Nous sommes arrivés au matin à la frontière Burkina Faso – Bénin… On avait déjà passé une nuit à un poste frontière alors c’est avec la conviction, que nous ne dormirions pas sur place, que nous nous sommes présenté aux autorités… on commence par la gendarmerie… 10 km plus loin c’est la douane… ensuite c’est la police… et je vous rassure ce n’est que pour sortir du Burkina… bon jusque-là pas trop de soucis… On a eu notre tampon de sortie sur le carnet ATA… Un soulagement de savoir que pour sortir on doit pas se battre trop violement.
Ensuite c’est encore une dizaine de kilomètres qui nous sépare du Bénin… là on arrive un peu tendu, à l’idée que notre carnet de passage en douane va encore être refusé… et qu’on risque de payer cher notre laissez-passer pour Manny… et c’était sans compté que nous avions de fortes chances (selon les voyageurs) de nous faire refuser le Visa de l’Entente… Après avoir passé par les trois postes et poireauté 10 minutes en attendant que le douanier revienne de sa douche, on a eu la surprise de se retrouver sur la route et surtout d’avoir passé la douane les doigts dans le nez pour la somme de 0 Fr.- Pour une fois que ça se passe bien, il est bon de le dire.
On fait 2 minutes de bitumes avant de bifurquer dans la poussière des pistes… direction le grand parc national de Pendjari… On nous dis que le guide est vivement recommandé et qu’il faut en prendre un pour voir des animaux… que c’est 14h alors le tarif est celui de la journée et vu qu’on pense dormir dans le parc on va payer pour 2 jours de visite guidée. Nous on en veut pas de guide pour arriver à l’hôtel… c’est pour la journée de demain qu’un guide aura toute son utilité… pas moyen d’en avoir un ailleurs qu’à une entrée… vu que l’hôtel est au milieu du parc ca va être drôle… et avoir un guide motorisé ??? Ça existe juste pas ! A oui, il faut le prendre avec nous…. dans Manny… Sachant qu’on a pas de place… pas de guide… ni de carte (rupture de stock). On décide de rentrer à l’aveugle dans la brousse de Pendjari… enfin avec quelques photos d’un plan des pistes (peinte sur un mur).
On roule.. on roule et là… des antilopes… puis des hippotrague (antilope cheval) et autre type d’animaux nous apparaissent dans les fourrés… On arrive à la mare des Hippo… On admire les bruits et ces oreilles qui bougent hors de l’eau… on se régale de voir deux narines qui démontre la présence de ces mammifères.
Mondes aux milles couleurs. C'est ici que nous allons raconter avec nos mots notre voyage. Un moyen de partager notre rêve...devenu réalité.
jeudi 2 février 2012
Une frontière sans histoire et une entrée magique
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