec nous obligent à nous protéger des gens. On ne les approche pas avec le sourire, le cœur et les mains grandes ouvertes….avant tout on est méfiant….. C’est dommage.....
Vos commentaires :-)
Chers tous.
Nous sommes actuellement au Burkina Faso, à Ouagadougou. On attend patiemment notre visa de l’Entente pour pouvoir rentrer au Benin puis au Togo.
Merci à tous ceux qui ont posté des commentaires depuis le début de notre aventure. C’est chouette de les lire et surtout ça rend le blog un peu plus vivant…..on se sent moins seul derrière un ordinateur…Alors continuez !!!!! Nous faire partager vos impressions, coups de gueule, expériences….on adore ça.
Et puis merci aussi à ceux qui le lise même si ils restent muets….
On va poster pas mal de choses dans les prochaines heures....sur notre traversée du Mali. Bonnes lectures. On vit des choses extraordinaires et on se rend bien compte qu'on a beaucoup de chance.
Plein de bisous à tous.
Nous sommes actuellement au Burkina Faso, à Ouagadougou. On attend patiemment notre visa de l’Entente pour pouvoir rentrer au Benin puis au Togo.
Merci à tous ceux qui ont posté des commentaires depuis le début de notre aventure. C’est chouette de les lire et surtout ça rend le blog un peu plus vivant…..on se sent moins seul derrière un ordinateur…Alors continuez !!!!! Nous faire partager vos impressions, coups de gueule, expériences….on adore ça.
Et puis merci aussi à ceux qui le lise même si ils restent muets….
On va poster pas mal de choses dans les prochaines heures....sur notre traversée du Mali. Bonnes lectures. On vit des choses extraordinaires et on se rend bien compte qu'on a beaucoup de chance.
Plein de bisous à tous.
mercredi 11 janvier 2012
Essayez d’énerver un flic malien, pour voir ?
On est au Mali…..eh oui. Passage de la frontière en un temps record de 30 minutes. Il fallait bien que ce soit trop beau pour être vrai…on a ensuite mis 4heures pour faire les documents de douanes du véhicule.
Nah allez soyons franc c’est aussi qu’on voulait éviter les arnaques…du coup on s’est un peu compliqué la vie. On est passé avec le minimum d’argent cash…. Officiellement le procès complet sachant qu’on avait notre visa en main doit coûter 5000 CFA (8 Euro) pour Manny. …point barre…ah oui mais voilà….
Après la frontière, on a passé 1h30 à attendre le chef de douane pour qu’il nous dise que le carnet de passage de Manny n’est pas pour le Mali…et 30 minutes supplémentaire à essayé de comprendre pourquoi il veut pas juste mettre un tampon dans notre carnet afin de ne pas émettre un laissez-passer touristique. En fait le calcul est simple….les douaniers du jour attendent qu’on débourse 15'000 CFA soit environ 25 euro… pourquoi ferait-ils autrement, nous évitant de débourser de l’argent.
Là, c’est le week-end et les douaniers rajoutent 10'000 CFA de frais parce qu’ils ne sont pas sensé bosser le week-end et que je cite : « Le week-end on ne devrait pas travailler mais être avec la famille ». Ah oui, on comprend mieux pourquoi faire un tampon dans notre carnet de passage ça leurs plait pas trop.
Après avoir payé pour leur week-end perdu, on doit encore passer par la police et l’assurance (argent argent argent….encore encore). Logiquement le tampon de la police est gratuit. On se pointe avec un grand sourire. Le policier, qui lui aussi ne devrait pas être là et nous le fait clairement savoir veut nous extorquer 5000 CFA. On refuse….et en plus on n’a pas. Il s’énerve et regarde nos documents à la loupe. Dans la conversation on prononce une phrase de trop du type : « A la douane on nous a dit…. ». Il s’énerve un peu plus. On vient de lui manquer de respect…car la police est la douane c’est pas DU TOUT la même chose et les douaniers ne font pas son travail, et le sien est bien plus important d'ailleurs….. bref, il s’énerve un peu plus nous demande l’assurance qu’on a pas encore faite…….devant notre air perplexe…..il nous rend nos documents...sans tampon…ça promet on peut pas rouler au Mali sans ce tampon.
On va chercher du cash en ville… bon… la visa à Ben est bloquée pour on ne sait quelle raison… on va donc retirer avec celle de Patou… ensuite direction le bureau d’assurance. On y passera un temps fou pour comprendre les tarifs qui varient selon la puissance en CV alors que notre carte grise nous la donne en KW… on saura jamais comment convertir les données… mais on fait confiance à l’assureur qui en voyant Manny évalue sa puissance à 10 CV (le tarif le plus bas…ok ça va). Lorsqu’il entends qu’on peut lui faire de la pub, il nous fait une ristourne de 40%.
Donc prenez note…. Le bureau après la frontière…Assurance LAFIA juste à côté du commissariat de police… et pour les voyageurs éviter de prendre l’assurance à la frontière… les revendeurs se font plaisir avec une marge conséquente d’autant plus le week-end… pouvant aller jusqu’à 100% de plus… un ami motard qui nous suivait a payé 41'000 CFA la même assurance que nous alors que réellement il aurait du payé 28'000 CFA.
Notre assureur, un homme très gentil, envoit un de ces gars faire le tampon auprès de la police. Et là on apprend que le flic ne veut pas et qu’il veut qu’on reste a Nioro-du-Sahel jusqu’à lundi. Euh trois jours dans une ville de passage en frontière…… non la on est samedi et on veut pas passer notre week-end complet dans ce bled perdu. Notre assureur va alors en personne obtenir les tampons nécessaires… rien que pour nous… merci LAFIA.
Note pour plus tard : ne pas énerver un policier en lui parlant des douaniers…..ça peut avoir des conséquences sur le planing de votre week-end. En fait, ne pas passer de douane le week-end c'est encore mieux.
Nah allez soyons franc c’est aussi qu’on voulait éviter les arnaques…du coup on s’est un peu compliqué la vie. On est passé avec le minimum d’argent cash…. Officiellement le procès complet sachant qu’on avait notre visa en main doit coûter 5000 CFA (8 Euro) pour Manny. …point barre…ah oui mais voilà….
Après la frontière, on a passé 1h30 à attendre le chef de douane pour qu’il nous dise que le carnet de passage de Manny n’est pas pour le Mali…et 30 minutes supplémentaire à essayé de comprendre pourquoi il veut pas juste mettre un tampon dans notre carnet afin de ne pas émettre un laissez-passer touristique. En fait le calcul est simple….les douaniers du jour attendent qu’on débourse 15'000 CFA soit environ 25 euro… pourquoi ferait-ils autrement, nous évitant de débourser de l’argent.
Là, c’est le week-end et les douaniers rajoutent 10'000 CFA de frais parce qu’ils ne sont pas sensé bosser le week-end et que je cite : « Le week-end on ne devrait pas travailler mais être avec la famille ». Ah oui, on comprend mieux pourquoi faire un tampon dans notre carnet de passage ça leurs plait pas trop.
