lundi 23 avril 2012

Infos news - Le dernier

Oyez Oyez !

Non, on ne va pas arreter de vous raconter notre voyage alors qu'on est au milieu de notre aventure Seneglaise. Il faut qu on vous parle de la Transgambienne; Palmarin, Les freres de mecaniques; Saint Louis; le compte a rebours; notre remontee a travers la Mauritanie, un nouveau Maroc et notre kilometre lance a travers l'Europe.

On fera tout cela mais pas tout de suite. La on est a Ouarzazate...a 900 km de Tanger et a encore quelques tours de roues de Geneve. Il faut qu'on avance alors le blog on va le laisser en plan quelques jours avant de la finir et de mettre en ligne les photos des derniers postes que l'on vient de publier.

On a envie de vous revoir mais rentrer n'est pas facile du tout. Pleins d'emotions viennent se melanger a notre esprit. Tout un poeme dont on vous fera profiter en temps voulu....sur le blog mais aussi de vive voix.

A tout bientot

le festival des rizzieres

En quittant le camping Casamance on se dirrige vers le luxe... le Cap Skirring, lieu bien repute pour son clubmed, ses plages de sable blanc, son tourisme de luxe... mais notre objectif est tout autre... rejoindre Diembering... un peu plus au nord... pour profiter du festival des rizzieres.

Pour y aller on remontera la plage a maree basse...le sable fin d'un cote et l'ocean de l'autre... magique...

A Diembering on cherche ou dormir... mais avec le festival... tout les hotels sont plein... On va se mettre au bord de plage... ou on a pas a se plaindre de la vue. Et puis surtout on est a l'ecart du village et de la musique qui va faire bouger les gens jusqu'a 4h du mat...Au bord de l'eau a quelques metres de notre lieu de bivouac on retrouve David, un francais que l'on a rencontrer au Camping Casamance; tranquillement installe pour la sieste sous les arbres. On refera le monde avant d'aller profiter de la frenesie qui s'empare du village.

On va observer des match de lutte traditionelle... la ou ces jeunes hommes se battent avec determination et surtout avec leurs grigris... anneaux autours des poignets, des biseps et meme en ceinture... sans oublier les colliers.... toutes ces petites choses qui doivent faire leur force... Le publique est passionner...nous on est curieux.

Un peu plus tard la musique prend de la place... la dance s'elance... c'est sourriant.. coloré et plein de joie... On sent que les gens s'amusent... mais apres quelques concerts... un homme prend le micro et annonce la messe pascale...Et oui c'est Paques et au  Senegal on respecte toute les religions....la messe de Paques est importante pour les cretiens, elle fait donc partie integrante du programme du festival. On s'attendait a entredre les chants et la musique...rien; ce sera une messe sobre et sans bruit....bizarre pour l'Afrique.

Beaucoup de gens partent a la messe et pour les autres le film "les intouchables" est projeter... On en profite pour deguster une soupe au porc et des sandwich de boeufs en sauce...

Et ensuite on attend le prochain concert... qui va debuter a minuit et demi. Le froid prend place et quand le concert commence on remarque que c'est du hip hop tres francais... rien de vraiment local... Pfff dommage...

Nous on a froid et sommeil alors on rejoins notre petit Manny au bord de la plage

Le camping Casamance...

On ne sait pas trop quoi dire..; que c'est joli petit coin de Paradis... Où l'acceuil est tres chaleureux.. avec ces emplacements verdoyants... sa case dans l'arbre... Les bolongs pas loin pour un petit plouf dans l'eau salee....Un paysage de palmiers et de rizieres en attente de la saison  des pluies.

Maelle et Pape, les proprio, ainsi que leurs deux petits, sont de tres bon conseil pour trouver le bon petit marcher local...un guide pour une viree dans les Bolongs...

Le temps d'une journee on va retrouver sur une pirogue pour aller voir deux iles...une maison d'artiste... et faire un peu de peche a la traine... Et ramener le diner.

Environ 8 Kilo de Baracouda... que Pape nous prepare sur le grill... Pour un diner a la senegalaise....tout le monde autour du meme plat. Humm un vrai regal...

On se sent comme a la maison. On y restera 3 jours.

Encore un autre temps

Après cette experience de detemporisation... On passe la frontiere Senegalaise... On passe, enfin presque car avec les chaleurs on est poussé par les douaniers guineens car Manny ne veut pas demarrer d'un tour de clef.
Notre objectif est de visiter une des plus belle region Senegalaise... La Casamance... Mais avant tout en entrant dans le 8eme pays de notre periple africain... On decouvre des routes en tres bon etat; des signalisations claires ainsi que des deffiler de pylones electriques... Bref on passe a nouveau dans un autre temps.. celui du modernisme.

Notre premiere nuit, a Velingara, on decouvre le bonheur d'une veritable douche... celle ou il suffit de tourner un robinet pour que l'eau tombe du ciel, et le plaisir de boire une boisson vraiment fraiche.

Ensuite en allant vers Ziguinchor, on emprunte la piste... et même au milieu de rien on trouve des paneaux indiquant la ville... On prend le temps d'admirer ces nouveau paysages... plus de plaines verdoyantes car on est au bord du fleuve casamance qu'on traversera avec le bac... on passe quand le soleil commence a chuter..

On arrive en ville quand la nuit tombe et que les routes sont fermees par les autorites. Et oui; la Casamance reste un endroit ou les rebelles et l'armees se font des chatouilles....du coup afin d'eviter les soucis pour les civils, il est interdit de rouler la nuit..... que ce soit pour  les blancs ou les locaux... le rayon de deplacement c'est la ville...

Direction le camping.... Oui Oui vous avez bien lu... un CAMPING... le truc qu'on a pas vu ou dont on a pas entendu parler depuis un bout de temps !!!

Le Fouta Djalon

Pour rejoindre les hauteurs Guineenne... On doit resortir de Conakry et repasser par cette route unique.... ce coup-ci Ben est avec ses chaussures de marches..; ce qui nous empechera pas d'etre controlés a plusieurs reprises mais sans avoir le moindre soucis...

Pour le plaisir et la fraicheur, on refera une nuit aux chutes de Kilissi pour avoir un peu de calme et de fraicheur apres la folie de la ville...

On montera doucement vers Labé.. centre des collines de Guinee... la route est pleine de virages et de pentes... Manny avance a son rythme et on grimpe doucement doucement... Mais ca nous permet de profiter des paysages qui deffilent... entre les parties forestière puis un peu plus savaneuse... Entre grimpette... plateau et descente on s'en met juste plein les mirettes...

Le Fouta Djalon, c'est la deuxieme zone touristique de la Guinee. Tout y est extremement cher, on y trouve hotels de luxe et des restaurants sur-fait. Pour nous les prix sont tellement loin de la realite journaliere des guineens que l'on trouve cela choquant. On a pas trop envie de participer a ca sachant que l'on est vraiment pas sur que les villageois de la region en profite.

C'est la region de Guinee ou il faut visiter des cascades, faire des randonnees avec des guides obligatoires. On essayera bien de voir une ou deux cascades par nous meme ; mais apres quelques heures de pistes on nous apprend qu'il faudra debourser un bras pour notre securite, le parking de la voiture,  le droit de passage du vehicule, le guide, le ticket pour les personnes, etccccc.....Bref tout est bon pour nous faire debourser des sommes exorbitantes et surtout rien n'est ecrit et formel. Les prix c'est a la tete du client. Ca a le merite de nous degouter un peu et du coup on profitera du Fouta Djalon en degustant les paysages qui defilent sur notre route. En allant au marche acheter des legumes et des fruits....Des plaisirs simples qui ne nous font pas du tout regreter d'avoir manque les spots touristiques.

On arrive a Labe où on cherche un petit resto pour midi. On finit dans l'hotel Salaa pour deguster une pizza...A notre grande surprise elle est juste super bonne.....ou depuis le temps nos references on changer. Un vrai  regal  et on sera heberger dans un coin de l'hotel a moindre frais... bref une surprise magnifique qui fait vraiment chaud au coeur. On retrouve l'hospitalite guineene dont on avait profite en Guineen Forestiere. Ca fait plaisir.

Ensuite on monte vers le Senegal... La piste est tortueuse et pleine de rebonds... En hivernage, la pluie ravage tout et la piste qui est un des grand axe du pays est tout a fait impraticable... Par les chaleurs que nous subissons on a beaucoup de peine a s'imaginer que cette terre seche et aride devient un veritable fleuve de boue et selon l'endroit des rizzieres prennent forme.

Mais la piste est belle...et on profitera de se faire une nuit en bivouac dans un coin perdu avant de rentrer au Senegal:

Sable fin... Ocean...

Pour aller sur les iles de Los le seul moyen de transport est la pirogue a moteur...

En tant que blancs sur le chemin du port on nous interpelle et on nous dit que le seul moyen pour aller iles c'est de louer SA pirogue qui nous emmenera pour la modique somme de 500'000 FG... On s'etouffe dans le prix et on se bat pour qu'il arrete de nous demander combien on veut payer parce que notre objectif c'est de prendre la pirogue publique qui se paye 2'500 FG par personne... pour aller sur la premiere des trois iles...

La pirogue publique ne part que si elle est pleinne et pleinne c'est pas seulement si les places sont prises mais surtout quand la ligne de flotaisont commence a passer sous l'eau tellement le chargement est lourd...On arrivera sur l'ile de Kassa sans probleme.

On se ballade sur l'ile au bord de l'ocean mais sous un soleil de plomb... on traverse les villages de pecheurs; les champs de petits poissons qui seche a meme le sol pour rejoindre la pointe de l'ile ou l'on prendra une autre pirogue publique pour rejoindre l'ile de Room....

