mercredi 29 février 2012

Histoire de rois - les Rois d'Abomey

A 9 km de Bohicon, notre point de chute, il y a la ville d'Abomey...haut lieu de l'histoire du Royaume du Dahomey (nom du territoire du Benin, utilisé par les colons français).

De 1925 à 1900, ils sont 12 rois au total à s'être succéder par le sang...fils ou frère. Les rois d'Abomey étaient des conquérents infatigables et cruels. Chacun voulait laisser à son successeur plus de terre qu'il n'en avait hérité. Ils ont envahit tous les royaumes voisins dans un univers de guerre sans fin.....se passant le flambeau de génération en génération. Chaque roi construisait son château à côté de celui de son prédecesseur. Le site que l'on peut visiter s'étends sur 5 hectares....mais sur les 12 palais, 2 ont été rénovés par l'Unesco.
On est bien loin des palais de marbre, d'or et de matériaux précieux que l'on trouve en Europe....on se trouve plutôt avec des cases de grande tailles décoré de bas reliefs symbolisants l'histoire du Roi. C'est dépouillé, simple et beau.

On construit des murs en mélangeant la terre avec le sang des ennemies, on utilise leurs crânes comme pied de trône.....Sacrifices humains, armées de femmes...les fameuses Amazones, polygamie, pouvoirs vodous, rites anémistes....l'histoire des Rois d'Abomey est vraiment faite de sang, de guerres et de conquêtes.

Le roi Behanzin sera celui qui fera entrer son royaume dans l'histoire du monde, en vendant ses esclaves aux premiers visiteurs portugais, puis aux français. La traite des noirs avait débutés. Le roi voulait conquérir plus de territoires et appréciait particulièrement les canons et babioles offerts par les blancs en échange de quelques Hommes. Il comprit un peu plus tard que ces visiteurs si généreux n'était pas de passage et colonisaient son pays. S'en suivit une rebellion contre les français. L'armée d'Amazones rendit fous le général Dodds en disparraissant comme par magie et ré-apparaissant ailleurs, coupant la tête des blancs en dansant.

On apprendra plus tard, en visitant le village souterrain de Bohicon, que les armées se cachaient sous terre dans des caches ramifiées entre elles.... permettant de resortir de terre un peu n'importe où. Mais les fusils de l'armée coloniale eurent raison des Amazones qui pratiquaient le combat au corps à corps en 1892. Le roi Behanzin, dernier roi du Dahomey, mourru déporté par les français en Algérie en 1906.

Ce qui nous impresionne c'est a quel point les rois sont adorés des Beninois. Ils continuent a sacrifier des boeufs en leur honneur tous les 5 jours et pourtant c'est l'un d'eux qui a commencé la traite négrière....une grande étape de l'histoire du monde à commencer au Bénin.

Sous le soleil des tropiques

Au croisement des chemins, en sortant du pays Somba, on retrouve Rupper....chapeau sur la tête, son sac sur le dos, le pouce levé en attendant qu'un véhicule veuille bien l'emmener. Il cherche a descendre sur Cotonou...c'est notre route....on lui trouve une petite place dans l'arrière de Manny.

Avant notre descente vers le sud, ou il promets de faire bien chaud, on profites de visiter les chutes de Kota. Plouf et barbottage, l'endroit et idyllique mais le gérant du camping salive déjà à l'idée de pouvoir arnaquer quelques touristes qui souhaite dormir sur place pour la nuit. C'est clair, on continuera notre chemin.
On reprendra la route pour se faire arréter par un péage clandestin qui essaye de nous soutirer quelques sous lui aussi. On profitera du passage d'un camion pour disparaître...sans payer mais en se faisant menacer....sans grande conviction... d'un fusil. On finira par se perdre dans un coin et bivouaquer tranquillement.

C'est la descente vers le sud. Il y a peu de choses à visiter au centre du Benin, on ne s'arrêtera qu'à Bohicon et Abomey pour en apprendre plus sur le royaume du Dahomey.

Sur la route, le paysage ne change pas jusqu'à ce que l'on passe une chaine de montagne (enfin une haute colline)....après les arbres grandissent, les bananiers apparaissent, les palmiers poussent hauts et touffus, la végétation verte envahit tout le décor.

A la ville de Konte on rajoutera quelques pourcentages d'humidités. Le décor est posé, on vient de passer en zone tropicale. On boit pour suer, on ruiselle par tous les pores de la peau, on glue, on colle, on se décompose.... Bienvenu sous le soleil des tropiques.

Après une Beninoise (bière fraiche locale - vendu en demi litre) salvatrice on dira au revoir à Rupper qui continuera son chemin vers Cotonou et le Cameroun.

vendredi 17 février 2012

Nouvelle d'Afrique

Oyé Oyé gentes gens !

En dessous de ce message - plein de nouveaux postes..qui vous parle un peu de notre aventure Beninoise.....Il manque quelques morceaux car maintenant nous venons de passer au Togo.
Les connections internet sont difficiles à trouver dans ces deux pays...on prend donc du retard sur nos récits...mais sachez en tout cas que tout va bien :-)

On va maintenant quitter Lomé. Nous n'avons pas réussi à obtenir le visa pour le Ghana...changement de plan Xème...on ira surement en Guinée. Mais avant on va visiter le nord du Togo - repasser par le Burkina.

Aventures à suivre donc.
On vous salue bien bas de nos 40+ de chaleur tropicale. Envoyez-nous un peu de froid...on vous envoit un peu de chaleur :-)

Bisous à tous nos congelés des rôtis.

En Afrique tout est possible mais rien n’est certain – Quelques anecdotes




Quelques anecdotes a partager....message à lire depuis le bas jusqu'en haut....fait au fur et a mesure de notre voyage...Allez aujourd'hui on le publie.....