Après avoir payé pour leur week-end perdu, on doit encore passer par la police et l’assurance (argent argent argent….encore encore). Logiquement le tampon de la police est gratuit. On se pointe avec un grand sourire. Le policier, qui lui aussi ne devrait pas être là et nous le fait clairement savoir veut nous extorquer 5000 CFA. On refuse….et en plus on n’a pas. Il s’énerve et regarde nos documents à la loupe. Dans la conversation on prononce une phrase de trop du type : « A la douane on nous a dit…. ». Il s’énerve un peu plus. On vient de lui manquer de respect…car la police est la douane c’est pas DU TOUT la même chose et les douaniers ne font pas son travail, et le sien est bien plus important d'ailleurs….. bref, il s’énerve un peu plus nous demande l’assurance qu’on a pas encore faite…….devant notre air perplexe…..il nous rend nos documents...sans tampon…ça promet on peut pas rouler au Mali sans ce tampon.
On va chercher du cash en ville… bon… la visa à Ben est bloquée pour on ne sait quelle raison… on va donc retirer avec celle de Patou… ensuite direction le bureau d’assurance. On y passera un temps fou pour comprendre les tarifs qui varient selon la puissance en CV alors que notre carte grise nous la donne en KW… on saura jamais comment convertir les données… mais on fait confiance à l’assureur qui en voyant Manny évalue sa puissance à 10 CV (le tarif le plus bas…ok ça va). Lorsqu’il entends qu’on peut lui faire de la pub, il nous fait une ristourne de 40%.
Donc prenez note…. Le bureau après la frontière…Assurance LAFIA juste à côté du commissariat de police… et pour les voyageurs éviter de prendre l’assurance à la frontière… les revendeurs se font plaisir avec une marge conséquente d’autant plus le week-end… pouvant aller jusqu’à 100% de plus… un ami motard qui nous suivait a payé 41'000 CFA la même assurance que nous alors que réellement il aurait du payé 28'000 CFA.
Notre assureur, un homme très gentil, envoit un de ces gars faire le tampon auprès de la police. Et là on apprend que le flic ne veut pas et qu’il veut qu’on reste a Nioro-du-Sahel jusqu’à lundi. Euh trois jours dans une ville de passage en frontière…… non la on est samedi et on veut pas passer notre week-end complet dans ce bled perdu. Notre assureur va alors en personne obtenir les tampons nécessaires… rien que pour nous… merci LAFIA.
Note pour plus tard : ne pas énerver un policier en lui parlant des douaniers…..ça peut avoir des conséquences sur le planing de votre week-end. En fait, ne pas passer de douane le week-end c'est encore mieux.
30 jours après le départ– slalom et château de sable :
Après 1 mois de voyage… on commence à prendre un peu des habitudes… enfin…. Quant on roule beaucoup, à midi on se trouve un coin perdu en off-road… on va se poser pour manger… et qui sait faire une petite sieste histoire d’éviter de griller sur la route pendant le moment le plus chaud de la journée.
Ce 6 janvier… …depuis des kilomètres on slalom entre les nids de poule…oui enfin sauf que là on dirait plutôt des nids d’autruches hein !!!! On quitte la route pour aller manger… quant on dis qu’on se planque derrière la dune… c’est qu’on va chercher un recoin sympa pour se poser à l’abri des regards, à l’ombre et protéger du vent et du sable.
Dans la matinée le temps c’est enfin découvert….plus de vent de sable. On voit un petit coin d’ombre sous un arbre… plein de crottes sur le sol… les animaux locaux on rendu le coin beaucoup moins sympa… on décide d’aller plus loin….
Sur notre trajet… on descend dans le lit d’une rivière à sec… et après trois mètre on se retrouve coincé… le sable est trop mou et nous trop lourd… alors même avec le différentiel bloqué et les vitesses lentes… on s’enfonce.
Reste plus que la pèle et les plaques pour se sortir de cette galère…
avant d’être posé sur le châssis… déjà que les ponts sont dans le sable et que le ski avant s’en rapprochent dangereusement…. Alors on pèle et avec la roue avant gauche dans un gouffre et la roue arrière droite aussi.. ..en plein cagnard on fait un château de sable géant… on enlève… on creuse… et on mets les plaques… on essaye de sortir… échec… les plaques sont males misent… ça croche pas… on pèle… et on pèle… et on remet les plaques… on réessaye… sa marche toujours pas… pfff….
On allège les véhicules en sortant tous les jerricans (au total ça fait quand même plus de 100kilo en dehors du véhicule) … on dégonfle les pneus et là… après près de 2h30 de sport intensif sous un soleil d’enfer…. On sort…

Reste plus qu’à se poser pour tout ranger, manger, regonfler les roues et rejoindre le goudron… que du bonheur ce petit moment de repos…
Ce 6 janvier… …depuis des kilomètres on slalom entre les nids de poule…oui enfin sauf que là on dirait plutôt des nids d’autruches hein !!!! On quitte la route pour aller manger… quant on dis qu’on se planque derrière la dune… c’est qu’on va chercher un recoin sympa pour se poser à l’abri des regards, à l’ombre et protéger du vent et du sable.
Dans la matinée le temps c’est enfin découvert….plus de vent de sable. On voit un petit coin d’ombre sous un arbre… plein de crottes sur le sol… les animaux locaux on rendu le coin beaucoup moins sympa… on décide d’aller plus loin….

Sur notre trajet… on descend dans le lit d’une rivière à sec… et après trois mètre on se retrouve coincé… le sable est trop mou et nous trop lourd… alors même avec le différentiel bloqué et les vitesses lentes… on s’enfonce.
Reste plus que la pèle et les plaques pour se sortir de cette galère…

avant d’être posé sur le châssis… déjà que les ponts sont dans le sable et que le ski avant s’en rapprochent dangereusement…. Alors on pèle et avec la roue avant gauche dans un gouffre et la roue arrière droite aussi.. ..en plein cagnard on fait un château de sable géant… on enlève… on creuse… et on mets les plaques… on essaye de sortir… échec… les plaques sont males misent… ça croche pas… on pèle… et on pèle… et on remet les plaques… on réessaye… sa marche toujours pas… pfff….
On allège les véhicules en sortant tous les jerricans (au total ça fait quand même plus de 100kilo en dehors du véhicule) … on dégonfle les pneus et là… après près de 2h30 de sport intensif sous un soleil d’enfer…. On sort…

Reste plus qu’à se poser pour tout ranger, manger, regonfler les roues et rejoindre le goudron… que du bonheur ce petit moment de repos…
Toumana et Ali
Notre premier arrêt sur la route de l’Espoir se fera a 100 km de Nouackchott dans le village de Boutlimit.
On profite que le vent se calme un peu au couché du soleil pour aller se balader sur les dunes à côté du village. Au loin une femme nous dis bonjour. 
C’est Toumana. D’un bonjour fait au loin, on finira par boire le thé dans la tente, être invité à dîner a dormir avec notre voiture devant leur maison.