Sur place la nuit est cher dans les hotels et l'endroit fait pour du tourisme de luxe. Arrivee en pirogue perso, transport de bagage par porteur jusqu'a l'auberge; repas prevu au meme endroit pour des sommes faramineuse. Heureusement pour nous, avec notre petit sac a dos pour deux et notre air debonnaire on rencontre le mouvement rasta du coin. Ils nous prendront en charge. On nous logera dans une petite bicoque au bord de l'ocean... drap blanc; douche au seau; plage rien que pour nous; bruit de l'ocean.....c'est le reve...
On mange du capitaine a s'en crever la pansse... et ce coup-ci on a un bon prix et en prime, un peu de musique locale...on passera l'apres-midi a se baigner et on profitera de decouvrir un peu la vie du mouvement rasta de l'ile de Room. Ils sont en plein preparatif du marriage d'un de leur frere. Leur vie c'est la musique traditionnelle, fumer et boire des verres. Trankil et attachant. On les rejoindra au bar le soir. On est accueilli avec chaleur, ca change des attrapes touristes. Les discussions vont bon train sur tout les sujets...notre voyage, la musique; leur vie paradisiaque et sans contrainte sur l'ile mais aussi leur boulot sur Conakry. Soiree Top sous le son de la musique traditionnelle guineene.

La nuit arrive... on va donc rejoindre morphee accompagne par le doux bruit de l'ocean...Malheureusement le reve coupe court... a 7h00 la pirogue publique prend le large et c'est la seule qui rejoint Conakry avant demain... et la meteo n'est pas au meilleur... mieux vaut partir maintenant. La pirogue est bondee et pleine de marchandise pour le marche du port. Le vent souffle et les vages sont hautes... sur l'eau certaines femmes pleures et on sent une certaine tension lors de passages difficiles...de temps a autres le barreur monte le ton face a des passagers indiscipline qui manque de faire boire la tasse a tout le monde. On prend tous la douche.....et quand  on arrive dans les encablures du port de Conakry...c'est la la panne seche....Le gag on se fait balloter par les flots....Heureusement une pirogue de peche nous sauve la vie en sortant un bidon d'essence... et on arrive a quai....Ouf.

On est sur d'une chose... on a pas le mal de mer... et on doit avoir un ange gardien car meme si de temps a autres on a des soucis... on a toujours une solution qui se presente avant que ca degenere...

On finira notre aventure des iles de Los en allant boire un cafe avec un frere rasta rencontre le jour d'avant.

Conakry

Pour comprendre le climat de la ville il faut arriver par la route... LA seule et unique route d'acces... Toute en travaux et bondée... On se fait donc 50 Km de bouchons sous un cagnard d'enfer... On avance tout doucement et on se fait controler par chaque policier que l'on croise... Sachant qu'il y en a un tous les kilometres, l'entree dans la ville se fait aux rythmes des coups de sifflets non pas au sons des jembes.

Ben se fera arreter pour conduite en mode pieds nus... Pfff le flic n'ayant pas trouver de failles dans nos papiers, il a observé nos pieds... On discute, il veut nous faire descendre de la voiture, on refuse; on lui explique qu'on a tout le temps pour aller au commisariat et mettre Manny a la fourriere.....on est d'un zen olympique....et puis le type lui s'enerve;  limite tres agressif et ca ca ne se fait pas...du coup un de ses collegues en civil et venu a notre secours.....plus correcte lui.  Tout finit par s'arranger sans le moindre frais... sans doute parce qu'on avait pas mal de chance de notre cote.
Apres ces kilometres de galleres et de poussiere on se trouve au centre ville et a notre grande surprise.. la... plus une voiture... un calme sur les routes qui impressionne pour une capitale...

On dormira a l'archeveche de la ville... le prix est cher pour le pays mais extrement bas pour la ville... Car Conakry est le seul coin ou le tourisme a fait des ravages... Les hotels sont hors d'atteintes pour des budgets comme le notre...les campings n'existe pas.  On a un but... se faire une nuit sur les iles de Los....poisson, plage deserte.... le depart est prevu pour le lendemain...

lundi 16 avril 2012

De la fraicheure

En route pour Conakry on fera une halte à Kilissi... l'arrivee sur un chantier nous cache bien les secrets que la nature nous offrent... Derriere les travaux, un site naturel rien que pour nous.

En discutant avec l'architecte des lieux autour d'une biere, on apprendra que l'ex-ministre du tourisme est entrain de faire battir un complexe touristique avec camping, restaurant, salle des fetes, spas etc... Ouf on arrive avant cette folie...

Kilissi c'est des chutes d'eau... avec leurs piscines naturelles qui nous ouvrent les bras... On passera la nuit au sommet de la premiere chute... Manny a presque les roues dans l'eau et nous on a une berceuse acquatique...

Les installations pour les touristes n'etant pas encore terminee.. on est tout seul....la douche se fait au pied des cascades... pfff un vrai bonheur se retour a la nature... et surtout un lieu magique avant la folie de Conakry...

dimanche 15 avril 2012

Dans un autre temps

Arriver en Guinee c'est comme entrer dans un autre temps.

Rien n'est organise pour les touristes. Pas d'hôtel, de campement, de restaurant.....pas de route non plus juste des pistes, pas de panneau de circulation et le plus souvent pas d'électricité.
Biensur on ne parle pas de Conakry, presque totalement modernisée

Pour nous, visiteurs de passage, capable de vivre en autonomie loin de la civilisation sur des pistes perdues cela ne devait pas tellement nous changer la vie et pourtant......on a mis un petit peu de temps a se réinventer.

En guinee forestiere, on apprend vite que peu d'hotels ont survecu aux guerres successives qui ont eu lieu en Guinee et dans les pays voisins: Le peu d'etablissement qui fonctionnent encore sont dans les grandes villes tel que N'zerekore et ils sont rempli par les hommes d'affaires de la Cote d'Yvoire, du Liberia et de la Guinee maritime. Ce n'est pas pour les touristes.

Le confort est a l'africaine. Douche au saut; chambre a 25 et parking limite a 3 voitures....Du coup pour se trouver une petite place....c'est difficile: D'autant qu'on a pas le choix en ville on ne peut pas dormir dans la rue c'est pas securise. On fait rapidement le tours des 2 etablissements de la ville. D'un cote une entreprise a loué les 4 a 5 chambres et refuse que quiconque se parque avec son vehicule pour passer la nuit..il nous laisse sans scrupule dehors De l'autre il nous accepte avec un sourire comprehensif et a la fois gene de nous pouvoir nous proposer autre chose qu'une place de parking a 22h coince entre 3 vehicules. Ca nous change beaucoup des hotels aux grands parcs verdoyant qui acceptent notre Manny avec un grand sourrire... En Guinee c'est à la dure...

Les tuyaux pour la douche et les lavabos sont installés..dans 2 salles de bain communes, mais y a pas d'eau courante.....bidons et bassines sont remplis au puit regulierement... la douche se prend au seau et la chasse d'eau est a la mano...

Pour avoir de l'electricite il faut attendre 18h. Alors que la nuit commence a tomber, ceux qui en possede mettent en route les generatrices. Un doux ronrons de moteurs emplie les endroits les plus "riche" de la ville. Vers 22h on pourra profiter de boissons un peu fraiche.... et encore c'est parce qu'elles sont restees bien cachees au fond d'un congelateur.

Et puis etonnament tout le monde se deplace a la lumiere de son telephone portable. C'est surpenant.

En allant au marche le lendemain on verra dans la rue des petites echoppes qui font tourner leurs generatrices toute la journee. Devant un enorme tableau avec une multitudes de prises electriques de toutes sortent. Le panneau dit "recharge" mais ici il ne faut pas comprendre recharge de credit pour votre portable; mais bien recharge de vos batteries. C'est un vrai business comme celui des lampes de poches et des piles electriques....

Autre surprise, trouver du gazole. Meme si il y a beaucoup de pompes; cela ne veut pas dire qu'elles ont le precieux carburants et qu'elle fonctionne.....sans electricite ca marche moins bien. Alors devant celle qui ont eu la chance d'etre ravitailler et de fonctionner manuellement, il y a des files d'attentes, et qui s'allongent a l'infinies des 18h et que les generatrices se mettent en marche. Des dizaines de petites motos, des pietons avec des bidons et quelques voitures patientent tranquillement....la pompe a essence est encore plus qu'ailleurs un lieu de rencontre. Avec notre Manny on passe pour des fous, forcement il est gourmand, le plein nous coute un demi millions de francs Guineens.....c'est une fortune.

Heureusement, on a toujours eu de la chance et trouve du Gazole sans trop de soucis. L'avantage des files d'attente c'est qu'on repere vite la station qui a ete ravitaille. Sur la piste on croisera de nombreux convoi de camion citerne essayant d'amener de precieux carburants aux pompes, on trouvera aussi de nombreux engins en panne; bloque la sur le bas cote....en attente de reparation....effectivement avoir de l'essence reste tres aleatoire. Des au'on pourra on fera le plein, meme si c'est juste pour quelques litres.

Tiens d'ailleurs parlons de la route.....a part 70 km de goudron absolument magnifique....la route c'est pas vraiment une route...on peut qualifie cela de bonne piste ou de voie 4x4....mais pas de route. Et pourtant on y croisera des camions citerne et des taxis en phase de dislocation, charge a bloc, qui sautent dans des nids d'elephants, slalom entre les bosses, les creux et les vehicules en pannes.....En Guinee on ne calcule pas les distances en kilometres mais en temps.