Togo : Oui c'est possible en entrant dans l'Auberge chez Alice de se sentir à la maison...sauf que c'est de l'autre côté du Roestigraben....alors on est un peu en Suisse mais pourquoi quand les gens parlent on comprend toujours pas....


Togo : A la frontière du Ghana, oui c'est possible d'avoir un visa d'immigration pour le Ghana pour la modique somme de 150 dollars US...vous appellez ça du "graissage de pattes". Nous oui, on ira pas au Ghana.

Togo : Oui c'est possible d'entrer dans l'ambassade du Ghana et de resortir 4 minutes plus tard (chrono en main) après s'être fait engueuler parce qu'on a pas pris notre visa en Suisse....On va essayer à la frontière d'avoir le visa pour le Ghana....

Benin : Oui c’est possible de se retrouver tout seul dans un camping…dès 17h00…..tout seul, tout seul…plus de gardien, plus de personnel du staff….tout le monde avait disparu…..bizarrement ils ont réapparu le lendemain pour recevoir les sous du notre séjour….par contre pour le service (néttoyer les sanitaires par exemple) ça n’est jamais arrivé….

Benin : Oui c’est possible d’aller dans un restaurant Suisse-Beninois, de recevoir la carte des menus de baver devant cette dernière en imaginant déjà se régaler d’une côte de veau à la zurichoise, un steak de bœuf sauf qu’en fait en cuisine il n’y a que des roestis et rien d’autre….du coup on aurait pu éviter de nous donner le menu non ?

Benin : Oui c’est possible de manger pour par cher…mais il faut pas avoir trop faim…si vous mets 2 morceaux de viande dans un plat, on vous facture 2 plats…..quand on le sait…..

Benin : Oui c’est possible de dormir à côté de deux lions et d’une lionne….a côté hein...et de se réfusier dans la voiture mort de trouille quand à 1h00 du mat un de ces lions passe à 20 mètres de vous en rugissant (Il avait pas l’air aussi sympa que Simba de Walt Disney)

Burkina Faso : Oui c’est possible de trouver du Cervelas. Il a pas la même tête, ni le même goût que celui de la maison, mais il porte bien le même nom…et en plus il est excellent…

Burkina Faso : Oui c’est possible…de voir un village entier chanter pour vous…..simplement parce que vous mangez à côté de votre voiture et qu’ils sont contents de vous voir.

Burkina Faso : Oui c’est possible d’énerver un douanier Burkinabé et de devoir dormir à la frontière pour avoir le bon tampon sur le papier qu’on veut…surtout quand celui-ci a commencé à boire des bières à midi et que l’on arrive à la frontière à 17h00.


Mali : Oui c’est possible de trouver des arbres au « Village des Amis » qui portent le nom de Cécile (Maman Benoit- si si regardez bien à côté du panneau il y a un petit feuillu) et Gilles (Parrain Benoit) et du coup de partir à la recherche Christian et Guillaume (papa et frérot) feuillu – malheureusement sans succès.


Mali : Oui c’est possible de devenir le propriétaire d’un âne….il suffit d’avoir un accident avec le propriétaire d’une charrette et il vous le laisse sans autre forme de discussion…n’est ce pas Heimo…

Mali : Oui c’est possible de voir une chèvre se faire égorgée le matin devant sa tente alors que nous on est la tête dans notre café et notre bol de céréale.


Mauritanie : Oui c'est possbile de trouver une pub de Vacherin Mont-d'or sur un camion à Nouakchott.....qui l'a revendu ici hein ? qui ?


Mali : Oui c’est possible de refaire faire ses clefs en 10 minutes…sauf qu’on fait 10 minutes fois 20. Au total au y passera donc plus de 3h.

Mali : Oui c’est possible d’attendre 3h un tampon à la douane ….ben oui le douanier mange, boit le thé etc…

Mauritanie : oui c’est possible de faire un contrat d’assurance - responsabilité civile –un 1er janvier alors que tous les bureaux sont fermés. Il suffit de trouver un gardien de bureau d’assurance, qui appelle sa patronne, de patienter 1h attendre qu’elle arrive au bureau et Voilà !

Mauritanie : Oui il est normal d’avoir une station service au milieu du désert sans air pour les pneus des voitures. Rien de grave, il suffit de demander aux touristes qui sont sur place. Hein Benoit….3-4 fois on nous demandera de regonfler les pneus des voitures de passage avec notre compresseur de poche.

Mauritanie : Oui c’est possible d’attendre une demie journée pour rencontrer le Directeur du service des Visa et le Directeur du bureau des Affaires étrangères et de ne pas obtenir le visa qu’il nous faut pour pouvoir re-rentrer dans le pays. On est bon pour s’arrêter à Bamako – Mali ou a Dakar- Sénégal en mars/avril pour pouvoir avoir un nouveau visa mauritanien et rentrer à la maison.

Mauritanie : Oui c’est possible de perdre ses clefs de voiture en faisant un château de sable géant.
Mauritanie : Oui c’est possible de faire tomber Manny dans le seul trou de sable du coin…alors qu’il y a des kilomètres de brousses…. et de pelés quelques heures histoires de mériter son pique-nique.

En fait on est au Bénin

A ben en fait ça y est on est au Benin. Droit après la frontière on est entré dans le parc de Penjari, du coup pour nous, c’est difficile de nous rendre compte qu’on est arrivé dans un nouveau pays…le 7ème en fait. Finalement on se rendra vite compte qu’on est plus au Burkina. Les béninois sont au premier abord plus rude, plus cassant, plus agressifs…..il faut passer quelques barrières avant de pouvoir discuter librement.