On ne parle pas la même langue, on se comprend avec des gestes et les quelques mots que chacune connaît dans la langue de l’autre…l’accueil est simple, généreux, riche….
Le thé il faut en boire 3 verres pas moins, sinon on risque de vexer son hôte. Elle nous fera goûter le zrig, un lait caillé mélangé à de l’eau et sucré….on mangera des macaronis.
Ali, son mari nous rejoindra après son travail. Il parle un peu plus français c’est un peu plus facile de communiqué….Les deux voudront que l’on reste plus longtemps, que l’on revienne…chez eux.
Une soirée où a tellement appris sur la qualité de l’accueil Mauritanien et sur la culture……Tout ça c’est juste un magnifique cadeau.
On profite que le vent se calme un peu au couché du soleil pour aller se balader sur les dunes à côté du village. Au loin une femme nous dis bonjour. 
C’est Toumana. D’un bonjour fait au loin, on finira par boire le thé dans la tente, être invité à dîner a dormir avec notre voiture devant leur maison.
On ne parle pas la même langue, on se comprend avec des gestes et les quelques mots que chacune connaît dans la langue de l’autre…l’accueil est simple, généreux, riche….
Le thé il faut en boire 3 verres pas moins, sinon on risque de vexer son hôte. Elle nous fera goûter le zrig, un lait caillé mélangé à de l’eau et sucré….on mangera des macaronis.

Ali, son mari nous rejoindra après son travail. Il parle un peu plus français c’est un peu plus facile de communiqué….Les deux voudront que l’on reste plus longtemps, que l’on revienne…chez eux.
Une soirée où a tellement appris sur la qualité de l’accueil Mauritanien et sur la culture……Tout ça c’est juste un magnifique cadeau.
La route de l’espoir.
On a qu’une seule envie…quitter Nouackchott. A 15h00 on met les voiles…..et on roule pour la première fois sur la route de l’espoir. Route qui traverse le sud de la Mauritanie, en direction du Mali. Il parait que les paysages sont magnifiques. Nous on verra ni les dunes, ni les oasis, on distinguera à peine les montagnes……on subira par contre le vent de sable. 
Comme prévu, tous les 30 kilomètres il y a un poste de contrôle de la gendarmerie royale et de la police. On commence à distribuer les fiches de renseignements. Au total on est parti avec 100 fiches – on en distribuera que 47…le vent de sable forçant certains postes à fermer.
A chaque stop on est accueilli avec beaucoup de politesse et on profite à chaque fois pour discuter un moment avec l’officier présent…..le discours est toujours le même. Il n’y a pas de problème en Mauritanie, ni sur la route, mais en tant que touristes, on nous conseille de nous arrêter pour dormir soit a côté des postes de contrôles soit dans des hôtels officiels. Question de sécurité. Entre les différents postes – radio tamtam fonctionne – et on nous attend d’un point à l’autre. Les moyens mis en place pour la sécurité des voyageurs sur la route de l’espoir est impressionnant.
Donc pas de bivouac dans la brousse pour nous…snif…mais dans ce cas là on se rend bien compte qu’il faut suivre les règles du jeu et puis avec ce temps c’est pas plus mal.
On fera un peu plus de milles kilomètres sur cette route, qui relit des villages perdus à la côte. Nouackchott-Boutlimit-Aleg-Kiffa-Aioun. Vu le temps qu’il fait on passera ses endroits assez vite, sans vraiment pouvoir les apprécier.
Le vent de sable se lèvera le dernier jour du voyage sur cette route.
On pourra admirer les falaises rocheuses près de Aioun.
C’est dans cette région frontalière, à 160 kilomètres du Mali que les instructions de sécurité deviendront un peu plus strictes. Les gendarmes hésiteront à nous laisser passer. On comprendra plus loin pourquoi, en croisant sur la route une armée en déplacement – chars, camions remplit d’hommes, grosses artillerie….Des machines de guerre rutilantes défileront à nos côtés de nous sur plusieurs kilomètres. On se sentira tout petit dans notre Manny.
A notre arrivée à Aioun, on nous demande de nous annoncer au Chef de Brigade et de dire précisément ou nous allons dormir et d’annoncer notre départ le lendemain. C’est une formalité, mais le lendemain tous les check points savent que l’on arrive.
On vient de traverser la Mauritanie sous haute surveillance…sans en avoir l’air et tout c’est extrêmement bien passé.

Comme prévu, tous les 30 kilomètres il y a un poste de contrôle de la gendarmerie royale et de la police. On commence à distribuer les fiches de renseignements. Au total on est parti avec 100 fiches – on en distribuera que 47…le vent de sable forçant certains postes à fermer.
A chaque stop on est accueilli avec beaucoup de politesse et on profite à chaque fois pour discuter un moment avec l’officier présent…..le discours est toujours le même. Il n’y a pas de problème en Mauritanie, ni sur la route, mais en tant que touristes, on nous conseille de nous arrêter pour dormir soit a côté des postes de contrôles soit dans des hôtels officiels. Question de sécurité. Entre les différents postes – radio tamtam fonctionne – et on nous attend d’un point à l’autre. Les moyens mis en place pour la sécurité des voyageurs sur la route de l’espoir est impressionnant.
Donc pas de bivouac dans la brousse pour nous…snif…mais dans ce cas là on se rend bien compte qu’il faut suivre les règles du jeu et puis avec ce temps c’est pas plus mal.
On fera un peu plus de milles kilomètres sur cette route, qui relit des villages perdus à la côte. Nouackchott-Boutlimit-Aleg-Kiffa-Aioun. Vu le temps qu’il fait on passera ses endroits assez vite, sans vraiment pouvoir les apprécier.
Le vent de sable se lèvera le dernier jour du voyage sur cette route.
On pourra admirer les falaises rocheuses près de Aioun.C’est dans cette région frontalière, à 160 kilomètres du Mali que les instructions de sécurité deviendront un peu plus strictes. Les gendarmes hésiteront à nous laisser passer. On comprendra plus loin pourquoi, en croisant sur la route une armée en déplacement – chars, camions remplit d’hommes, grosses artillerie….Des machines de guerre rutilantes défileront à nos côtés de nous sur plusieurs kilomètres. On se sentira tout petit dans notre Manny.
A notre arrivée à Aioun, on nous demande de nous annoncer au Chef de Brigade et de dire précisément ou nous allons dormir et d’annoncer notre départ le lendemain. C’est une formalité, mais le lendemain tous les check points savent que l’on arrive.
On vient de traverser la Mauritanie sous haute surveillance…sans en avoir l’air et tout c’est extrêmement bien passé.
Nouackchott
On est arrivé à Nouackchott un petit peu dans notre bulle….l’histoire de l’accident en tête. Et puis le trajet n’est pas facile. On vit dans un vent de sable depuis notre entrée en Mauritanie. Le ciel et la terre se mélange, le paysage est de la même couleur.