Sur les voies d'acces principales on sera controle par l'armee, qui a chaque poste nous demande notre ordre de mission. Nous on en a pas...on est des touristes. Leurs regards changent...on palabre un instant....On vient nous serrer la main, les gens nous renseignent toujours avec le sourire. Ils sont content de voir des touristes revenir dans leur pays...ils nous remercient d'etre la. Dans chaque village c'est pareil; les enfants crient des Toubaaaaaaaaabbbbouuuu a se casser la voies et nous font des grands signent. Il ne demandent rien....ni argent, ni stylo, ni cadeau.... ils sont aux anges quand on leur décochent un enorme sourire et un signe de la main.

Pour trouver son chemin il n'y a pas d'autre moyen que de demander. Le GPS ne nous aide en rien, la carte non plus ; les pistes guineennes ils savent pas ce que c'est. Parfois on s'arretera au milieu des carrefours en attendant patiemment le passage de quelqu'un....histoire de pas faire des kilometres dans le mauvais sens.

On trouve magique de se sentir ailleurs... deja dans un autre pays... mais surtout dans une autre dimension... loin de beaucoup de chose dont on a l'habitude....dans les autres pays visite on retrouvait souvent un confort accessible...confort simple et basique mais accessible..... alors la c'est le depaisement guaranti....on adore ca.

samedi 14 avril 2012

L'appel de la foret

La Guinee est divisee en 4 regions bien differentes les unes des autres. La Haute Guinee, voie par laquelle nous sommes entre dans le pays.....savane arbusive, grandes plaines desertiques. Il y fait chaud, tres chaud. La Guinee maritime ou l'on retrouvera l'ocean. La region du Fouta Jalou., un massif montagneux qui culmine a 1500 metres. Zone touristique de la Guinee ou il fait bon faire des randonnees a travers des vallees profondes et des cascades.

Mais c'est bien la derniere region qui nous attire le plus : la Guinee forestiere. Seul endroit dans notre periple africain ou nous rencontrerons une foret tropicale

Sur la piste tout devient peu a peu vert. Les arbres deviennent plus nombreux, plus haut, plus grand, plus fort. Ils s'entremelent et forment une forteresse... on ne peut qu'admirer. Pas moyen d'aller a droite ou a gauche, la foret ne nous laisse pas de passage.

Dans la ville de Seredou on s'aventurera quelques tours de roues dans la foret classee de Zaima... pour rejoindre le centre forestier. On dormira la-bas entoure de cette vegetation luxuriante.

En fin de journee la pluie vient nous rendre visite - il faut dire qu'en Guinee forestiere la saison des pluies dure 10 mois par an. Avant la nuit on essaye d'aller se ballader. On ira pas bien loin, la foret reste impenetrable et on n'est pas des inities aux traditions des ancêtres, ni des maitres de la machette Et puis dans ce dédale de verdure il est difficile de pas perdre son chemin. La lumiere du jour partira a la vitesse grand V....attraper par les arbres qui nous surplombent et qui nous laissent dans la penombre.

Et la foret prend vie....on entends des bruits bizarres, des cris d'animaux, des feuilles et des fruits qui tombent des hauteurs. On imagine volontiers que les petites betes du coin sont aussi grosse que des elephants. On a la visite de chauve souris. Et ca ne s'arrete pas. C'est bruyant, presque effrayant et en meme temps fascinant. On se sent tout petit....dans notre tente qui prend des allures de micro coque de noix...

Le lendemain on reprendra la route... fascinés par cette grandeur verdoyante... a la tombee de la nuit on cherche un coin pour dormir mais la foret dans toute sa splendeur reste sans issue... on est coince sur la route.

Finalement une piste part sur la droit...elle mene a un village ou nous demandons asile pour la nuit... On est acceuillit a bras ouvert, chaque adulte vient nous serer la main....chaque enfant nous regardent curieusement. L'ouverture de la tente est un grand moment de Oohhhh et de Ahhhhhh. La douche est entre quelques feuilles de Palmiers sous les bananiers, on nous apportera des bassines d'eau....on se lavera sous un ciel remplis d'etoiles. Nos hotels n'ont pas que 5 etoiles mais des miliers...c'est le grand luxe.

On est invité a manger. On partagera nos fruits et legumes et eux sacrifieront un joli petit coqs en notre honneur et feront un plat de riz... Le riz sauce restant seront pour note petit dejeuner. On quittera ce joli coin de paradis pour reprendre la route mais ce coup-ci on va aller vers la Guinee maritime...

Guinee - L'authentique

Des nos premiers tour de roues en Guinée on a l'impression d'etre dans un autre temps... quelques traces de goudrons et puis un silence et une impression de liberté. Rien n'arrete notre regard, il s'etend au loin dans le paysage. On mettera quelques temps a comprendre... dans ce decors, enfait, il n'y a pas de fils electriques, pas d'antennes relais, pas de sac en plastiques par terre ou en l"air, peu ou pas de vehicules sur plusieurs kilometres... la haute Guinee semble s'être arretee quelques annees en arrieres.

Tout les villages que l'on traverssent sont composes de cases faites de bancos avec de jolis toits de pailles. L'ecole est le seul batiement en beton avec un toit de toles... Pas loin il y a toujours un terrain de foot... en gros deux cadres en bois forment des buts dans un terrain vague. Les femmes transportent sur la tete des galbasses enormes et des paniers tresses. Il n'y a pas de bassines en plastiques. La cuisine se fait au feu de bois entoure de cailloux et non pas au charbon dans un grill... Les barrieres des champs sont en rondins... tout semble tellement propre.

La modernite ne semble pas encore avoir fait de mal.

Et puis le jour se met a tomber et rien... Pas de lumières pour nous annoncer une ville et pourtant on arrive a Siguiri. Par ci, par là quelques lampes de poches eclaires de petites echoppes. Elles fonctionnent a pile ou au solaire.. tiens finalement peut etre un peu de modernite. Dans la nuit on trouvera difficilement le seul hotel du coin, un peu en haut sur la coline... Le gerant nous autorisera a camper sur son parking avec vue sur la ville... mais la nuit on ne voit rien! Quelques loupiottes discretent nous indiquent le centre et sur des kilometres on reperes 4 ou 5 voitures qui circulent grace a leurs phares...

On va passer notre premiere nuit dans un des pays le moins develloper d'afrique de l'ouest... on en sait pas encore trop ce que cela signifie...

Essaye !!!! Pas pu !!!!

On arrivera a la frontiere de la Guinee Conakry a 16h45 le 18 mars 2012. A cette heure la c'est un coup de poker. On a une chance sur deux de devoir dormir sur place. Mais bon, on tente le coup..... ca va etre la 17eme frontieres africaines que l'on passe; on commence a connaitre tout les trucs et astuces pour passer sans soucis.

Le point le plus important c'est surtout de ne pas melanger les policiers qui s'occupent de l'immigration des personnes, avec les douaniers qui ne s'interessent qu'a la voiture et les gendarmes qui finalement enregistre le tout et nous souhaite bonne route. Ensuite il ne faut jamais, au grand jamais, s'enerver et pour finir il faut faire comme si on avait tout le temps et que cela ne nous inquiete pas de dormir sur place.....

En Guinee; il a bien fallut qu' un policier soit un teigneux et essaye de nous escroquer 10000 CFAs pour nous autoriser a montrer nos documents a la douane. Oui mais voila sa responsabilite a lui c'est nos passeports.....dommage et MDR !!!!! Il a eu son chef sur le dos et le chef de la douane d'en face et finalement on est passe sans debourser un centime. Et Toc !

Nous ca nous donne confiance pour affronter la frontiere Senegal - Mauritanie dans quelques semaines. D'avis de voyageur c'est la pire de toute.

Le Mali, on s'y attarde

Le 18 mars au matin on quitte Jean-Michel et sa famille pour decouvrir un tout nouveau pays. On nous parle de la Guinee Conakry comme un pays different.... pas touristique, moins developpe, plus authentique....Apres 10 jours a Bamako on bouge enfin vers de nouvelles contrees.

Oui mais voila. Le Mali on a de la peine a le quitter. C'est le deuxieme pays apres le Burkina dans lequel on revient et a qui on doit dire au revoir..... On a l'impression d'etre sur le chemin du retour; alors qu'il nous reste encore un mois et demi de voyage.......et il faut dire ce qui est.. on a pas envie.
Alors on traine un peu. On nous a parle du site de Sibi a quelques kilometres de Bamako sur la route de la Guinee.... il y a une arche de pierre qui surplombe la vallee et l'endroit et propice aux ballades. A 10h du matin on s'arrete a la hauteur d'un 4x4 pour demander notre route.... on va tous au meme endroit on se joindra au groupe.Le site est splendide. Grâce a la famille que nous accompagnons on découvre l'arche, une grotte qui est en dessous et surtout un chemin qui nous permets de monter tout en haut. Wouah!

Si l'harmatan ne s'etait pas joins a la ballade, le ciel aurait ete decouvert et on pourrait voir d'un cote la ville de Bamako et de l'autre la Guinee. Les photos sont difficile a prendre avec un fond laiteux et poussiereux....mais d'un autre cote c'est grace au vent que l'on ne grille pas sous le soleil, et que la temperature reste supportable. Dans cet endroit, les problèmes que le Mali rencontre semblent bien loin.

Serpents, Caimans et scorpions.....

Bamako c'est une ville de plusieurs millions d'habitants et nous on en cherche 1 en particulier. Facile non !!!!

Le numero de tel que Yannick nous avait donne ne fonctionnait pas. Il manquait un chiffre et les autres infos que l'on avait etait pas tres precises. Jean Michel et nom de famille, toubab habitant le quartier de Falladier et qui eleve des reptiles. Visiblement connu comme le loup blanc en ville. Yannick ne doutait pas un instant qu'on allait pouvoir le trouver.... nous on etait un peu plus dubitatif.