Au nord on passera une journée dans le pays Somba pour découvrir une autre ethnie africaine, qui vivent dans la partie montagneuse du nord du Benin. Notre visite de la région nous laissera un goût un peu amer à cause de 2 rencontres décevantes.

En allant au marché acheter du pain à Tanguieta, un enfant mendiant nous colle aux basques. Il n’en démordra pas et s’accrochera même à nos bras, nos poches de pantalons. Au stand au j’achète du pain, il prend sur la table des biscuits, du lait et d’autres choses. Les femmes présentent se retourne vers moi pour me demander de payer ce qu’il a pris. Et depuis quand ? Devant mon refus j’essaye de leur expliquer…que si je pouvais je donnerais à manger a tous les enfants nécessiteux mais malheureusement je ne peux pas….je passe pour une femme inhumaine et finalement l’enfant sera violemment écarté du stand. C’est la premières fois en Afrique que cela arrive et ce n’est pas quelque chose qui mets vraiment à l’aise surtout quand c’est un enfant.
Et puis au début de la piste qui traverse de pays Somba, on s’arrête au bord de la route pour prendre des photos de Tatas, ces maisons typiques des Sombas qui sont des petites forteresses contruite en banco et qui servent à la fois de maison et de grenier. Rapidement on est entouré d’enfants qui rentrent de l’école. Le plus grand d’entre eux parlent bien français….ils sont amusés de voir des touristes. On peut photographier le paysage sans problème, mais pas les enfants. Pas de soucis.… après quelques photos, je leur montre…tout le monde est content. C’est une joli rencontre. J’ai a peine fermé la porte qu’un homme âgés apparaît près de la voiture. On ne comprend rien du tout à ce qu’il nous dit, mais le ton et l’attitude sont agressifs. Les enfants discutent avec lui et finalement le plus grand m’explique qu’il veut de l’argent pour avoir fait des photos des enfants. Je lui montre les photos, il n’y a pas d’enfant dessus…..mais il veut quand même de l’argent. L’homme insiste agressivement. Les enfants rétorques et lui explique que tout est bon ….lui n’est pas d’accord. C’est dingue ça, il donne quoi comme exemple…après on s’étonne que les enfants demande toujours quelque chose aux touristes de passage …mais forcément si les anciens font comme ça. :-(
Il ne démord pas de sa position et s’accroche à la voiture de façon à nous empêcher de bouger. Si on démarre on le blessera forcément. D’autres personnes s’arrêtent….Il faut qu’on dégage à sinon ça peut vite dégénérer. On finira par effacer les photos et profiter qu’il lâche quelques secondes la voiture pour avancer.

Dommage….

Le pays Somba est un bel endroit. L’Unesco en a fait un site protégé et l’on espère que la population saura conserver ses traditions. On avait peut-être prévu de passer une nuit dans un village pour en apprendre un peu plus…mais après nos rencontres malchanceuses on n’a pas envie de rester.

On continuera notre route sur Natitingou pour retrouver Rupper en train de faire du stop au bord du goudron. On l’embarquera sur le toit de Manny.

Un peu de fraicheur

Dans le parc on est exclusivement sur des pistes sablonneuses…..On mange des quantités de poussières. Manny s’est habillé d’un joli et épais manteau rouge…autant à l’intérieur qu’au niveau de la carrosserie. Nous on est exactement de la même couleur.
Alors lorsqu’on a appris qu’à quelques kilomètres du parc, près du village de Tanangou, il y a des chutes dans lequel on peut se baigner…on a pas hésité longtemps. Un plouf en pleine nature c’était un petit coin de paradis.

Un peu de fraicheur…….ouf !

C’est dur la vie d’un hippo.

Pendant les heures chaudes dans le parc on ira manger et faire la sieste en compagnie des hippos de la marre sacrée….malheureusement on ne les verra pas sortir de l’eau. Mais c’est amusant de les observer….

Un hippos ca fait 3 choses : 1) Entrer dans l’eau et sortir de temps à autre narines et oreilles pour reprendre de l’oxygène. 2) Se coucher le côté en ayant les trois quart du corps dans l’eau…et rester coucher….3) parfois changer de côtés…mais c’est souvent parce qu’un oiseau a décider de venir leur chatouiller les oreilles.

Bah, à les voir…on fera la sieste nous aussi…surtout que les températures flirtes facilement avec les 40+.

Le soir on sera de nouveau en camping près d’une marre rempli d’hippopotame. Dans la nuit on les entendra discuter sans les voir. Le lendemain on quittera la poésie de Penjari.

Penjari – on a rencontré Poumba

Réveil tôt, très tôt mais….c’est pour mieux profiter du spectacle. Le matin c’est la valse des animaux.

D’abord les lions…un couple. Dans les premières lueurs matinales on les verra jouer ensemble au bord de l’eau. Le reste de la marre est comme figé. Ils partiront 30 minutes après. Après les avoir entendu on les aura finalement vu….et c’est une vrai chance.

Lorsque le roi de la savane est parti, on voit arriver les troupeaux d’herbivores. Buffles, Cob de Buffon, Cob des roseaux. Sur les hauteurs des arbres s’installera un aigle pécheur. Autour de notre point d’observation des chimpanzés, peu farouche, viennent nous tenir compagnie. Sur le bord de la marre arrive les oiseaux : des rolliers, des outardes, des pintades.






Tout ce petit monde vient chercher de l’eau. C’est la valse des animaux….Un spectacle authentique et magnifque.

A 11h00 à 16h00 il ne se passe plus rien. Les animaux ne sont pas fou, lorsqu’il fait trop chaud il se cache. Rupper quittera le parc en compagnie d’autres touristes…nous on bougera s en direction d’un autre point d’eau….en situation clandestine …mieux vaut pas qu’on reste au même endroit.