A Nouackchott on se trouve heureusement un petit coin de paradis.
Une auberge toute chou. On dormira sur le parking dans notre maison en profitant de leur cuisine, salle de bain etc. Sur place on retrouve pas mal de voyageurs. Le soir on fera un repas commun. Chacun amenant les restes des ses caisses et on rajoutera à cela du poisson frais venant directement du port. Un régale. Notre première soirée dans cette ville de poussière sera remplie de musique. Une guitare, un jembé et bam…..Sur la table une petite bougie brule…en pensée pour notre blessé.
La bonne humeur reprend le dessus.
Le lendemain le vent de sable est toujours là…mais notre programme c’est d’obtenir notre visa pour lad mali. Journée paperasse en perspective…mais pour pouvoir continuer notre périple il faut bien passer par là .
En ville il n’y a pas grand-chose a faire. On profite d’attendre nos passeports pour faire la lessive, rester un peu tranquille. On passera au port, voir les pécheurs rentrer, admirer leurs
bateaux décorés et acheter à maison.
Le soir, à l’auberge on se fera envahir par 25 personnes de l’organisation du rallye Africa Race (qui a remplacé le Paris Dakar). Avec tous ce monde sur la connexion internet de l’auberge on arrivera difficilement a poster un message. Le reste devra attendre Bamako.
On à notre visa pour le Mali – il nous reste plus qu’a faire la route de l’espoir. Demain on mets les voiles.
A Nouackchott on se trouve heureusement un petit coin de paradis.
Une auberge toute chou. On dormira sur le parking dans notre maison en profitant de leur cuisine, salle de bain etc. Sur place on retrouve pas mal de voyageurs. Le soir on fera un repas commun. Chacun amenant les restes des ses caisses et on rajoutera à cela du poisson frais venant directement du port. Un régale. Notre première soirée dans cette ville de poussière sera remplie de musique. Une guitare, un jembé et bam…..Sur la table une petite bougie brule…en pensée pour notre blessé.La bonne humeur reprend le dessus.
Le lendemain le vent de sable est toujours là…mais notre programme c’est d’obtenir notre visa pour lad mali. Journée paperasse en perspective…mais pour pouvoir continuer notre périple il faut bien passer par là .
En ville il n’y a pas grand-chose a faire. On profite d’attendre nos passeports pour faire la lessive, rester un peu tranquille. On passera au port, voir les pécheurs rentrer, admirer leurs

bateaux décorés et acheter à maison.Le soir, à l’auberge on se fera envahir par 25 personnes de l’organisation du rallye Africa Race (qui a remplacé le Paris Dakar). Avec tous ce monde sur la connexion internet de l’auberge on arrivera difficilement a poster un message. Le reste devra attendre Bamako.
On à notre visa pour le Mali – il nous reste plus qu’a faire la route de l’espoir. Demain on mets les voiles.
Chacun avec ses mots - Quand une voiture vole
Chacun avec nos yeux on a vécu un moment un peu difficile. Chacun avec nos mots on vous le fait partager…parce que nos perceptions des choses sont différentes….parce que sur le coup on a besoin de l’exprimer chacun à notre manière sans faire de compromis dans les mots. Ben oui, dans une histoire vécue par deux personnes…il y a 2 versions. Cette fois en voici la preuve.
PAR PATRICIA
Si j’étais à Genève, j’aurais fait appel au réseau « copine en détresse », sûrement pour évacuer le stress, le sentiment d’impuissance…pour être rassurée d’avoir pris la bonne décision.... pour en parler quoi
Depuis notre entrée en Mauritanie nous sommes dans un vent de sable. En gros la visibilité sur la route est limitée, voir très limitée. A une centaine de kilomètres de Nouackchott on nous demande de nous arrêté. Sur le bord de la route une voiture est ensablée…totalement détruite. On comprend vite que le conducteur a fait un joli vol plané au milieu de la nuit, qu’il a attendu patiemment une voiture, que malheureusement la berline qui s’est arrêté avant nous avec deux personnes n’y arrive pas. Le conducteur aimerais que l’on sorte l’épave du sable, pour que la berline l’a remorque en ville. Lui à l’air d’aller étonnamment bien quand on voit l’état des restes du véhicule.
On a tout le matériel pour. Sangles, manilles et surtout la puissance de Manny. En peu de temps la voiture est remorquée sur la route avec l’aide de tout le monde.
C’est alors que sur la route apparaît dont ne sait où une Mercedes flambant neuve qui arrivent à une vitesse de ouf. Tout se passe alors très vite. Le conducteur en nous voyant braque, à droite, à gauche, bloque ses roues, la voiture vole au sens littéral du terme. Un, puis deux, puis 3 tonneaux. Le passager est éjecté de l’habitacle. La voiture s’arrête dans le sable. Le pare-brise devant est plié, une porte c’est décroché, des morceaux de carrosseries sont éparpillés, les fenêtres volent en éclat.
Après quelques secondes de surprise….on court en direction du véhicule. Qui sait si il prend feu on pourra peut-être sortir les passagers avant le drame. Le conducteur sort du véhicule par lui-même et vient à la rencontre de son passager qui gît sur le sol. Mort ? L’homme a l’air tout vert (sur quelqu’un de peau noir….vert c’est quand même vert).
Lorsque j’arrive sur place je me fige. Finalement là, en tant que femme je ne peux pas toucher ce monsieur et puis il ne parle pas francais. Et les autres mauritaniens arrivent. Il le secoue, il réagit…ouf, il est vivant.
Et après. A ben oui, pour nous le après c’est sécurisé les lieux (ça c’est fait Manny, la berline, l’épave, le camping car de Steffi et Henno ont tous quitté le goudron…et sont sur les bords de la route ), faire un premier bilan rapide de notre blessé (euh….) et appelé les secours (ok j’ai un numéro – la gendarmerie c’est le 116…mais je sais pas du tout comment leur expliquer ou je suis entre rien et rien). Ah ce moment là je suis restée coincée sur « je peux rien faire ».
Les témoins mauritaniens relève avec fermeté le blessé…un homme debout ici , c’est un homme vivant.
A ce moment là. J’attrape Steffi (qui m’avait rejoins) par le bras et je fais plusieurs pas en arrière. A la ceinture des passagers de la voiture accidentée des armes à feux. Et si tout à coup ils se fachent, que le ton monte, qu’ils pensent que tout cela est arrivée à cause de nous…Bref moi les armes j’aime pas et automatiquement je recule.
Le conducteur de la berline m’appelle et me demande de prendre le blessé dans notre Land Rover pour l’amener au prochain poste de gendarmerie. D’un coup je ne me voit avoir un blessé dans le land, qui potentiellement pourrait mourir à une vitesse grand V sans que je puisse faire quelque chose. Si la pire des choses arrive je ne vois pas comment expliquer à la gendarmerie pourquoi j’ai un mort et une arme à feu dans la voiture.