Vendredi soir a Didij Koro alors qu'on partage un verre avec les habitues, que les discussions vont bon train, on demande sans trop d'espoir si quelqu'un connait notre homme mystere. Et la oui, plusieurs personnes savent qui sait mais personne n'a son numero. On apprend toutefois qu'il a un bar et qu'on pourra sans probleme le trouver la-bas.

Le samedi avec notre precieux paquet en poche on quitte DHL pour retrouver Jean-Michel et lui donner des nouvelles de Yannick et Awa. C'est aussi a cela que ca sert les voyageurs de passage.... On trouve le bar en question mais a 11h du matin c'est desertique. Le gardien l'appelle Jean-Michel, il est au salon de l'agriculture pour presenter ses reptiles au public. Le rendez-vous est pris pour l'apres-midi. On l'a trouver.

Le salon de l'agriculture de Bamako c'est plein de petits stands qui sont la pour vendre des produits et autour de cela il y a quelques stands plus attractifs qui n'ont qu'un but faire venir le public: C'est au milieu de ce joyeux bazar que l'on trouve Jean-Michel et son fils en train de manipuler des pythons, viperes et autres reptiles devant un public mis effrayer mis amuse. C'est sa passion....il l'a partage. On apprends que le serpent qu'on a croise au Burkina en visitant les Domes etait surement veineux: On joue avec un cobra cracheur, on regarde un caiman tout pertube d'etre la et on cherche les scorpions dans un aquarium......On parle aussi de Yannick et Awa. On est content de lui donner de bonnes nouvelles......Au Burkina ils vont bien.

Finalement on est invite a voir la collection des petites betes que Jean-Mich a dans sa maison et a passer la soiree et la nuit dans sa famille.

Dans la cours de la maison on decouvrira de nombreux autres bestioles....une genette, des tortues petites et enormes, des acqurium d'eau douce, des lezards, un elevage de souris (ben oui faut bien nourir tout ce petit monde), les pigeons de son fils, d'autres scorpions, un chacal presque apprivoise......Le temps d'un soir on partagera la passion d'un "dinosaure" comme il dit.

On essayera d'appeler le Burkina sans succès, les lignes passent pas aujourd'hui.
Yannick ton pote on l'a trouve et il a promis de te telephoner....:-)

J'aatttteeeeeennnnnnndddddddddrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaiiiiiiiiiisss....

On doit donc recevoir un paquet afin de pouvoir continuer notre periple... Effectivement le permis provisoire de Ben expire le 19 mars et avant le depart pas moyen de le prolonger ou de recevoir le definitif quelques mois avant sa date d'echeance... pour le bureau des auto Ben doit etre a Geneve pour l'obtenir et c'est tout juste si on nous avait pas dit de changer les dates de notre voyage. Merci l'administration suisse...

Pour finir on a pu obtenir l'autorisation que les parents aient cherche le document a sa place... c'est eux du coup qui se sont battus avec le SAN et ont gagne un permis tout neuf sans date limite...victoire !!!!!!!

Il ne restait plus qu'a l'envoyer a Bamako mais a DHL Geneve lorsqu'on dit Bamako, le paquet est envoye a Bamako, Ouagadougou, Burkina Faso... allez comprendre pourquoi le systeme ne pense pas a la capitale malienne... surtout que tout le monde connait cette ville a travers les medias.. Bon maintenant on sait qu'un Bamako existe dans la capitale de son pays voisin... mais ca nous aide pas du tout.....Bref le mardi quand on va au bureau DHL de Bamako, Mali on apprend que le paquet est destine au Burkina... Reste plus qu'a le re-router vers le bon pays...

Pas complique mais pas possible quand on est le receveur.....le message doit venir de Geneve.... et Bam ! c'est a nouveau les parents de Ben qui doivent se battre pour faire que le paquet arrive dans les meilleurs delais a Bamako.

Apres de nombreux mails entre nous et eux.. et sans doute un joli nombres de coup telephone Genevois et egalement un harcelement soutenu du bureau de Bamako mali....on obtiendra notre paquet samedi....matin. La cheffe du bureau en ayant marre de nous avoir sur le dos elle nous avait envoye vers le responsable de l'aeroport qui a force de nous entendre a finalement reussi a le mettre notre precieux dans les mains du crew d'un vol commercial entre Dakar et Bamako. Pfffff.

Entre temps, grace a internet et le systeme de suivit des colis de DHL; on suit a la minute pres ou se trouve notre precieux paquet. Il est passe par Bruxelles; Londres; Auckland, Lagos, Dakar, Abidjan..... Si on y regarde bien il est passe plusieurs fois au dessus de la ville sans jamais y faire escale...Pour le gag; en quittant le bureau de DHL on voit sur le mur une publicite qui dit : Aidez-nous a reduire notre emprunte ecologique... Nous on veut bien hein.... faudrait peut-etre commencer par un cour de geographie....parce que meme en y reflechissant beaucoup je pense pas de la Nouvelle-Zelande soit sur la route entre l'Europe et l'Afrique......allez comprendre...


Bamako - une ville qui fait moins peur

On vous a laisse en plan alors qu'on etait encore au Burkina Faso.... on allait passer la frontiere malienne en direction de Bamako. On retournait dans cette ville avec moins appréhension que la premiere fois.....on allait peut-etre revoir des amis et puis on avait pas mal de choses a faire pour assurer la suite de notre voyage :
- les visas pour la Guinee Conakry, le Senegal et la Mauritanie - histoire de pouvoir rentrer en Suisse sans avoir a passer par Conakry ou Dakar si tout a coup la situation devenait instable.
- attendre le nouveau permis de conduire de Ben envoye de Suisse
- s'occuper un peu de la voiture
- Mettre a jour le blog et retablir le contact avec nos employeurs potentiels a notre retour:
- faire une journee de rien.
- trouver Jean-Michel, un ami de Yannick et Awa du Burkina

Avant de s'enfoncer dans la ville on s'arretera au camping le Cactus un peu en dehors..... histoire de ne pas avaler trop de poussiere tout de suite.
Sur place on retrouve Michael, un allemand avec qui nous avions partage une soirée musicale Chez Alice a Lome. Les retrouvailles sont simples on fait une (enfin 2) journee rien autour de verre de Bissap, lecture, repas en commun, finalement le temps file. Le week-end est passe il est temps pour nous tous reprendre la route.

Michael va en direction du Senegal et de la Gambie; nous on va s'enfoncer dans la ville et rejoindre l'auberge de Didji Koro. Arrive la-bas les choses n'ont pas change..... l'accueil est top on se sent un peu comme a la maison. On retrouve Annie, Romain, Touba. On apprend que Dominique a du partir en Europe pour regler quelques questions familiales mais que Pascaline est la.

Dans les rues la ville a d'autres couleurs. Le traffic est toujours aussi effrayant et la poussiere nous colle a la peau mais des etales de fruits et de legumes frais on fait leur apparission. Les petits restaurants de la rue on mis le nez dehors.... un peu partout on voit des terrasses ouvertes surtout le soir. La ville se prepare pour la saison chaude....tous le monde s'apprête a vivre dehors a l'ombre.

On nous avait annoncer des temperatures de folies au Mali au mois de mars....depuis notre entree dans le pays le 9 mars pour nous il fait froid. Ca nous fait rire.... quand on pense qu'on mois de janvier on supportait mal un 30 degres..... notre corps c'est finalement un peu adapte. Du coup depuis notre arrivee dans le pays on a sorti les sacs de couchages et les polaires. Mais en 2 jours les temperatures de saison arrivent et la journee en plein cagnard on sent bien les 48 degres.

De 11h a 16h le temps s'arrete.... il fait beaucoup trop chaud pour penser a faire quoi que ce soit.
Alors on prend le rythme a l'africaine.....doucement doucement. En ville on trouvera sans peine notre chemin pour les ambassades...finalement quand on a compris comment s'organise la ville et qu'on connait les heures a éviter pour les gros pics de traffic.... c'est facile.

Bilan en 4 jours on a 3 visas supplémentaires dans notre passeport. En fait on peut rentrer en Suisse presque d'une traite......ca fait bizarre.... le compte a rebours vient de commencer. La journee de rien c'est fait, les visas aussi, Manny a tous ces niveaux a jour, Toupa a la confirmation qu'elle commence a travailler le 1er mai, on a finalement publie la page Pays par Pays et Manny du blog.....reste plus qu'a trouver Jean-Michel et que DHL nous livre les papiers de Ben. On devrait quitter la ville demain.

mercredi 28 mars 2012

Infos news

On est a Conakry en Guinee Conakry. Notre passage au Mali c'est tres bien passe et nous n'avons pas eu a souffrir du coup d'etat qui a eu lieu apres notre depart du pays.

Vous le verez on est toujours un peu en retard sur le blog...que l'on met a jour quand on peut. En Guinee il est difficile de trouver de l'electricite, des cybers ....sauf dans la capitale.

C'est avec plaisir que nous avons enfin mis les pages "Pays par Pays" et "Manny" plus ou moins a jour. On vous laisse les parcourir. Nous ne pouvons plus mettre de photo car nous n'avons pas trouve le moyen de les reduire en taille depuis le cyber ici. Affaire a suivre donc. On vous laisse que du texte.

Voila on quitte Conakry pour la montagne dans quelques heures. On vous fait a tous de gros bisous et Merci de nous suivre.

