lundi 23 avril 2012

Infos news - Le dernier

Oyez Oyez !

Non, on ne va pas arreter de vous raconter notre voyage alors qu'on est au milieu de notre aventure Seneglaise. Il faut qu on vous parle de la Transgambienne; Palmarin, Les freres de mecaniques; Saint Louis; le compte a rebours; notre remontee a travers la Mauritanie, un nouveau Maroc et notre kilometre lance a travers l'Europe.

On fera tout cela mais pas tout de suite. La on est a Ouarzazate...a 900 km de Tanger et a encore quelques tours de roues de Geneve. Il faut qu'on avance alors le blog on va le laisser en plan quelques jours avant de la finir et de mettre en ligne les photos des derniers postes que l'on vient de publier.

On a envie de vous revoir mais rentrer n'est pas facile du tout. Pleins d'emotions viennent se melanger a notre esprit. Tout un poeme dont on vous fera profiter en temps voulu....sur le blog mais aussi de vive voix.

A tout bientot

le festival des rizzieres

En quittant le camping Casamance on se dirrige vers le luxe... le Cap Skirring, lieu bien repute pour son clubmed, ses plages de sable blanc, son tourisme de luxe... mais notre objectif est tout autre... rejoindre Diembering... un peu plus au nord... pour profiter du festival des rizzieres.

Pour y aller on remontera la plage a maree basse...le sable fin d'un cote et l'ocean de l'autre... magique...

A Diembering on cherche ou dormir... mais avec le festival... tout les hotels sont plein... On va se mettre au bord de plage... ou on a pas a se plaindre de la vue. Et puis surtout on est a l'ecart du village et de la musique qui va faire bouger les gens jusqu'a 4h du mat...Au bord de l'eau a quelques metres de notre lieu de bivouac on retrouve David, un francais que l'on a rencontrer au Camping Casamance; tranquillement installe pour la sieste sous les arbres. On refera le monde avant d'aller profiter de la frenesie qui s'empare du village.

On va observer des match de lutte traditionelle... la ou ces jeunes hommes se battent avec determination et surtout avec leurs grigris... anneaux autours des poignets, des biseps et meme en ceinture... sans oublier les colliers.... toutes ces petites choses qui doivent faire leur force... Le publique est passionner...nous on est curieux.

Un peu plus tard la musique prend de la place... la dance s'elance... c'est sourriant.. coloré et plein de joie... On sent que les gens s'amusent... mais apres quelques concerts... un homme prend le micro et annonce la messe pascale...Et oui c'est Paques et au  Senegal on respecte toute les religions....la messe de Paques est importante pour les cretiens, elle fait donc partie integrante du programme du festival. On s'attendait a entredre les chants et la musique...rien; ce sera une messe sobre et sans bruit....bizarre pour l'Afrique.

Beaucoup de gens partent a la messe et pour les autres le film "les intouchables" est projeter... On en profite pour deguster une soupe au porc et des sandwich de boeufs en sauce...

Et ensuite on attend le prochain concert... qui va debuter a minuit et demi. Le froid prend place et quand le concert commence on remarque que c'est du hip hop tres francais... rien de vraiment local... Pfff dommage...

Nous on a froid et sommeil alors on rejoins notre petit Manny au bord de la plage

Le camping Casamance...

On ne sait pas trop quoi dire..; que c'est joli petit coin de Paradis... Où l'acceuil est tres chaleureux.. avec ces emplacements verdoyants... sa case dans l'arbre... Les bolongs pas loin pour un petit plouf dans l'eau salee....Un paysage de palmiers et de rizieres en attente de la saison  des pluies.

Maelle et Pape, les proprio, ainsi que leurs deux petits, sont de tres bon conseil pour trouver le bon petit marcher local...un guide pour une viree dans les Bolongs...

Le temps d'une journee on va retrouver sur une pirogue pour aller voir deux iles...une maison d'artiste... et faire un peu de peche a la traine... Et ramener le diner.

Environ 8 Kilo de Baracouda... que Pape nous prepare sur le grill... Pour un diner a la senegalaise....tout le monde autour du meme plat. Humm un vrai regal...