Je bafouille une réponse sans conviction pour dire que cela n’est pas possible, en plus notre véhicule est lent. Et ça c’est une décision très dure. J’ai pris là une décision qui va a l’encontre de tout ce que j’ai appris à faire. Si je suis secouriste à Genève c’est bien pour aider non ? Laissé un blessé sur le côté comme ça au milieu de rien…pfffffffffff.
Benoit est d’accord avec moi….on reprendra la route, suivit de Steffi et Henno avec pour mission d’avertir le prochain poste de gendarmerie. On le trouvera 70km plus loin. 45 minutes de route plus tard….45 minutes qui parurent très longue.
La gendarmerie a déjà informé de l’accident. Un gros 4x4 tout neuf a embarqué notre blessé en direction de l’hôpital de Nouackchott….Ouf…il ne sera pas resté sur la route…..
PAR BENOIT
Je conduis… sous un vent de sable incessant… pff… c’est gris… et dur de voir toute la route… soudain une voiture dans le sable et trois hommes qui me font signe de m’arrêter… bon… je me mets sur le côté de la route… moteur qui tourne toujours et attend que un des hommes viennent me demander si on peut tirer la voiture ensablée sur le goudron… ok ca va pour moi…
on déplace Manny juste devant la voiture… qui s’avère être une carcasse… vu que le gars roulait de nuit et s’est planté… le gars a fabriqué une sangle maison avec les ceintures de sécurité…. Résistante mais dès que j’essaye de sortir… bah pas moyen de prendre de l’élan pour pouvoir tirer le tas de ferraille hors du sable…. On va donc changer de méthode… on prend nos belles sangles et on croche…. En 3 minutes on est de retour sur le goudron…
C’est à cet instant que en sens inverse une voiture arrive à toute vitesse… belle Mercedes bleu roi… qui déboule à plus de 120 km/h… les pneus crissent… le voiture se met de travers… le conducteur contre braque et plante les freins… la voiture dérape sur l’extérieur de la route… sort de celle-ci et va disparaitre dans un nuage de poussière… on voit le sable faire une, deux et trois vrille… nous faisant comprend que la voiture fait des tonneaux et le bruit de la tole qui se froissent nous le confirme de plus belle…
Je vois Patou… les yeux écarquillés retenir sont souffle… on croise nos regards… pas besoin de parler… on le sait… « c’est pas possible… » voila ce qui nous transperce l’esprit… après que le nuage se dissipe et un silence effrayant prend place… on voit un homme a terre et une voiture complètement détruite…
Patou se lance en direction de l’épave en courant… moi j’essaye de dire à Henno de mettre son camping car sur le bord et je prend Manny pour aller vers l’épave qui c’est immobilisée à quelques 200m de là… en me disant… si besoin on a notre trousse de secours et un extincteur…
Patou me dit de ne pas trop approcher avec notre maison mobile… je m’arrête et la voit les yeux grands ouverts marcher vers moi en me disant… de ne pas essayer de les aider… « ils ont des armes… » et en plus ils parlent pas le français… je m’arrête de marcher et réfléchis… comment aider quelqu’un qu’on ne comprend pas tout en ne sachant pas si on se met pas en danger vis-à-vis de leurs armes… bon… les locaux ont l’air de gérer à leurs manières….
On n’abandonne pas… on passe la main… les locaux nous disent qu’ils s’en occupent… et qu’on doit prévenir la police… Patricia s’occupe de prendre les numéros de plaques pendant que je dis à Henno de mettre sont camper sur le côté de la route et non pas au milieu… et oui l’allemand c’est pas mon truc… on reprend la route après que Patou me disent qu’ils voulaient qu’on prenne le blessé… mais qu’on peut pas… alors en quittant les lieux on voit un 4x4 local qui s’arrête et va s’en charger…
Ce n’est que 70 km plus loin qu’on va retrouver un poste de police et pouvoir soulager et mettre pour la première fois des mots sur ce moment difficile… c’est aussi a ce poste de police qu’on verra que le blessé est déjà moins pâle qu’avant et nous devance en direction de l’hôpital le plus proche… environ 130 km du lieu de l’accident… le soir on allumera une bougie pour une pensée à cet homme qui, on l’espère s’en sort sans trop de problème…
Voilà… on a vécu un moment dur et on se sent bizzard à l’idée de ne pas aider quelqu’un… à cause de la culture… de la langue et des dangers des armes… mais comme on le sait… un sauveteur mort ne sert à rien… alors quand on sait pas on se met pas en danger…
PAR PATRICIA
Si j’étais à Genève, j’aurais fait appel au réseau « copine en détresse », sûrement pour évacuer le stress, le sentiment d’impuissance…pour être rassurée d’avoir pris la bonne décision.... pour en parler quoi
Depuis notre entrée en Mauritanie nous sommes dans un vent de sable. En gros la visibilité sur la route est limitée, voir très limitée. A une centaine de kilomètres de Nouackchott on nous demande de nous arrêté. Sur le bord de la route une voiture est ensablée…totalement détruite. On comprend vite que le conducteur a fait un joli vol plané au milieu de la nuit, qu’il a attendu patiemment une voiture, que malheureusement la berline qui s’est arrêté avant nous avec deux personnes n’y arrive pas. Le conducteur aimerais que l’on sorte l’épave du sable, pour que la berline l’a remorque en ville. Lui à l’air d’aller étonnamment bien quand on voit l’état des restes du véhicule.
On a tout le matériel pour. Sangles, manilles et surtout la puissance de Manny. En peu de temps la voiture est remorquée sur la route avec l’aide de tout le monde.
C’est alors que sur la route apparaît dont ne sait où une Mercedes flambant neuve qui arrivent à une vitesse de ouf. Tout se passe alors très vite. Le conducteur en nous voyant braque, à droite, à gauche, bloque ses roues, la voiture vole au sens littéral du terme. Un, puis deux, puis 3 tonneaux. Le passager est éjecté de l’habitacle. La voiture s’arrête dans le sable. Le pare-brise devant est plié, une porte c’est décroché, des morceaux de carrosseries sont éparpillés, les fenêtres volent en éclat.
Après quelques secondes de surprise….on court en direction du véhicule. Qui sait si il prend feu on pourra peut-être sortir les passagers avant le drame. Le conducteur sort du véhicule par lui-même et vient à la rencontre de son passager qui gît sur le sol. Mort ? L’homme a l’air tout vert (sur quelqu’un de peau noir….vert c’est quand même vert).
Lorsque j’arrive sur place je me fige. Finalement là, en tant que femme je ne peux pas toucher ce monsieur et puis il ne parle pas francais. Et les autres mauritaniens arrivent. Il le secoue, il réagit…ouf, il est vivant.
Et après. A ben oui, pour nous le après c’est sécurisé les lieux (ça c’est fait Manny, la berline, l’épave, le camping car de Steffi et Henno ont tous quitté le goudron…et sont sur les bords de la route ), faire un premier bilan rapide de notre blessé (euh….) et appelé les secours (ok j’ai un numéro – la gendarmerie c’est le 116…mais je sais pas du tout comment leur expliquer ou je suis entre rien et rien). Ah ce moment là je suis restée coincée sur « je peux rien faire ».