Seul au monde

Apres avoir admirer nos amis les hippos, on prend la piste pour les piques de Sindou en allant en direction du Mali... On se retrouve dans un campement qui a des airs de petit coin de paradis : les hamacs sont omnipresent, les manguiers sont la pour garantir une belle ombre quelque soit l'heure... ils ont des douches... des vraies..et des boissons fraiches...... bref le paradis...

Apres une bonne nuit on part vers les pics de Sindou qui sont tout pret... a pied on va se perdre dans le dedale de roche... pas de guide, pas d'autres touristes......pour la premiere fois on est seul...En general sur un lieu touristique on est entourer de guides....des vraies, des faux...et puis d'autres personnes qui vendent on ne sait trop quoi et des artisans qui proposent des statuettes et colliers....

Cette fois la, on est libre de se ballader, de grimper et d'admirer des sites de sacrifices religieux...il y a tout....les boyaux d'animaux en putrefaction, des cornes des ossements.... En y regardant bien on voit la montagne nous surveiller......sous les trais d'un personnage de pierre.


On surplombe des paysages verdoyant tout en ressentant l'air qui souleve nos cheveux ainsi que les oiseaux qui ne s'arretent jamais de tournoier... Bref on ressent une liberte et une chance de pouvoir etre seul... vraiment seul... une premiere depuis le debut de notre voyage...
A Sindou on a eu la chance d'etre juste nous... accompagné par la nature qui fait briller les paysages... Bref un moment magique...

Malheureusement on doit partir pour passer la frontiere malienne avant le week-end histoire d'eviter des frais supplementaires... On quitte notre paradis... en regrettant de ne pas avoir plus de temps pour en profiter... Direction le Mali - Bamako.

La paix apres la tempete

On a survecu a la tempete.....Manny aussi. Finalement il est reste a sa place.

Le paysage qui nous entoure ce matin la est different. Certains elements du decors on vole, les manguiers ont laisse tombe leur precieuse recolte au plus grand plaisir des vaches, chevres et poules qui se font un magnifique gueuleton a meme le sol.


On prend la piste pour aller visiter les domes et la cascade..... Oui le paysage a change. La terre decharge l'humidite et les odeurs sont toutes plus fortes. Les femmes etendent le linge mouille...si nous on a pris la pluie, les villageois aussi surtout que leurs habitations ne sont pas tres hermetiques.


On commencera notre ballade par les domes - des vieilles montagnes travaille par le vent. En haut on voit les champs de canne a sucre - en train d'etre arrose. Ca nous semble un peu incongru vu ce qui est tombe cette nuit. Notre guide nous explique que la canne a sucre demande beaucoup d'eau et la il y en a pas eu assez....la pluie est tombe vite et fort mais pas en assez grande quantite....du coup l'arrosage ne s'arrete pas.


La cascade elle a pris du volume. Cette petite tempete lui a donne de l'energie. Elle gronde. Nous qui partions pour un petit bain dans l'eau fraiche....on trempera timidement nos pieds dans une eaux sableuses....qui charie tous ce que l'orage a mis sur son chemin. On flanera tranquillement dans une allee de manguiers gigantesques.


On s'adapte a la vie dans la region de Banfora .....surtout ne pas faire trop de choses, ni trop vite. Dans l'apres-midi on quittera la cascade et les domes pour aller sur le village de Tengrella....et son lac aux hippopotames. Installe au campement on profite de ne pas trop en faire. Les hippos ont les verra demain matin a 6h depuis une petite piroque....entre les nenuphars et le leve du soleil le moment est un peu magique....et nous un peu endormis. En glissant sur l'eau on se rapproche de la famille d'hippopotame qui barbotte par la. On profitera de les voir bouger et jouer dans l'eau....ils sont un peu plus actifs que ceux de Penjari.....mais quand meme il prefere avant tout faire la sieste. Ca fait envie.

Un Mac Do bien secoué

En arrivant à Banfora, on avait un truc immenquable a faire... aller chez Mc Donald! Et oui c'est surprennant mais sur le conseil de Alain et Michelle (deux voyageurs francais rencontrés a Lome) on ne pouvait pas rater un bon hamburger.....

En fait Mc Donald a Banfora c'est un petit resto qui fait des repas succulent et qui propose egalement des hamburgers... sans doute l'origine du nom... mais rien a voir du tout avec la grand chaine si connu. On a pu se regaler avec un steak au poivre et d'un bon cheeseburger... des mets qui nous titillent les papilles tellement on en a pas vu depuis long temps...

Une fois repu, on rejoins le campement Baobab pour y passer la nuit... enfin quant on se pose un peu, on sent le vent se lever et l'odeur de la pluie.... on ouvre la tente de toit pour avoir un abris au besoin... surtout que un peu de repos nous ferait le plus grand bien... mais, avant les premieres gouttes le vent devient de plus en plus puissant...

Caches dans notre tente de toit on admire le spectacle et on commence a avoir l'impression d'etre sur un navire en mer... Manny tengue... on sent les suspenssions qui travail alors qu'on est a l'arret. Finalement le vent et la pluie deviennent tellement fort que les coutures commencent a laisser passer l'eau... En se disant que si on fait rien on sera trempé, que la tente risque de casser et ce qui nous passe par l'esprit c'est: On fait comment si Manny se retourne?
On plie la tente sous l'orage en evitant les trucs qui volent. A peine on a un chtit doigt dehors tout notre corps est degoullinant....on se refugie sous une paillotte de l'hotel, avant d'autre vacancier.
Il n'y a rien a faire d'autre que d'attendre que ca passe.

Apres une petite heure , calme revient et on se dit que ce Mc Do tient bien au ventre compare a ceux d'Europe... Avec la nuit qui arrive et le calme qui se fait sentir on re-ouvre notre maison et on se pose pour une bonne nuit...

Enfin c'est jusqu'a que Toupa vers 2h du mat reveille Ben en disant il va de nouveau y avoir un orage. Mais non retorque-t-il et 10 minutes plus tard la pluie tombe drue et le vent revient de plus belle, Manny prend des allures de bateau en perdition. En pleine nuit on plie une nouvelle fois la tente en sous-vetements et sous une bonne royee.. et on cours vers une paillotte qu'un gars de l'hotel nous conseille... Couche dans un bon lit on est pres a continuer la nuit......sauf que apres 5 minutes il pleut a l'interieur.... Ben se leve et ferme la fenetre mais la paillote prend l'eau.. et oui le toit a des trous et l'eau goutte sur un coin du lit...

On finira par dormir en boule dans le coin opposer avec l'espoir que le toit garde ca place et surtout que Manny ne sera pas entrainné par le vent et l'eau...

Ouaga... C'est fini

Vu que Manny ronronne et qu'on a profiter de Ouaga pour reparer les serrures et faire la vidange, là on est prêt a partir...
Alors on quitte la capitale Burkinabaise pour se rendre vers la region de tout les repos... Bobo-Dioulasso et Banfora...
Sur la route, les paysages deviennent de plus en plus vert et en quittant Bobo on ressent deja que l'humidite va suivre...

lundi 26 mars 2012

Quand la cavalerie arrive...

Le 3eme jour de travail sur Manny... on lave tout et on remonte tout... enfin en remettant notre roulement neuf le garagiste qui le mettait en place a coup de martaux sur un tourne vis le fend ... Pour lui c'est pas un soucis... mais Ben etant sur son dos... ca devient un soucis... Il accepte de racheter la piece a ses frais...finalement c'est lui qui a fait une erreur.....

Apres 1h il revient avec la piece remontee et sans felure... treeees bien.... On remonte le tout en remettant de la graisse et de l'huile la ou c'est neccessaire (heureusement on avait cela en rab dans notre caisse mecanique) et on part a l'essai.. Apres plus de 8h de travail on roule :-) et ca marche...pas de bruit bizarre, pas de soucis........ aaaah le soir arrive et Ben est bien heureux a l'idee de pouvoir rejoindre le camping avec Manny roulant comme a son origine.

Mais......la facture de la main d'oeuvre apparait... c'est etrange mais le prix a augmenter de moitie... D'un coup rien ne va plus... surtout que des frais de gardienage sortent de nul part. On est un peu trop rode a l'Afrique de L'ouest pour se laisser faire. Et puis notre technique est au point....Ben a sur lui le montant exact de l'accord....point....le reste est avec Toupa.

On ne payera pas plus que ce qui a ete convenu au debut et lorsqu'il tend l'argent au garagiste... il refuse de le prendre! Ca devient completement fou. La, on a un gros soucis...

Ben va dans Manny et retend l'argent... rien... il demarre le moteur et soudain tous les mecanos du coin encerclent la voiture et s'aggrippent furieusement au volant et a l'echelle en demandant s'il veut partir par la force. Non, biensur que non.....mais on veut payer le prix juste...

Fou de rage, il ne faut jamais s'enerver sinon ca peut vite partir en sucette...Ben laisse retomber la pression et tente de re-discuter... Pas moyen on lui dit que s'il part sans avoir payer le tout de cette facture il va avoir de gros probleme et surtout que maintenant que toute une partie de la ville est attroupee au tour de Manny que tout demarrage ne sera pas possible... Coince et dans la merde!

En Afrique quant quelques choses va pas... le message passe tres tres vite et tout le monde se rallie a un avis et vous assure que y a pas lieu de trouver une autre solution que de payer. Forcement ce retrouver seul "nassara" au milieu d'une foule....c'est pas tres rassurant. Finalement Ben mentionne qu'il n'a de toute facon pas cet argent sur lui.....et qu'il doit utiliser l'option "appelles un amis". Dring dring dring....sur ce coup c'est Toupa. C'est clair tout seul on pourra pas s'en sortir.....on va faire appelle a la gendarmerie qui est pas loin du garage..........