Sur notre chemin on croisera encore et encore des animaux....Cigogne perchées sur un arbre, une famille entière de phacochères, des hipotragues, des patas à savoir des singes à dos roux.

Penjari – une nuit avec les lions

Le camp a la marre Bali est donc installé…..demain matin réveil prévu avant le levé du soleil pour camoufler notre nuit sur place avant l’arrivée des premiers visiteurs. Là on est tranquillement en train de manger quand soudain…. on entend un lion… puis deux et pour finir trois félins qui « discutent » à coup de rugissements forts et puissants.

En fait on a vraiment l’impression qu’ils ne sont pas loin du tout…et ces rugissements ça nous file un peu la chaire de poule quand même. Là si ils veulent, ils peuvent vraiment nous croquer. Avec la nuit….on les verra même pas venir.

Mais en fait ça fait quand même un moment qu’ils savent qu’on est là…il y a un feu, on a fait la cuisine….bref on est pas vraiment discret…si ils avaient voulu nous faire partir ils nous l’auraient déjà fait savoir. Et puis 3 lions qui rugissent au même endroit à quelques mètres les uns des autres c’est une guerre qui se déroule à deux pas de nous……sur le coup on est un élément sans importance dans cette lutte des pouvoirs.

Par contre on profitera du spectacle sonore…et plutôt deux fois qu’une. Rupper fera même un enregistrement…à voir quand on sera rentré si on pourra le nettoyer et en sortir quelque chose.

A chaque rugissement ça nous permets également de localiser nos compagnons de camping….parfois un peu plus loin de nous…parfois beaucoup plus proche. Le pire se sera au moment de la douche….nuit noir, nous nu comme un ver ….on entend un rugissement qui semble vraiment vraiment proche….plus que les autres en tout cas. On allume nos lampes de poches et dirige le faiseau de lumière en direction du bruit…..pour voir 2 yeux s’illuminer et entendre un rugissement de plus. Un truc de fou. En 3 secondes chrono on a sauté dans la voiture.On en mène vraiment pas large. Le lion était à 15 mètres de nous. Là on s’est bien fait peur.

Le reste de la nuit se passera tranquille….en compagnie des lions et de leurs rugissements. L’avantage c’est que du coup aucun autre animal ne viendra troubler notre sommeil. .

Clantestins à Penjari

On arrivera finalement 2 minutes avant la nuit sur le parking du seul et unique hôtel du parc. Lodge de petite paillotte, clairement luxueux et hors de nos moyens, c’est avec bonheur qu’on réalise qu’il y a une maison de douche et toilette à l’extérieur du complexe permettant d’accueillir les campeurs.
Le gérant nous accueille avec le sourire, jusqu’à ce que l’on discute camping. Sur le coup il devient beaucoup moins sympathique et commence par nous dire que c’est pas possible, qu’on doit prendre une chambre. Son discours est simple, selon le règlement du parc, il fait nuit, on ne peut pas quitter son hôtel et de toute façon si on a déjà pu payer l’entrée dans le par c’est qu’on a de l’argent. Après moultes discussions le gérant accepte de nous faire camper entre la génératrice et les toilettes…pour 10 000 CFA. OK c’est uniquement 16Euro mais ici c'est une somme conséquente...en général on paye 3 fois moins cher pour l’option camping et surtout on se fait engueuler….. Du coup on est un peu énervé et on a vraiment pas envie de rester là. Mais on pas trop d’option en fait, non ?
Sur le parking on rencontre Rupper qui attend un transport pour quitter le parc… ce français voyage sac au dos et il a travaillé pour le parc depuis 3 semaines. Il connait bien son organisation. Il nous dis que si on veut on peut camper cacher dans un coin du parc, personne ne viendra nous déranger. On hesite un peu car on risque lquand même une buche de 50000 CFA.
Rupper propose de venir avec nous à la marre Bali au centre du parc..un des meilleurs spot pour les animaux surtout si on est sur place le matin. Départ ! De nuit, clandestinement, on reprendra la voiture pour s’installer sur le parking de la marre Bali à quelques mètres du point d’eau…au milieu de la savane sauvage. Depuis l’eau des dizaines de caïmans nous observent, sur la terre ferme on ne voit rien…mais on se sent tout petit. On fera un feu pour éloigner les bébêtes…..Rupper dormira dans sa tente igloo, nous en hauteur sur Manny

Penjari : Quand Manny rencontre ses cousins les éléphants

Ca fait déjà quelques kilomètres que l’on est dans le parc de Penjari….Nos yeux s’adaptent de plus en plus au paysage pour essayer de dénicher les animaux derrière les fourrés.

Le paysage est travaillé par l’homme. La savane est de part et d’autre brulée. Volontairement ou par accident ? On apprendra plus tard que c’est les responsables du parc qui contrôle ses feux pour tout d’abord permettre à la végétation de se régénérer et puis ensuite pour permettre aux touristes de passage de voir quelque chose.

En peu de temps on s’en est mis plein les mirettes….on est devenu des chasseurs d’images. Tranquillement (la vitesse est limité à 40km/h) on se dirige vers l’hôtel…. Et puis soudain…. Il y a un troupeau d’éléphant sur notre gauche. On a littéralement planté les freins. Le bruit de la manœuvre nous a fait remarquer. Les plus gros éléphants se mettent en cercle pour protéger les petits. Le plus âgés essaye de nous intimider…en prenant une attitude menaçante (les oreilles qui battent l’air, bruit menaçant). Même sans avoir le dictionnaire de l’éléphant en colère sous la main, on comprend assez bien le message. Mais on ne bouge pas, le spectacle est fascinant. Chacun s’observe. Après un petit instant, le chef du troupeau relâche la pression et le troupeau reprend ses activités. Pour manger ils saccagent arbres et arbrisseaux, d’un coup de trompe bien placé. On verra un tout petit éléphanteaux….qui se cachera vite-fait derrière les herbes hautes.