Les témoins mauritaniens relève avec fermeté le blessé…un homme debout ici , c’est un homme vivant.
A ce moment là. J’attrape Steffi (qui m’avait rejoins) par le bras et je fais plusieurs pas en arrière. A la ceinture des passagers de la voiture accidentée des armes à feux. Et si tout à coup ils se fachent, que le ton monte, qu’ils pensent que tout cela est arrivée à cause de nous…Bref moi les armes j’aime pas et automatiquement je recule.
Le conducteur de la berline m’appelle et me demande de prendre le blessé dans notre Land Rover pour l’amener au prochain poste de gendarmerie. D’un coup je ne me voit avoir un blessé dans le land, qui potentiellement pourrait mourir à une vitesse grand V sans que je puisse faire quelque chose. Si la pire des choses arrive je ne vois pas comment expliquer à la gendarmerie pourquoi j’ai un mort et une arme à feu dans la voiture.
Je bafouille une réponse sans conviction pour dire que cela n’est pas possible, en plus notre véhicule est lent. Et ça c’est une décision très dure. J’ai pris là une décision qui va a l’encontre de tout ce que j’ai appris à faire. Si je suis secouriste à Genève c’est bien pour aider non ? Laissé un blessé sur le côté comme ça au milieu de rien…pfffffffffff.
Benoit est d’accord avec moi….on reprendra la route, suivit de Steffi et Henno avec pour mission d’avertir le prochain poste de gendarmerie. On le trouvera 70km plus loin. 45 minutes de route plus tard….45 minutes qui parurent très longue.
La gendarmerie a déjà informé de l’accident. Un gros 4x4 tout neuf a embarqué notre blessé en direction de l’hôpital de Nouackchott….Ouf…il ne sera pas resté sur la route…..
PAR BENOIT
Je conduis… sous un vent de sable incessant… pff… c’est gris… et dur de voir toute la route… soudain une voiture dans le sable et trois hommes qui me font signe de m’arrêter… bon… je me mets sur le côté de la route… moteur qui tourne toujours et attend que un des hommes viennent me demander si on peut tirer la voiture ensablée sur le goudron… ok ca va pour moi…
on déplace Manny juste devant la voiture… qui s’avère être une carcasse… vu que le gars roulait de nuit et s’est planté… le gars a fabriqué une sangle maison avec les ceintures de sécurité…. Résistante mais dès que j’essaye de sortir… bah pas moyen de prendre de l’élan pour pouvoir tirer le tas de ferraille hors du sable…. On va donc changer de méthode… on prend nos belles sangles et on croche…. En 3 minutes on est de retour sur le goudron…
C’est à cet instant que en sens inverse une voiture arrive à toute vitesse… belle Mercedes bleu roi… qui déboule à plus de 120 km/h… les pneus crissent… le voiture se met de travers… le conducteur contre braque et plante les freins… la voiture dérape sur l’extérieur de la route… sort de celle-ci et va disparaitre dans un nuage de poussière… on voit le sable faire une, deux et trois vrille… nous faisant comprend que la voiture fait des tonneaux et le bruit de la tole qui se froissent nous le confirme de plus belle…
Je vois Patou… les yeux écarquillés retenir sont souffle… on croise nos regards… pas besoin de parler… on le sait… « c’est pas possible… » voila ce qui nous transperce l’esprit… après que le nuage se dissipe et un silence effrayant prend place… on voit un homme a terre et une voiture complètement détruite…
Patou se lance en direction de l’épave en courant… moi j’essaye de dire à Henno de mettre son camping car sur le bord et je prend Manny pour aller vers l’épave qui c’est immobilisée à quelques 200m de là… en me disant… si besoin on a notre trousse de secours et un extincteur…
Patou me dit de ne pas trop approcher avec notre maison mobile… je m’arrête et la voit les yeux grands ouverts marcher vers moi en me disant… de ne pas essayer de les aider… « ils ont des armes… » et en plus ils parlent pas le français… je m’arrête de marcher et réfléchis… comment aider quelqu’un qu’on ne comprend pas tout en ne sachant pas si on se met pas en danger vis-à-vis de leurs armes… bon… les locaux ont l’air de gérer à leurs manières….
On n’abandonne pas… on passe la main… les locaux nous disent qu’ils s’en occupent… et qu’on doit prévenir la police… Patricia s’occupe de prendre les numéros de plaques pendant que je dis à Henno de mettre sont camper sur le côté de la route et non pas au milieu… et oui l’allemand c’est pas mon truc… on reprend la route après que Patou me disent qu’ils voulaient qu’on prenne le blessé… mais qu’on peut pas… alors en quittant les lieux on voit un 4x4 local qui s’arrête et va s’en charger…
Ce n’est que 70 km plus loin qu’on va retrouver un poste de police et pouvoir soulager et mettre pour la première fois des mots sur ce moment difficile… c’est aussi a ce poste de police qu’on verra que le blessé est déjà moins pâle qu’avant et nous devance en direction de l’hôpital le plus proche… environ 130 km du lieu de l’accident… le soir on allumera une bougie pour une pensée à cet homme qui, on l’espère s’en sort sans trop de problème…
Voilà… on a vécu un moment dur et on se sent bizzard à l’idée de ne pas aider quelqu’un… à cause de la culture… de la langue et des dangers des armes… mais comme on le sait… un sauveteur mort ne sert à rien… alors quand on sait pas on se met pas en danger…
Auf deutsch bitte !
Dieser Text ist auf deutsch geschrieben, weil es spricht über unsere Treffung mit Henno und Steffi, an der Mauritanien Grenze.
Nah allez…parler en allemand ça va….de là à l’écrire… L . Blague a part à la frontière nous avons donc fait une très belle rencontre. Henno et Steffi sont deux citoyens allemands qui voyagent à travers le monde. Facilement les touristes que nous sommes se sont rassemblés dans la difficulté de passer les frontières. On finira par se suivre en direction de Nouadhibou, puis vers Chima (station relais entre Nouadhibou et la ville de Nouackchott) la nuit suivante.
Eux c’est des campings-caristes qui ont dans leurs bagages une tonne d’affaire à donner à une famille mauritanienne. Ils voyagent avec une belle philosophie du voyage mais ils rencontrent de nombreuses difficultés à cause de la langue…forcément l’allemand c’est pas très courant dans le coin.
On commencera notre 31 décembre en partageant un apéritif…lancé sur un coup de tête, l’invitation c’est fait toute seule. D’un coin de leur caravane ils sortent un bol d’alcool de fruit fait maison. Sucre-fruit et rhum …un savant mélange, excellent, qui nous met de très bonne humeur. Le lendemain, rendez-vous est pris pour aller ensemble à la chasse au contrat d’assurance.