Du cote du garage on attend... Du cote de Toupa on court prendre un taxis et rejoindre la gendarmerie.....et on attend aussi. Faut pas avoir des problemes trop grave ni urgent. Finalement a renfort de grands mots tel que sequestration, excroquerie, de risque de passage a tabat et de quelques larmes bien utiles....apres 20 minutes deux flics acceptent de l'accompagner aupres de Ben et de ses " ravisseurs".

Du cote du garage rien ne va plus....d'un mal entendu on est passe a de vraies menaces.......a partir du moment ou ils ont entendu le mot police le ton a change...... je cite: "si la police vient.... ca va casser" et surtout que " tu sais ici on peut t'enfermer dans une cabane ou une maison... jusqu'a ce que tu paies..." ou encore " ta vie elle vaut beaucoup plus que ce qu'on te demande la... alors reflechis y..."

Heureusement Toupa debarque avec un grand homme tres baraque en uniforme et un petit grigalet en chemise... la cavalerie est arrivee... tout le monde regarde un peu etonne.....visiblement c'est assez exceptionnel d'avoir pu les deplacer.

Les gerants du garage partent a cote avec les flics et apres quelques minutes ils reviennent en demandant le prix convenu et tout le monde part libre....en un seul morceau....... Ouf Manny est en bon etat et on est tout les trois liberes...quel soulagement...

samedi 17 mars 2012

Comme a la maison

Ok on est dans une grosse galere. En gros si on ne peut pas reparer Manny, on continuera le voyage en sac a dos. Mais ca va quand meme etre moins facile. Alors c’est un peu la deprime. Heureusement en Afrique tout est possible….

Par ragot voyageur on a entendu parle d’un camping tenu par Yannick et Awa un couple francais-burkinabe. L’avantage qu’il a c’est de pas etre trop cher et a cote de la ville. On arrive dans le petit village de Zongo. Un peu stresse de rouler avec un Manny pas au top de sa forme. Yannick nous ouvre les bras de la maison. Accueil chaleureux ; grand jardin…le tout est simple mais on s’y sent bien.

La premiere soiree on partagera l’apero….puis pour diner chacun retournera dans ses quartiers. Nous, dans un coin du jardin et eux dans leur maison. Le lendemain on court apres le garagiste que notre garagiste de Pô nous a conseille. Courir c’est le mot. Il nous fera tourner en bourrique.
C’est clair on ne fera pas d’affaire avec lui.

Retour chez Yannick avec plus de questions de de reponses dans la tête. Si Manny doit rester au garage nous ca veut dire qu’on n’a plus de maison (on vient de trouver le defaut de la tente sur le toit). Et nos affaires, on en fait quoi ? On peut etre sure que Manny sera vide si on laisse tout dans un garage....gardien ou pas sur place. Yannick nous propose alors un plan parfait. Un
qu’on vide notre Manny dans sa camionette et il nous laisse les clefs et deux il nous propose d’elir domicile sur sa terrasse…..matelas et moustiquaire a disposition. Vu les temperature la nuit on va dormir comme des rois.

De fils en aiguille on rencontrera toute la famille….Jacqueline et ses 6 enfants jmais tous la en meme temps alors on peine a les reconnaitre, la belle-sœur ; on prendra le cafe ensemble le matin ; on ira au marché entre filles acheter des tissus ; on partagera nos trucs cuisines et nos repas, on aura des discussions fort animes autour d’une biere ; on se fera une soiree apero qui dure un peu trop longtemps et une soirée cinéma.

Pour nous permettre de communique la journee il nous prete un telephone. La terrasse devient notre lieu de vie a tous.….c’est un peu comme chez nous…..Grace a Yannick et Awa on trouve une petite bulle d’air ou il fait bon se refugier , surtout lorsqu’on entend la tempete qui gronde au dehors.

Apres une semaine de vie ensemble ; on les quittera avec un gros coup au cœur. Mais promesse est faite de se revoir….surement sur le continent europeen lors de leur prochain voyage.

Le passage d'un pont vers l'au-dela

Au garage de Pô... On prend le temps de se faire comprendre.... c'est pas la boite a vitesse qui fait chier. Il faut qu'ils arretent de vouloir demonter toute la boite, les vitesses passes sans soucis.. Apres 1h de discussion on se fait comprendre... en se mettant dessous on remarque que le bouchon de vidange du pont avant est plus la... tiens tiens Manny voudrait donc semer des petits bouts de lui et laisser des souvenirs sur les pistes africaines.. qui sait on retrouvera peut etre une statue composee d'un bouchon de vidange de pont.. vu qu'ici il recycle tout!


Avec la fuite expresse du bouchon... l'huile a pas trop attendu pour se faire la male... resultat plus d'huile dans le pont avant, ca a grippe et sa fait un gros KLAOUNK.... On se demande si en remettant un peu d'huile et un joli bouchon... ca pourrait suffir pour qu'on reparte... avec un peu de chance...

Alors on achete un bouchon et on remet les niveaux... la boite de transfert a aussi perdu un peu d'huile...on refait tous les niveaux et on essaye... la on a pas bouger , meme pas d'un tout petit millimetre.. Dommage.. au moins on aura essayer... le garagiste.. honete petit homme nous dit qu'en bloquant le differentiel on peut monter sur Ougadougou et trouver la-bas les pieces pour reparer.. mais selon lui on devra changer tout le pont...

Le diagnostic fait mal.....AIE....de toute facon on a pas trop le choix et sur ces bonnes paroles on reprend la route en direction de Ouaga avec le differentiel bloque...ca marche... on arrive jusqu'en ville. ouf !!!

Histoire d'avoir plusieurs sons de cloches....on trouve meme le moyen d'envoyer des e-mails a des connaisseurs de la mecanique Land Rover... et specialement connaisseurs des galeres au fin fond de l'afrique! D'apres eux... le seul moyen c'est de demonter pour voir ce que pourrait nous cacher Manny... si on a de la chance c'est seulement un roulement...

On se trouve un camping parfait pour pouvoir gerer avec facilite notre petit soucis... Manny est vidé et on se trouve un garage... la on se met d'accord sur un prix... et Patricia me laisse avec Manny et les mecanos... Eh oui ici si tu laisses ton vehicule de blanc sans surveillance on te garantit pas que les bonnes pieces ne seront pas echangees contre des éléments de seconde voir quatrieme mains et que tout ton vehicule ne sera pas revendu... bref mieux vaut etre la pour garantir un travail bien fait et que Manny garde ses petites pieces a lui!

Deux a trois mecanos locaux et moi on se lance dans le demontage du pont avant... en 2h j'apprends que Manny a deja subit des reparations africaines.. car n'ayant pas les outils adapter pour demonter certaines pieces ils prennent un tourne vis et un martaux et ils tapent... ca marche pas trop mal... mais ca laisse des traces... On apprend aussi que Manny a casse les deux arbres de roues et le roulement de differentiel.


Pour les non-connaisseur (parce que maintenant on est presque des pros.....:-p ) c'est ce qui transmet la force du moteur au deux roues avant afin d'etre en 4x4 et le roulement permet a une barre de tourner sans soucis... et tout ca a casser...
Avec l'aide du reseau Land qui est au taquet par e-mail interpose et ces infos on se renseigne sur le prix des pieces d'occasion (le neuf ca n'existe que sous des delais de 3 semaines a 3 mois). Les pieces sont a des prix raisonnables et en bon etat... On les achetera le lendemain!

On est pres pour regler le probleme et repartir....oui mais voila.....On ne pourra pas travailler le lendemain car un voisin du garage est decede et donc plus rien dans tout le quartier ne doit etre actif en marque de respect pour la famille....le garage est donc ferme On pose le tout... On reviendra demain.

vendredi 16 mars 2012

KLAOUNKKK !!!!!

Bruit particulierement effrayant....quand Manny fait KLAOUNKKK, que ca resonne dans tout l'habitacle et que vous avez meme le plancher qui tremble.....c'est pas bon....pas bon du tout.

Et puis biensur...KLAOUNKKK c'est pas un bruit qui arrive quand on est dans une grande ville....noooooooonnnn ! Evidemment que non. Ca arrive plustot quand vous roulez peu avant le couchez du soleil entre Pô et Ouagadougou.....en gros quand vous etes au milieu de rien.


KLAOUNKKK a ete suivit d'autres petits bruits tout aussi inquietants; puis d'une perte de puissance et finalement d'une incapacite de rouler. Sans avoir même jeter un coup d'oeil on savait tout les deux que cette fois ca y etait.....Manny nous faisait sa premiere grosse panne au 13090 km de notre voyage.

Bon on a quand meme de la chance c'est qu'il ne fait pas encore tout a fait nuit, que sur la route il y a encore des usagers...et que par chance on est sur du goudron et pas sur une piste...le premier camion qui passe s'arretera et nous remorquera jusqu'a Pô....dans un garage au bord de la route qui ressemble plus a une casse qu'a un garage.

Pour eviter qu'on nous depece le vehicule, et qu'on prenne ce qu'il y a dedans on ouvrira la tente sur place. Entre la route, la poussiere, la musique de la boutique voisine, les passants curieux qui n'attendent que de pouvoir mettre le lnez dans notre voiture (moteur et habitacle) pour se servir de ce qui pourrait leur servir, le gardien qui garde mieux la chaise sur laquelle il dort plutot que les carcasses qui nous entourent.....La nuit promets d'etre courte.

Quand Ben mets ses pas dans les pas de son grand-pere

En arrivant au Burkina on avait une seule envie... rouler... et faire de la piste.. car au Togo, la route était courte, fatiguante de par sa qualité extrêment réduite... Alors on s'est offert 280 Km de piste…pour rejoindre Pô!