Il est interdit d’être de rouler dans le parc après le coucher du soleil, du coup on devra quand même quitter les éléphants pour continuer notre chemin. Sur la route on sera arrêté par un troupeau de buffle…qui prendra clairement son temps pour traverser.

La nuit approche, l’hôtel est encore à une distance respectable et on ne connait pas l’état de la piste….il faut qu’on avance.

jeudi 2 février 2012

Une frontière sans histoire et une entrée magique

Nous sommes arrivés au matin à la frontière Burkina Faso – Bénin… On avait déjà passé une nuit à un poste frontière alors c’est avec la conviction, que nous ne dormirions pas sur place, que nous nous sommes présenté aux autorités… on commence par la gendarmerie… 10 km plus loin c’est la douane… ensuite c’est la police… et je vous rassure ce n’est que pour sortir du Burkina… bon jusque-là pas trop de soucis… On a eu notre tampon de sortie sur le carnet ATA… Un soulagement de savoir que pour sortir on doit pas se battre trop violement.

Ensuite c’est encore une dizaine de kilomètres qui nous sépare du Bénin… là on arrive un peu tendu, à l’idée que notre carnet de passage en douane va encore être refusé… et qu’on risque de payer cher notre laissez-passer pour Manny… et c’était sans compté que nous avions de fortes chances (selon les voyageurs) de nous faire refuser le Visa de l’Entente… Après avoir passé par les trois postes et poireauté 10 minutes en attendant que le douanier revienne de sa douche, on a eu la surprise de se retrouver sur la route et surtout d’avoir passé la douane les doigts dans le nez pour la somme de 0 Fr.- Pour une fois que ça se passe bien, il est bon de le dire.

On fait 2 minutes de bitumes avant de bifurquer dans la poussière des pistes… direction le grand parc national de Pendjari… On nous dis que le guide est vivement recommandé et qu’il faut en prendre un pour voir des animaux… que c’est 14h alors le tarif est celui de la journée et vu qu’on pense dormir dans le parc on va payer pour 2 jours de visite guidée. Nous on en veut pas de guide pour arriver à l’hôtel… c’est pour la journée de demain qu’un guide aura toute son utilité… pas moyen d’en avoir un ailleurs qu’à une entrée… vu que l’hôtel est au milieu du parc ca va être drôle… et avoir un guide motorisé ??? Ça existe juste pas ! A oui, il faut le prendre avec nous…. dans Manny… Sachant qu’on a pas de place… pas de guide… ni de carte (rupture de stock). On décide de rentrer à l’aveugle dans la brousse de Pendjari… enfin avec quelques photos d’un plan des pistes (peinte sur un mur).
On roule.. on roule et là… des antilopes… puis des hippotrague (antilope cheval) et autre type d’animaux nous apparaissent dans les fourrés… On arrive à la mare des Hippo… On admire les bruits et ces oreilles qui bougent hors de l’eau… on se régale de voir deux narines qui démontre la présence de ces mammifères.

Les inséparables

On se sent bien Ouaga. La ville est beaucoup plus développée que Bamako et on s’est trouvé un coin de paradis. En fait, on campe dans le parking d’un hôtel de charme. Devant nous la Toyota de Dagmar et Heimo. A côté le patio de l’hôtel. De l’autre côté, les poubelles et une génératrice… le prix est affolant mais on se sent bien tout les quatres. On va en profiter pour se faire des soirées apéros et recherche de bistrots… oui oui… Recherche… on a passé trois fois 2h à marcher dans la poussière à la poursuite de resto inscrit dans nos guides… qui se trouvait à « a walking distance »… la distance n’étant pas le soucis… le seul truc c’est que c’était jamais au bon endroit… ou fermé… voir en travaux… bref que du bonheur que de marcher… affamés et de ne pas arrivé où l’on veut… Ce soir là on sera conduit par un local qui recherche aussi un truc à manger. Avec lui on fera le tour de la ville… on finira par acheter des brochettes dans du pain… un petit sandwich acheté au coin d’une rue…Délicieux…et si notre estomac accepte ça c’est qu’il est blindé.

Le lendemain on choisit une valeur sure et on s’élance en taxi, véhicule branlant qui fait un bruit de taré avec les suspensions détruites… bref rien de très rassurant… on a vraiment l’impression qu’on va mourir dans cette boite de conserve. Dagmar s’accroche à Heimo, qui essaye d’être rassurant. Ben et moi on pique un énorme fous rire. On arrivera finalement dans un maquis local servant de la nourriture africaine. L’endroit et sympa. On mangera local c’est sure…même si on sait pas trop ce qu’on mange : Agouti, poulet sauce clair, mouton sauce noire, foutu……un bon petit repas local après lequel on n’a pas couru pendant 2heures.

Le matin on est une équipe de choc… certains marche (Ben et Dagmar parce Patou elle réfléchit encore à se réveiller) pour aller acheter du pain… ensuite on fait le café et on discute tranquille… En mangeant de bonnes tartines…

La vie à Ouaga se déroule tranquillement. On profite de dépoussiérer Manny, Heimo prend soin de la Toyota, on essaye de mettre à jour nos postes sur internet. Les filles en profite pou faire des trucs de filles et les garçons de la mécanique. Tout un programme de vacanciers.
Mais le plus important c’est qu’on papote…de tout, de rien, de la vie. Le jour ou on sera à la retraite…nous on veut être comme nos amis…des fous qui partent en 4x4 voir le monde….finalement on n’arrivera pas à se séparer.