Le hasard nous réunira encore une fois à Chima ou la nuit tombante on se retrouve pour une soirée spéciale fête. De leurs côtés d’une cache secrète arrivera du vin chaud, du jambon et du fromage, nous, on sortira notre petite marmite de l’escalade en chocolat qui a survécu au trajet. On fera bruler quelques feux de bingales…. Grand moment de partage.
On apprend à se connaitre. Ensemble depuis 40 ans ils vivent près de Drensden. A l’époque c’était en Allemagne de l’est. Depuis l’ouverture des frontières ils ont fait de nombreux voyages. 2 enfants, 5 petits enfants…ils voient le monde et l’univers avec joie et curiosité.
Une rencontre formidable.
Ce fameux univers nous a déjà réunis par 2 fois déjà, il nous réunira encore sur la route….
Steffi – Henno – Danke viele mal für alles. Wir freuen uns einigen Nachrichten und die Photo zu bekommen. Wir hoffen, dass alles gut get. Bis bald.
Nah allez…parler en allemand ça va….de là à l’écrire… L . Blague a part à la frontière nous avons donc fait une très belle rencontre. Henno et Steffi sont deux citoyens allemands qui voyagent à travers le monde. Facilement les touristes que nous sommes se sont rassemblés dans la difficulté de passer les frontières. On finira par se suivre en direction de Nouadhibou, puis vers Chima (station relais entre Nouadhibou et la ville de Nouackchott) la nuit suivante.
Eux c’est des campings-caristes qui ont dans leurs bagages une tonne d’affaire à donner à une famille mauritanienne. Ils voyagent avec une belle philosophie du voyage mais ils rencontrent de nombreuses difficultés à cause de la langue…forcément l’allemand c’est pas très courant dans le coin.
On commencera notre 31 décembre en partageant un apéritif…lancé sur un coup de tête, l’invitation c’est fait toute seule. D’un coin de leur caravane ils sortent un bol d’alcool de fruit fait maison. Sucre-fruit et rhum …un savant mélange, excellent, qui nous met de très bonne humeur. Le lendemain, rendez-vous est pris pour aller ensemble à la chasse au contrat d’assurance.
Le hasard nous réunira encore une fois à Chima ou la nuit tombante on se retrouve pour une soirée spéciale fête. De leurs côtés d’une cache secrète arrivera du vin chaud, du jambon et du fromage, nous, on sortira notre petite marmite de l’escalade en chocolat qui a survécu au trajet. On fera bruler quelques feux de bingales…. Grand moment de partage.
On apprend à se connaitre. Ensemble depuis 40 ans ils vivent près de Drensden. A l’époque c’était en Allemagne de l’est. Depuis l’ouverture des frontières ils ont fait de nombreux voyages. 2 enfants, 5 petits enfants…ils voient le monde et l’univers avec joie et curiosité.
Une rencontre formidable.
Ce fameux univers nous a déjà réunis par 2 fois déjà, il nous réunira encore sur la route….
Steffi – Henno – Danke viele mal für alles. Wir freuen uns einigen Nachrichten und die Photo zu bekommen. Wir hoffen, dass alles gut get. Bis bald.
Entrée en Mauritanie
Hey oui on a passé la frontière en 1h55. Un très bon temps pour les petits nouveaux du parcours que nous sommes. La frontière c’est quand même stressant. …même si on a pris toutes les infos possibles sur les forums de voyageurs avant de partir. OK on est préparé. Heureusement sinon c’est a en perdre la tête.
Déjà un vous passer par le flic à l’entrée pour avoir un formulaire, un bureau pour tamponner votre passeport – du coup les personnes ont le droit de quitter le territoire mais pas la voiture, ensuite c’est la fouille du véhicule et là ils ouvrent tout à la recherche de drogue et d’alcool et vous envois les chiens, un autre bureau qui confirme tampon à l’appui qui vous pouvez le véhicule a été fouillé, un flic qui re-vérifie que tout est en règle, un autre qui vous demande le pourboire pour le café (que l’on a refusé de payer avec politesse et fermeté…..il n’a pas insisté) et vous finissez par passer dans un dernier bureau pour que le véhicule puisse quitter le royaume….. et ça c’est que pour le Maroc.
Entre les deux pays il y a une sorte de zone « no man’s land ». Des carcasses de voitures trônent, nous rappelant que nous sommes dans une zone minée, il ne faut pas trop s’écarter du droit chemin….sauf qu’il n’est pas du tout indiqué. Ah ben oui se serait trop facile. Les voitures sont soient désossée, soit explosées ou encore brulées……bref, on dirait qu’elles ont roulées où il ne fallait pas. Ça ne met pas trop en confiance. Forcément de faux guides en profite pour vous offrir leur service à prix d’or….mais avec notre 4x4 on passe partout…du coup on s’en sort très bien.
La Mauritanie c’est plus simple....enfin c’est pareil… avec 2 bureaux uniquement et une fouille très partielle. A deux on sépare nos forces et on a même réussi à faire du change pour partir entrer dans le pays avec quelques oudiyas.
Notre objectif – atteindre Nouadhibou – check ! On passera le nouvel-an là-bas, en tête à tête dans un s’tit resto aux lumières tamisées à côté de notre camping. Pas loin la ville fera la fête sur fond de vieille musique disco.
Déjà un vous passer par le flic à l’entrée pour avoir un formulaire, un bureau pour tamponner votre passeport – du coup les personnes ont le droit de quitter le territoire mais pas la voiture, ensuite c’est la fouille du véhicule et là ils ouvrent tout à la recherche de drogue et d’alcool et vous envois les chiens, un autre bureau qui confirme tampon à l’appui qui vous pouvez le véhicule a été fouillé, un flic qui re-vérifie que tout est en règle, un autre qui vous demande le pourboire pour le café (que l’on a refusé de payer avec politesse et fermeté…..il n’a pas insisté) et vous finissez par passer dans un dernier bureau pour que le véhicule puisse quitter le royaume….. et ça c’est que pour le Maroc.
Entre les deux pays il y a une sorte de zone « no man’s land ». Des carcasses de voitures trônent, nous rappelant que nous sommes dans une zone minée, il ne faut pas trop s’écarter du droit chemin….sauf qu’il n’est pas du tout indiqué. Ah ben oui se serait trop facile. Les voitures sont soient désossée, soit explosées ou encore brulées……bref, on dirait qu’elles ont roulées où il ne fallait pas. Ça ne met pas trop en confiance. Forcément de faux guides en profite pour vous offrir leur service à prix d’or….mais avec notre 4x4 on passe partout…du coup on s’en sort très bien.
La Mauritanie c’est plus simple....enfin c’est pareil… avec 2 bureaux uniquement et une fouille très partielle. A deux on sépare nos forces et on a même réussi à faire du change pour partir entrer dans le pays avec quelques oudiyas.
Notre objectif – atteindre Nouadhibou – check ! On passera le nouvel-an là-bas, en tête à tête dans un s’tit resto aux lumières tamisées à côté de notre camping. Pas loin la ville fera la fête sur fond de vieille musique disco.
Vers le Sud
Tan Tan, Laâyoune, Dakhla…direction la frontière mauritanienne.