Vous allez dire pourquoi Pô, Y a rien là-bas? Et vous n’avez pas tord...excepté que c'est là que mon grand père était passé voir le projet d'un de ses amis... projet qui consistait à fonder une école technique. Ce projet était et est toujours soutenu par la champagne genevoise... nous voulions voir ce qui se faisait si loin de chez nous... Alors on est allé à Pô!

Là on savait juste qu’une école, qui formait des jeunes, avait été fondée par M Berthod, un ami de mon grand père. Bref on savait pas grand chose car dans la ville de Pô, nombreuses sont les associations qui soutienne des centres, école etc… Pour trouver plus d’infos on cherche un Cyber... On a passer trois heures à tourner en rond dans la ville sans en trouver un seul d'ouvert….et oui c'est samedi et y a eu une coupure de courant... On avait pas fait attention à ça...

Pour finir, c'est un policier qui nous arrête et nous demande si on cherche quelques choses... on lui explique notre soucis et il nous dit de prendre place dans son poste. Un de ses subordonnés
nous amène un ordi portable resplendissant en nous branchant sur le net grâce à une clé USB... et ça marche plutôt bien.

On trouve quelques infos et une photo...on demande aux gendarmes sicette tête leurs dis quelque chose ? Là le flic dis avec un énorme sourire:" Mais c'est l'école P.K. Victor!!!!!" Cool on sait où aller maintenant et surtout selon le flic tout le monde connait et cette école a une bonne réputation.

On y arrive... des ateliers d'apprentissage pour la construction métallique, la mécanique automobile et la menuiserie bois. Mais on apprend également, à travers des élèves qui étudient, que des bâtiments ont récemment été construit pour permettre une scolarisation allant jusqu'au Bac. On apprend aussi que tout le monde est loin pour le week-end et qu'on ne pourra
malheureusement pas voir les ateliers ni les élèves suivrent des cours.

Je me sens tout petit au milieu de cette grande école permettant à de nombreux jeunes de la région d'apprendre un métier ou d'obtenir le Bac... et surtout de me dire que mon grand père avait foulé cette même terre il y a quelques années et tout cela bien loin de la maison...Ca fait un peu bizarre. A l’époque son voyage devait etre bien plus risque et aventureux que le notre. Il avait rejoins le fin fond du Burkina en bus, taxi brousse et a pied avec une petite besace. De quoi avait l’air la region a ce moment la ? et les gens ? On se rend compte qu’on a trop peu aborde le sujet de l’Afrique avec lui , lorsqu’on lui avait rendu visite en Espagne.…..Pfff le monde est vraiment tout petit... mais restera toujours plein de surprises...

On prend quelques photos, on discute avec les élèves présents. La route nous attend.. et le soleil commence a doucement décliner... rester à Pô ne nous tente pas trop... surtout que si on voulait voir l'école en pleine action on devrait rester 2 jours sur place... là, on veut juste avancer... Alors on décolle direction Ouagadougou.

Les paysages du Sahel

Apres la faille d'Aledjo, derriere la montagne on change de decors...on retrouve des paysages connus. Fini le cote tropical et le cote vert,les arbres fruitiers et l'humdite. La route est toujours aussi galere....mais on est dans le nord du pays et la region du Sahel....temps et paysages secs, plaines d'herbes jaunes, baobabs, on respire un peu mieux.

Avec les temperatures qui montent au fur et a mesure qu'on avance, on panique un peu pour les petits plants d'arbres que l'on transporte. Ca le ferait pas trop d'arriver avec des plantes toutes rabougries...habituees quelles sont a vivre dans une zone tropicale....on verifie regulierement leur etat...et on leur donne de l'eau a chaque occasion. D'ailleurs on fait pareil pour nous.

Ca aide finalement d'avoir une seule route qui traverse le Togo.....on a peu de chance de se tromper. On trouvera donc sans probleme le Monastere de Sadori dans la region de Mango. Les soeurs nous accueillent avec plaisir et generosite. On passera une nuit sur place dans une chambre avec douche et toilette a disposition....un grand luxe.
Elles sont contentes d'avoir des nouvelles de Dzogbegan et de recevoir des petites plantes qui, avec tous nos efforts, ont bien supportees le voyage. Mission accomplie, ce n'est plus a nous de faire survivre ses futurs arbres fruitiers dans un pays desertique. Ouf !!!!

Lorsque Soeur Spera apprends que nous allons au Burkina; elle nous charge d'une autre mission de transport. Ramener une glaciere et un grand sac de poudre blanche au Monastere de Koubri - Burkina Faso. Il parait que c'est pas loin de Ouagadougou. A nous de nous debrouiller pour trouver l'endroit. Ce challenge nous amuse.....d'abord parce que vu l'accueil des soeurs on se verrait pas refuser, ensuite parce que ce nous assure de trouver sur notre route les fameux yogourt fait maison et ca c'est une merveille en petits pots.

Mais euh.....passer une douane avec un sac de poudre blanche, ca posera pas de probleme ?
D'apres soeur Spera non. Il suffit de faire gouter au douaniers si jamais. Ah ben oui, c'est sure; tout le monde connait le gout de la poudre de Baobab !!!! mais meme en y regardant bien on trouve quand meme qu'on a un peu l'air de traffiquants.

mercredi 14 mars 2012

Le Togo nous fatigue - si encore

En dehors du plateau du Danyi, on est pas tres motive a parcourir le Togo de long en large. Des cascades, des rivieres, des parcs nationaux sans animaux...en fait on a deja vu un peu tout cela au Benin....et puis il faut l'admettre la route nous manque. Depuis notre entree au Benin nos etapes se sont raccourcies et l'on a envie de faire de longues distances....de se perdre dans des paysages qui se deroulent devant nos yeux.

Du coup on prend la seule et unique route qui traverse le Togo du Nord au Sud. C'est pas comme si on avait le choix....soyons clair .....il n'y a vraiment qu'une seule route. Ce a quoi on ne s'attendait pas c'etait la qualite de cette derniere. Le seul axe qui relit le pays est juste un veritable piege.

Parfois elle a la taille d'un petit chemin, puis il y a des trous, des bouts de route qui manquent...et des usagers qui n'ont pas le choix. Alors on retrouve des camions, des voitures, des petites motos et des velos....tous le meme chemin et dans la meme galere.

On fait du 300 km en 8 heures. Quand on nous l'a dit on y croyait pas on a finalement assez vite compris.

Et pour couronner le tout....au bord de la route.....il n'y a pas grand choses a voir. Des centaines de petites echoppes installees la....qui semblent a la fois detruitent ou en cours de construction, des zones industrielles, des garages, des carcasses de voiture. Rien de tres pitoresque. Alors on bouffe du kilometre a la vitesse de l'escargot.


Et puis on arrive a la faille d'Aledjo. Les camioneurs en ont peur. Tout le monde s'engouffre dans une route qui serpente dans la montagne. Au milieu des lacets, abruptent et comme tranches au sabre dans la pierre...la faille apparait comme un passage etroit et ardue. Des camions sans frein et dans un etat mecanique peu recommendable s'y engouffre avec grande precaution et a 10km /h....pas moyen de faire autrement c'est etre sur la route ou dans la roche et apres la faille c'est la chute pour ceux qui n'ont pas les bons reflexes.

A notre sortie de la faille on verra le resultat. Des carcasses un peu partout. Impresionnant.


Entre la route dans un etat lamentable et la faille ou il faut etre vigilant et eviter tous les pieges.....nous on sera juste epuises et on aura surtout pas assouvi notre envie de faire des kilometres. La route ou la piste nous manque toujours autant.

Bonsoir ma soeur

Bonsoir ma soeur. Ces mots sont sortis de notre bouche avec un peu de difficulte, on a pas trop l'habitude. Mais lorsqu'on demande l'autorisation de camper devant le couvent des Soeurs Benedictines de Dzogbegan il faut savoir s'adapter.
On avait passe la journee sur la route a visiter le plateau du Danis. Paysages sublimes entre foret humide, monts dont la vegetation est luxuriante, une heure avec un guide qui nous parlera de cafeiers, bananiers, cacaotiers, manguiers et des tresors de la vegetation locale pour manger et faire de la peinture, on etait parti a la chasse aux papillons sur le mont Kloto....on se sentait tout petit dans cette environement frais et debordant de richesses.
Avec Manny on devait se faufiler dans la montagne par des pistes pas forcement faite pour un gros 4x4. A droite un ravin, a gauche la montagne. On sait pas trop comment on aurait gere si un autre vehicule avait eu l'idee de faire le meme chemin en sens inverse.....mais on est passe et ces petites pistes cachees nous ont guidees a travers de nombreux villages perdus au milieu des montagnes et jusqu'au l'Abbaye de Dzongeba.
Le Couvent est un endroit de recueillement et d'accueil. Les soeurs ont le sourire sur le coeur et la generosite dans la voix. Visiteurs de passage elles prennent soin de nous. Le petit dejeuner est un regale. Confiture et surtout yogourt maison. On en sera tellement fan qu'on restera la un deuxieme jours. Non plus serieusement, sur place on rencontrera des Francais qui sont la pour travailler sur la bibliotheque du village....forcement apres notre passage a la Bergerie; cette histoire cree automatiquement des liens. On restera un jour de plus pour les aider a resoudre leur probleme de container de livres bloque au port de Lome...et on visitera aussi le coin.
Pas loin de l'Abbaye il y a le Monastere des freres benedictins. On rencontrera le Pere Martin qui souhaite monter au monastere benedictins qui se trouvent plus au nord du pays. Malhereusement on a pas de siege pour lui, mais on partira avec des plants d'arbres a liver au Monastere de Mango. Notre voyage au Togo se fera sous la protection de Saint Benoit.

mardi 13 mars 2012

Le Togo nous fatigue

Au Togo il y a une seule region qui nous interesse vraiment....le plateau du Danyi. La plupart des fruits et legumes que l'on mange depuis notre entree au Benin viennent de cette region. On parle de splendides paysages, de forets luxuriantes et de marches debordant de produits frais et pas cher. On va quand meme prendre le temps pour y arriver.
On quittera le brouhaha de Lome pour rejoindre la ville de Notse pour passer au marche de l'ananas. Sur place en 5 minutes on nous montre des petits, des gros, des sucres, des plus acides..... On nous en proposent 6 pieces pour 1000 cfa soit 1 Euro 20.....c'est de la folie.
Sauf que toute la production est prete et mure, a manger le jour meme.....alors chaque vendeuses veut nous refourguer ses ananas....c'est limite si elles ne nous l'a mettent pas sous le nez alors que la voiture roule encore... On ne sait finalement plus comment dire 'non merci'.....c'est fatiguant.