Après avoir fait des stocks de boissons et de nourriture on partira ensemble vers Manega… en passant par L’Operadorf… près de Zinaré et visité Laogon…


Le coin c’est à la fois un projet fou d’un allemand qui veut construire un opéra au milieu de la brousse, et un site de sculptures sauvages. On s’en met plein la vue en partant à la chasse des œuvres d’art caché dans la nature.



On bivouaquera dans le coin….perdu et en bonne compagnie.
On arrivera quand même à se séparer en chemin car nos projets et envies ne sont plus les mêmes… ils ont des amis à voir sur la région Bobo-Banfora et nous du chemin à faire … Pour nous la route continue à travers le Burkina en direction du Bénin… on passera plusieurs nuits en bivouacs et apprécierons cet isolement des coins touristiques.

Lunch musical

Après avoir dormit à la frontière et obtenu nos tampons… on reprend la route pour aller sur Ouagadougou.

En chemin on se pose pour manger un peu à l’écart d’un village…nos deux vehicules discutent et nous on fait de même en mangeant… Avec Dagmar et Heimo ont se fait un repas salade et fruits.Petit plaisir après le repas : le café. Dagmar retrouve un peu d’Italie avec notre machine.

A ce moment , on voit que beaucoup d’enfants du village courent vers nous. Aie ! ils nous ont vu. Que vont-ils nous demander ? Notre premier reflexe est de nous protéger. Heimo leurs fait signe de ne pas trop s’approcher et de s’arrêter à une ligne virtuelle… juste histoire qu’on conserve un peu d’espace… nous ça nous fait bizarre de voir tout ce petit monde s’arrêter net… discuter et surtout ne pas passer la ligne virtuelle… quand de nouveaux arrivant débarquent… ils sont mis au parfum par les premiers arrivés…il ne faut pas trop approcher… . Au fur et à mesure on a un mur de gens qui nous observent… effectivement les adultes ayant remarqué la disparition des plus petits… sont venus voir ce qui se passait… .

Le tableau donne ça : 4 toubabou (blancs) autour d’une table de camping en train de sirotter du café et de grignoter de la papaye et deux dizaines de personnes agglutinées sur une ligne virtuelle qui les observent en faisant moultes commentaires qu’on ne comprend pas…..Mouais, sur le moment on ne sait pas trop comment géré… c’est la vie sous haute surveillance.

Une dame essaye de s’adresser à nous… sans succès… les dialectes locaux ne sont pas encore bien au point dans nos esprits… nouveau pays nouveaux dialects… pfff. Deuxième pas vers l’autre – on leur propose de la papaye. Les enfants vont se jeter dessus. Le tout a pris 3 secondes. Et maintenant… ?

Par chance une jeune femme qui rentre de l’école en bicyclette passe par là… Il s’avère qu’elle parle français et habite le village… elle sera notre traductrice. On apprend que les graines de papaye que nous avons mise dans la poubelle et par terre les intéressent fortement car ils veulent les planter… On ramasse tout cela et soudain… le son d’un chant et des claquements de mains se fait entendre… les femmes du village veulent chanter pour nous… On accepte avec plaisir en disant… « qu’on ne donnera rien de plus que les graines » (reflex nul de protection venant des nos expériences de « Donnes- moi » sur le coup on hait tout les touristes qui on fait des petits gestes avec de grandes conséquences sans même y penser.)

Il n’y aura pas de problème… elles veulent chanter le bonheur de recevoir. On a le droit à cette foule villageoise qui s’élance dans le rythme de la musique africaine… tout d’abord le chant est timide, puis de plus en plus fort……ils dansent…on essaye de suivre…. on écoute avec un bonheur sans fin… on immortalise l’instant avec des photos et une petite vidéo.

Vive l’air du mumérique on leur montera les photos et la vidéo avant de partir…les enfants adorent et les femmes aiment s’entendre sur la bande. Finalement, on quitte ce village pour conitnuer notre route. On réalise à peine la beauté de cet instant magique et l’accueille qu’on peut recevoir. On réalise aussi que c’est dommage de se protéger autant… en disant qu’on ne donnera rien… que on veut juste du bonheur et que en réalité c’est ce qu’ils offrent sans compter…. Le soir on se retrouvera à l’hôtel pour un apéro en compagnie de nos amis et on réalisera encore a peine la chance d’avoir vécu cet intermède musicale en pleine pause déjeuner. .

Burkina nous voilà !

On décide de passer la douane un jour ouvrable pour être sur que le prix ne triple pas parce que c’est le week-end et que nos amis douaniers ne sont pas sensé travaillé les jours de congés…

Après la visite du Pays Dogon, avec Dagmar et Heimo on quitte le Mali sans aucun soucis… nos voitures se suivent sans vraiment s’attendre…

Entre les deux frontières … la route est souvent avec des gros nids de poule à se faire peur . Ca peut faire très mal si on se retrouve dedans. Bref on arrive au Burkina… les policiers souriants et accueillants nous donnent le tampon d’entrée...sans soucis. Quelques Km plus loin on se retrouve avec la douane qui est censé nous établir un laissez-passer pour notre Manny… On présente le carnet de passage en douane… Les douaniers le refuse mais disent qu’on doit voir avec leur chef pour qu’on lui explique que notre carnet est mondial et que c’est le timbre rouge (spécifiant les pays dans lequel il n’est pas valide) qui fait foi. Là, on attend que le douanier téléphone à son chef qui est on ne sait oû....et qui va peut-être venir.