Devant rien, derrière rien non plus….nous on est au milieu de
rien. Parfois un panneau de circulation nous demandant de faire attention, un troupeau de chameau, des pylônes électriques et de rares
voitures.
A droite après quelques mètres de terre c’est l’océan atlantique
A gauche c’est le désert du Sahara.
Et puis soudain des villes qui sortent de nulle part, avec des routes à 6 voies complètement vident. C’est le Sud. On est dans le Western Sahara.
Distance : 1641 km de route la plupart du temps droite. On va passer le tropique du cancer.
C’est sure on a le temps d’apprécier le rien et finalement on trouve cela beau.
A droite après quelques mètres de terre c’est l’océan atlantique
A gauche c’est le désert du Sahara.
Et puis soudain des villes qui sortent de nulle part, avec des routes à 6 voies complètement vident. C’est le Sud. On est dans le Western Sahara.
Distance : 1641 km de route la plupart du temps droite. On va passer le tropique du cancer.
Manny offroad
Après avoir passé Noêl à Casablanca, c’est la descente vers le sud. Essaouira, Tan-Tan, Laâyoune, Dakhla. Toutes ces villes sont sur la côte atlantique. Pour arriver à la frontière mauritanienne on a au départ prévu 3 jours, finalement on en prendra 4.
On arrivera assez tard à Essaouira. Pas loin de là, il y a un camping à 30 minutes à pied, par la plage, de la ville. Un coin idéal pour nous permettre d’approcher la ville tranquillement. On profitera du port et de la médina qu’une soirée car le lendemain une longue journée nous attends, trouver les plages blanches.
Après Agadir, sur la côte, il y a 2 possibilités. Suivre la nationale ou partir par les chemins de traverses. Après les grandes villes, on a bien envie de se perdre.
Armé de notre GPS, on passera par le village de Sidi Ifni et on ne retrouvera pas la civilisation avant Tan-Tan. C’est environ 250 km de pistes avec cailloux, sables, montées, descentes, grandes plaines, oued….bref, une route idéal pour un Land Rover. Le paysage devient un désert de cailloux. On tutoiera la mer plusieurs fois. Devant nous une voie qui se dédouble, se perd au milieu de rien. Manny passe sans problème partout.
Nous on se fait secouer comme des pruniers. On finira quand même par admirer ce qui nous entoure, et s’arrêter sur les hauts d’une falaise, pas loin
d’un village de pêcheurs (Sidi Ouark) pour passer la nuit en bivouac.
Le lendemain réserve son lot de surprise. Au milieu de rien on croise une peugeot avec 3 voyageurs. Ils sont dans une forte descente en roues libres…visiblement plus de Gazole. On siphonnera 2 litres de notre réservoir pour les voir repartir…..et faire que quelques mètres. Malheureusement depuis notre versant on n’y peut plus rien. Ils devront attendre la prochaine voiture qui ira dans la même direction qu’eux. Vu qu’on ne croise personne sur des kilomètres, ils ont surement attendus longtemps.
Ca et là, sur la route, on croise des tentes de pêcheurs.
On arrivera aux plages blanches par le haut, depuis la falaise. On pourra admirer un paysage presque vierge. 40 kilomètres de plages sans interruption lorsque l’on passe à marée basses. Oui mais voilà. on est pas là aux bonnes heures et de notre piste il n’y a pas moyen de descendre. C’est pas grave, avant on a déjà fait un bout de plage…..et on a finit dans un oued…avec de l’eau. Chouette moment de barbotage sur roues.
Sur le dernier tronçon avant la ville, on donnera de l’eau à 4 jeunes cyclistes. Mais oû vont-ils ? on a pas vu un village depuis des lustres. Dans ce paysage on perd la notion de la distance. En fin de journée, avec le soleil en pleine face, l’horizon est infini.
On arrivera à Tan-Tan bien fatigué mais avec des images plein la tête. Toutes nos affaires, nous y compris, avons pris la poussière. Finalement on aspire à un peu de civilisation, particulièrement une douche chaude. Sur le conseil d’un autre voyageur on ira directement au Ksar Tafnidilt…sur le camping du lieu on rencontrera deux autres land rover…suisse aussi. Vous avez dit : le monde est petit ? N’en dites pas plus.
Manny a pris la couleur du grand voyageur….il se fond dans n’importe quel vent de sable. Grâce à lui, on passe pour des pros du offroad, même si la journée passée nous prouve que sur certains terrains on a encore quelques lacunes….on a de la peine à passer les dunes de sables. Ben oui, près de 3 tonnes dans un élément mou….ca s’enfonce et viiiiiiiiite….ça promet pour la Mauritanie ou les dunes mouvantes mangent la route sur parfois plusieurs kilomètres.
On arrivera assez tard à Essaouira. Pas loin de là, il y a un camping à 30 minutes à pied, par la plage, de la ville. Un coin idéal pour nous permettre d’approcher la ville tranquillement. On profitera du port et de la médina qu’une soirée car le lendemain une longue journée nous attends, trouver les plages blanches.
Après Agadir, sur la côte, il y a 2 possibilités. Suivre la nationale ou partir par les chemins de traverses. Après les grandes villes, on a bien envie de se perdre.
Le lendemain réserve son lot de surprise. Au milieu de rien on croise une peugeot avec 3 voyageurs. Ils sont dans une forte descente en roues libres…visiblement plus de Gazole. On siphonnera 2 litres de notre réservoir pour les voir repartir…..et faire que quelques mètres. Malheureusement depuis notre versant on n’y peut plus rien. Ils devront attendre la prochaine voiture qui ira dans la même direction qu’eux. Vu qu’on ne croise personne sur des kilomètres, ils ont surement attendus longtemps.
Ca et là, sur la route, on croise des tentes de pêcheurs.
Sur le dernier tronçon avant la ville, on donnera de l’eau à 4 jeunes cyclistes. Mais oû vont-ils ? on a pas vu un village depuis des lustres. Dans ce paysage on perd la notion de la distance. En fin de journée, avec le soleil en pleine face, l’horizon est infini.
On arrivera à Tan-Tan bien fatigué mais avec des images plein la tête. Toutes nos affaires, nous y compris, avons pris la poussière. Finalement on aspire à un peu de civilisation, particulièrement une douche chaude. Sur le conseil d’un autre voyageur on ira directement au Ksar Tafnidilt…sur le camping du lieu on rencontrera deux autres land rover…suisse aussi. Vous avez dit : le monde est petit ? N’en dites pas plus.
Manny a pris la couleur du grand voyageur….il se fond dans n’importe quel vent de sable. Grâce à lui, on passe pour des pros du offroad, même si la journée passée nous prouve que sur certains terrains on a encore quelques lacunes….on a de la peine à passer les dunes de sables. Ben oui, près de 3 tonnes dans un élément mou….ca s’enfonce et viiiiiiiiite….ça promet pour la Mauritanie ou les dunes mouvantes mangent la route sur parfois plusieurs kilomètres.
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