On empruntera ensuite la piste pour Kpalime...accompagne par un voyageur sombre et bruyant....tres menacant : l'orage. De loin les nuages noires approchent, le vent se leve, la luminosite change et meme en plein jour on a l'impression que c'est le crepuscule....
Puis Manny prend quelques gouttes discretes.....et plusieurs......ca finira par une pluie torrentielle. Les routes deviennent des torrents rouges, la visibilite est egale a pas grand chose....On essaye de ne pas ecraser un pieton ou une moto.....c'est fatiguant.
On arrivera a Kpalime epuise et mouille. Manny a pris l'eau dedans comme dehors. Le temps nous pousse a prendre une chambre dans une petite auberge de charme selon le Routard, avec restaurant, bar et succulent petit dejeuner. Sauf que le restaurant est ferme, la serveuse du bar nous envois la moitie d'un schweppes sur les pieds sans s'excuser et il n'y a pas de petit dejeuner non plus...grrrrr...on finira par se faire a manger dans la chambre avec nos affaires de camping.......apres avoir negocier cette seule option pendant de longue minute avec le responsable de l'auberge qui ne sait pas nous proposer d'autres options si on veut manger.......c'est fatiguant.

Demain sera un autre jour....avec du soleil et de belles rencontres

Alice - la pailotte aux merveilles

Lome c'est une grande ville qui ressemble a s'y meprendre a toutes les grandes villes africaines qu'on a traversee : poluee de sac en plastique, en travaux de tous les côtes. Le marche central est vivant...c'est le moins que l'on puisse dire....on a l'impression qu'il vous gobe....le reste de la ville semble être un cafarnaum constant.
Dans cette univers vombrissant on plonge....et il faut prendre le rythme au risque de se faire manger tout cru. Il faut avoir l'air decide, sur de soi....comme cela on vous laisse un peu plus tranquille. Et puis, a chaque endroit on a reussi a trouver un petit coin de tranquilite.....qui nous permets de respirer.
A Lome on campe 'Chez Alice' une suissesse qui a cree une bulle de douceur dans une ville de fou. The froid, wifi, tranquilite, se faire un film sous la paillottes, des singes dans le jardin, un concert de musique live le mercredi, et une Stammtisch, ....ca rendra notre sejour a Lome agreable.....

4 minutes pour changer de programme

Qu'est ce qu'on peut faire en 4 minutes.....au depart ca parait etre un temps extremement court...et finalement 4 minutes c'est 240 secondes......et ca peut paraitre etre un temps tres long.
Dans notre cas en 4 minutes on a reussi a se faire jetter d'une Ambassade, celle du Ghana a Lome au Togo

Apres 3 jours Dagmar et Heimo il etait temps de se separer une nouvelle fois. Ils continuaient leur route au Benin, on passait au Togo. On avait le projet de se retrouver une nouvelle fois au Ghana.

Du coup notre programme : s'installer a Lome et essaye d'obtenir le visa pour le Ghana....avant de monter dans le nord. On avait deja essaye d'avoir ce visa au Mali, mais on avait pas donne nos documents devant le discours mi-figue , mi-raisin que Monsieur l'Ambassadeur nous avait fait ce jour-la. Cette fois la ou moins on avait rencontrer Monsieur l'Ambassadeur. On s'était alors dis que en étant au Togo... plus précisement a Lomé....Capitale et ville frontiere avec le Ghana.. On aurait plus de chance d'obtenir le visa.

A l'ambassade de Lomé on est froidement accueillit et on nous dis que le visa devait etre pris dans le pays d'origine et qu'on ne peut pas juste se presenter a l'ambassade d'un pays voisin en esperant recevoir le visa... A ben non c'est pas comme si on l'avait fait 10 fois pour les pays voisins hein....noooooooonnnnn.

Donc voila, 4 minutes chrono apres avoir signe le registre des entrees on fait de meme avec celui des sorties.

Pas decourager pour autant on se dirige vers la frontiere... le personnel de l'ambassade nous y envoie pour peut etre pouvoir obtenir un visa. A la frontiere on manque de mourrir etouffe lorsque le douanier nous dis qu'il n'y a pas de problme et que le visa coutera 150 dollars US par personne. La s'en est trop... a l'ambassade il coute officiellement 20 000 CFA soit 30 Euros.

C'est clair, on ira pas au Ghana... 4 minutes dans l'ambassade et un prix exorbitant auront eu raison de nos envies...Apres avoir fait des courses au marche central et mange un bon repas on reflechit la carte de l'Afrique de l'ouest dans la main... tiens pourquoi pas la Guinee Conakry?

Beaucoup de voyageurs nous en parlent en bien et nous le conseil... notre reponse a toujours ete on sait pas si on aura le temps... maintenant on l'a !

samedi 3 mars 2012

Vodoun

On en entends parler….mais il semble y avoir aucun moyen pour en apprendre plus sur le voudou. Dans le village de Possomtome on trouvera une ONG – Benin Ecotourism – qui propose un circuit de 3h pour decouvrir cette religion.

On ne verra ni poupee, ni aiguille, ni pate de lapin et œil de serpent….on parlera de sorcieres, de devin, de sacrifices, d’esprit, de foret sacree.

En general les Dieux peuvent tuer, rendre malade, fou ou rendre aveugle….mais ils l’ont fait les rituels et les sacrifices correctement, ils peuvent a l’oppose sauver un enfant, combattre une sorciere, apporter prosperite et proctection. Comment ? Ca on sait pas trop, on a pas reussi a avoir la moindre reponse.

Notre tour a commence par l’autel du Dieu du tonerre et de la foudre. Pour prouver que l’on est pas une sorciere, on fait des offrandes aux Dieux. Mais si l’on en est une, le Dieu tue. Sur l’autel que l’on voit, qui semble tomber en ruine, se trouve le cerceuil en morceau et dedans le corps d’une femme.. Le village qui ignorait que la femme decedee était une sorciere, l-avait enteree comme l-usage le souhaite dans sa maison. Oui mais voila personne ne dormait plus…les Dieux n-etaient pas content. Il fallait rendre le corps de la sorciere a la divinite. Apres une ceremonie, ou le corps a été traine plusieurs fois autour de l’arbre-autel ce dernier a été depose la ou l’a trouve et il y restera a vita.

Notre visite continue avec la decouverte du temple a l’honneur des dieux gardiens du village… les pretres s occupent, lorsque les dieux le souhaitent, de la protection des villageois en sortant la nuit pour virer a coup de batons les etrangers qui sont dehors car se sont sans aucun doute des voleurs, sinon ils seraient chez quelqu’un ou dans une auberge. Seul les inities peuvent survivrent aux dieux gardiens en prononcant les bonnes paroles. Les femmes quant a elles ne sont pas autorisees a voir un dieux gardien et donc si elles sont seules dehors la nuit… leur sort en est jete.

Ensuite, on approche doucement de l’autel de l’adultaire…. C’est la que les hommes qui quittent le village font une ceremonie pour que le dieu surveille sa ou ses femmes et que si il y a adultaire et que la femme ne l’avoue pas a son mari, celle-ci mourra apres avoir chahuter les draps dans la case. En revanche si elle l’avoue elle peut demander une ceremonie (dont le deroulement reste obscure) pour que son mari la reprenne mais a ses frais vu que c’est de sa faute. Bref, si la femme trompe elle paye enormement alors que l’homme a la benediction des deiux pour avoir plusieurs femmes.

On entrera dans la foret sacree ou culmine Baobab et d’Iroko, la ou se trouve l’autel du dieux protecteur des voyageurs, c’est la que ceux qui quittent le village doivent demander la protection en promettant au retour de faire une offrande. Tout est scrupuleusement definit et connu de tous mais pour nous qui sommes de passages, on ignore qu’il faut retirer ses chaussures, si il est interdit de porter du rouge ou non, lorsque l’on s’adresse a un Dieux, et plein d’autre details. C’est egalement dans cette foret que se trouve tout les corps des noyes ou de ceux qui sont morts par accidents…et ils la hantent...d ‘ailleurs de minuit jusqu a l’aube la foret est interdite. Gare a celui qui s’y aventure.

Beaucoup d’autres autels suivent…..beaucoup d’histoires et de rituels aux nombres d’etapes infinies.

Des Dieux il y en a des dizaines et peut-etre des centaines. Dieux du Tonerre, de la maison, de la reincarnation, de la foret, du lac…..chaque village voir chaque maison a ses Dieux et ses rituels. On a bien decouvert le vodou, mais il reste bien inaccessible a notre regard d’etrangers. On s’y perds completement.