Pour patienter Ben va chercher en face de la douane, dans un maquis (petit bar local), une grande bouteille d’eau et une sucrerie (coca cola)…On est sur le sol du Burkina, il est temps de boire une bière locale. En repartant il se fait siffler… c’est en fait le chef de douane qui boit sa bière (et qui visiblement n’en était pas à sa première) et qui lui dit de venir lui expliquer le problème. Lui ne quitte pas son siège. Il nous demande de prendre contact avec notre ambassade si on n’est pas d’accord avec lui…. C’est pratique vu qu’au Burkina il n’y a pas d’ambassade Suisse…

On essaye de discuter mais le chef n’écoute pas. Sans doute l’ivresse et la volonté de recevoir les 5'000CFA. Un deuxième round de « discussion » aura lieu 20 minutes plus tard mais ce coup-ci avec Dagmar et Heimo qui nous ont rejoins. Sans succès… Maintenant on doit contacter les ambassades de nos 3 pays respectifs (Suisse, Autriche, Italie)…et à 17h30 il y a peu de chance que l’on trouve quelqu’un pour répondre. Ben s’énerve car déjà un le chef ne l’écoute pas et deux il lui manque de respect… ça va pas… quand on parle avec respect à quelqu’un se faire insulter en retour c’est juste pas acceptable… alors il quitte la discussion en affirmant que « Ce n’est pas une discussion et qu’on ne nous écoute même pas » alors vue que la nuit tombe… on va devoir dormir sur place car on a pas de laisser passer ni de tampon permettant l’entrée de Manny sur le territoire Burkinabé…

Et voilà comment- pour éviter de payer 5000 CFA (8Euro) et avoir un tampon sur notre carnet de passage - on a finit par passé une charmante soirée en compagnie de Dagmar et Heimo de grand amoureux de l’Afrique… Il voyage tout comme nous. On passe une merveilleuse soirée, pop corn sachant que à l’aube on va se battre pour avoir un tampon dans le carnet ATA (même s’il est pas vraiment valable dans ce pays mais nécessaire pour ne pas repayer l’entrée de Manny au Burkina quant on va devoir remonter sur le retour.)

On finira par payer pour le laisser passer touristique et un tampon dans le carnet… histoire qu’au retour on puisse le montrer comme quoi on peut faire marcher le carnet au Burkina… et ne pas repayer. A la la...on s'y fera peut-être jamais à ces questions de douane.

On quittera le Mali avec une question ?

Avons-nous plus de chance de nous faire kidnapper au Mali ou d’être atteints par une balle perdue aux Etats-Unis ?

On imagine bien que tout peux dépendre d’un instant – d’être au mauvais endroit au mauvais moment quelques soit le pays ou l’on est…..
Sincèrement on ne s’est pas senti en insécurité au Sud – Sud/Est Mali…les gens sont ultra chaleureux et l’on souhaite vraiment que la violence actuelle qui prospère au nord du pays ne les changent pas trop.

Pays Dogon – des paysages – des villages – des touristes.

Le pays Dogon c’est tout un poème.

Avant tout c’est un peuple qui c’est réfugié au bord d’une falaise en fuyant l’islamisation. Leur cadre de vie est juste magnifique et se laisse admirer. D’un côté un plateau tout doucement incliné, de l’autre la plaine, au milieu, l’escarpement / la falaise refuge. Dans ce paysage de nombreux villages parfois accroché à la paroi…et des Hommes avec une culture, un patrimoine et un style de vie venant des temps anciens.

Depuis quelques temps cette région a été envahit par les touristes….à juste titre. A notre arrivée à Bandiagara on a un peu l’impression d’être uniquement des portemonnaies sur roue. C’est le jeu…la manque de visiteur rends les choses compliqués pour les locaux qui se retrouve sans activité et pour nous car les prix prennent l’assenceur. Ici, les gens voient combien il manque dans leur poche…et essaye de combler le trou avec le prochain touriste qui passe. On ne peut pas bouger sans un guide, il y a des taxes de visite dans chaque village à payer mais on ne sait pas à qui, il y a des sites sacrés qu’il ne faut pas profaner et des us et coutumes à ne pas bouleverséer On est d’accord de jouer le jeu mais pas à n’importe quel prix.

Heureusement notre guide, surnommé BB est amoureux de son pays et il aime le présenter aux visiteurs tel qu’il est, pas uniquement tel que les livres le présente. On négociera dur le prix de la visite tout inclus pour une demi-journée …Ce ne sera pas une négotiation très fructueuse...heureusement on partage les coûts avec Dagmar et Heimo. BB comprend aussi qu’on ne donera pas aux mains tendus…et qu'il ne faut pas qu'il nous demande plus pour on ne sait quoi. Il comprend et il est d’accord ouf ! Tout au long de notre visite il nous aidera à minimiser les mauvais côté de la visite d’un site habitué à un flot de touristes.

Kani Kombolé, le premier village apparaît comme un endroit paisible. A notre arrivée on est envahit d’enfants qui nous prennent la main…sans rien dire. Et pourtant oui, ils attendent quelque chose. BB les fera disparaître poliment.
Dans notre promenade dans le village, notre guide nous parle des croyances Dogon. L’islamisme les a finalement rattrapé mais ils pratiquent beaucoup de cultes animistes. Pour eux un défunt peut se réincarné dans n’importe quoi de la terre, du ciel, de l’eau, de feu et des êtres vivants. Du coup ils respectent tous les éléments de leurs environements.
Dans le village on verra clairement les quartiers réservés à chacun. D’un côté « les nobles » à savoir les propriétaire de la terre et agriculteurs, puis les forgerons et finalement les teinturiers. Chaque groupe reste dans son groupe…en ce qui concerne les alliances, les marriages mais ensemble ils font vivre le village.
On nous expliquera également que chaque bâtiment du village est facilement reconnaissable. Les cases d’habitations sont généralement rectangulaires, à côté on trouve des greniers (un par membre adulte de la famille).
Il y a les greniers « males » et les greniers « femelles » appartenant aux femmes et subdivisés en 8 petits espaces. Si un homme à plusieurs femmes…chacune à son grenier perso.
Un homme peut avoir plusieurs femmes. La première sera en général celle choisit par les parents selon des accords fait entre 2 familles….mais la deuxième et les suivantes sont celle du cœur. Le chef de Kani Kombolé à 8 femmes - sa maison au milieu du village est imposante. Il se doit de les honorer de la même manière…on se dit que ça doit être compliqué quand même. Le gag c’est qu’il ne sait pas combien d’enfants il a, car il n’a jamais compté.

D'un point de vue architectural, il y a aussi des 'togunas' (une ou deux pas plus).
Un toit de chaume horizontal posé 8 piliers (en symbole des dieux de la création) très bas. C’est la case à palabre. Si elles sont aussi basse c’est pour forcer (en se cognant la tête) le palabreur trop énervé à se rasseoir et exposer ses arguments calmement.
Dans la périphérie du village on verra des ‘punulus’ - les cases des femmes ou elles doivent s’isoler pendant leurs règles car elles sont considérées alors comme impures. C’est aussi là qu’elles vont accoucher.
Sous les explications de BB, le village qui est sous nos yeux prend sens. L’organisation des Dogons aussi.

La suite de la visite nous fera passer la falaise par un passage assez impressionnant…on comprend mieux pourquoi on appelle la falaise Bandagiara – la falaise refuge et pourquoi cette région à un tel succès.

Telli sera le village que nous visiterons localisé au milieu de la falaise. Accroché par on ne sait quelle magie à la roche on retrouvera les éléments d’un village dogon.

La nouvelle génération est un peu descendue de la falaise pour profiter des terres arables de la plaine…mais toutes les cérémonies, les lieux de sacrifices sont dans les hauteurs. La Toguna est naturelle, encastré dans la roche. Depuis là-haut on profite de l’ombre bienveillante et d’observer la vie des gens. La vue est magique.

Dans la descente de notre perchoir on verra des peintures traditionnelles. Le crocodile et le serpent sont des animaux sacrés. Ils ont montré comment trouver de l’eau aux Dogons. Le premier en battant de la queue dans une grotte et du coup en faisant tomber de l’eau et l’autre en montrant l’eau au milieu d’un Baobab.

BB nous parlera également de la cérémonie des morts. A cette occasion les masques sortent de leur cachette. Chaque masque à un rôle, un pas de danse bien à lui et une signification particulière…. Les masques sont nombreux. Fait en bois, ceux des Dogons sont décorés de bronze ce qui les rends reconnaissables. Leur interprétation est riche, complexe…chaque détail compte. Chaque masque est un lien entre la terre et le ciel…son pouvoir est fort et hautement respecté.

En fait dans le pays Dogon tout à une signification. il faudrait plusieurs semaines pour comprendre cette civilisation. On ne retiendra malheureusement pas tout….mais on sait maintenant que les Dogons sont un peuple riche de coutumes et de traditions. On espère que le tourisme ne leur fera pas perdre tout cela.

On finira notre courte visite de cette région par Ende…un village un Ajouter une imagepeu trop attrape touriste pournous ou l’on essaye de nous vendre masques et tissus indigo. Après un petit tour rapide on continuera notre route en direction du Burkina.

mercredi 1 février 2012

Départ à 7h00 du matin. Ca signifie un réveil encore plus tôt. Grrrrr !!!!

Une option que nous avons pratiqué tout au long de notre voyage au Mali c’est de camper dans les hôtels. A Bandagiara on nous propose de nous installer sur le toit de l’hôtel avec matelas et moustiquaire…du coup c’est un réveil du style « conte des milles et unes nuits ». Ca rend les choses moins difficile…

Notre guide sera en mobylette, on le suivra à 2 voitures – Manny et une Toyota conduite par Dagmar et Heimo, un couple qui parcoure l’Afrique de long en large avec lequel nous sommes organisés pour partager les frais du guide.
Notre direction, le sud du pays Dogon et leur légendaire falaise refuge. Au programme de la matinée : piste dans des paysages superbes, traverser la falaise, visite des villages de Kani Kombolé, Kani Bozo, Telli, Ende.

Les paysages sont effectivement magnifiques…..
Tout se passe bien jusqu'à ce l’on perde de vue la Toyota. Ok Heimo conduit moins vite que nous sur piste...mais là on voit même plus le petit nuage de poussière. Par radio tamtam on apprend qu’ils ont eu un accrochage et qu’ils sont un peu coincé…mais qu’ils vont bien. Le problème c’est la voiture. Notre guide continue jusqu’au prochain village on le retrouvera là-bas…(allez comprendre !!!!), nous on retourne vers nos compagnons de voyage voir si on peut aider.

A notre arrivée on voit un attroupement de personnes autour de la voiture. Dagmar et Heimo nous explique que, 2 jeunes sur des charrettes tirés par des ânes on fait la course et que l’un des coureurs en se rabattant à toucher la voiture faisant exploser le phare. Et oui, même dans le pays dogon on trouve des ânes au volant…euh pardon des ânes conduisant des ânes....aie non c'est toujours pas ça que l'on doit dire...

Rien de grave donc mais plutôt ennuyeux…surtout que le responsable de l’accident à détalé en accrochant son âne (la bestiole à 4 pates) à la Toyota en dédommagement.
Oui mais voilà…un étranger en voiture…il fait quoi d’un âne ?????

L’approche est si loin de ce que l’on connait que cela nous fait bien rire…nous on serait assez du style a embarquer l’âne sur le toit de la voiture pour l’échanger contre les réparations du véhicule à Bankass….Heimo sera plus gentil il rendra sa liberté à SON âne qui gambade maintenant joyeusement quelquepart dans le pays dogon.

Il était pas encore huit heures du matin….ça promets pour le reste de la journée.