On se sent comme a la maison. On y restera 3 jours.

Encore un autre temps

Après cette experience de detemporisation... On passe la frontiere Senegalaise... On passe, enfin presque car avec les chaleurs on est poussé par les douaniers guineens car Manny ne veut pas demarrer d'un tour de clef.
Notre objectif est de visiter une des plus belle region Senegalaise... La Casamance... Mais avant tout en entrant dans le 8eme pays de notre periple africain... On decouvre des routes en tres bon etat; des signalisations claires ainsi que des deffiler de pylones electriques... Bref on passe a nouveau dans un autre temps.. celui du modernisme.

Notre premiere nuit, a Velingara, on decouvre le bonheur d'une veritable douche... celle ou il suffit de tourner un robinet pour que l'eau tombe du ciel, et le plaisir de boire une boisson vraiment fraiche.

Ensuite en allant vers Ziguinchor, on emprunte la piste... et même au milieu de rien on trouve des paneaux indiquant la ville... On prend le temps d'admirer ces nouveau paysages... plus de plaines verdoyantes car on est au bord du fleuve casamance qu'on traversera avec le bac... on passe quand le soleil commence a chuter..

On arrive en ville quand la nuit tombe et que les routes sont fermees par les autorites. Et oui; la Casamance reste un endroit ou les rebelles et l'armees se font des chatouilles....du coup afin d'eviter les soucis pour les civils, il est interdit de rouler la nuit..... que ce soit pour  les blancs ou les locaux... le rayon de deplacement c'est la ville...

Direction le camping.... Oui Oui vous avez bien lu... un CAMPING... le truc qu'on a pas vu ou dont on a pas entendu parler depuis un bout de temps !!!

Le Fouta Djalon

Pour rejoindre les hauteurs Guineenne... On doit resortir de Conakry et repasser par cette route unique.... ce coup-ci Ben est avec ses chaussures de marches..; ce qui nous empechera pas d'etre controlés a plusieurs reprises mais sans avoir le moindre soucis...

Pour le plaisir et la fraicheur, on refera une nuit aux chutes de Kilissi pour avoir un peu de calme et de fraicheur apres la folie de la ville...

On montera doucement vers Labé.. centre des collines de Guinee... la route est pleine de virages et de pentes... Manny avance a son rythme et on grimpe doucement doucement... Mais ca nous permet de profiter des paysages qui deffilent... entre les parties forestière puis un peu plus savaneuse... Entre grimpette... plateau et descente on s'en met juste plein les mirettes...

Le Fouta Djalon, c'est la deuxieme zone touristique de la Guinee. Tout y est extremement cher, on y trouve hotels de luxe et des restaurants sur-fait. Pour nous les prix sont tellement loin de la realite journaliere des guineens que l'on trouve cela choquant. On a pas trop envie de participer a ca sachant que l'on est vraiment pas sur que les villageois de la region en profite.

C'est la region de Guinee ou il faut visiter des cascades, faire des randonnees avec des guides obligatoires. On essayera bien de voir une ou deux cascades par nous meme ; mais apres quelques heures de pistes on nous apprend qu'il faudra debourser un bras pour notre securite, le parking de la voiture,  le droit de passage du vehicule, le guide, le ticket pour les personnes, etccccc.....Bref tout est bon pour nous faire debourser des sommes exorbitantes et surtout rien n'est ecrit et formel. Les prix c'est a la tete du client. Ca a le merite de nous degouter un peu et du coup on profitera du Fouta Djalon en degustant les paysages qui defilent sur notre route. En allant au marche acheter des legumes et des fruits....Des plaisirs simples qui ne nous font pas du tout regreter d'avoir manque les spots touristiques.

On arrive a Labe où on cherche un petit resto pour midi. On finit dans l'hotel Salaa pour deguster une pizza...A notre grande surprise elle est juste super bonne.....ou depuis le temps nos references on changer. Un vrai  regal  et on sera heberger dans un coin de l'hotel a moindre frais... bref une surprise magnifique qui fait vraiment chaud au coeur. On retrouve l'hospitalite guineene dont on avait profite en Guineen Forestiere. Ca fait plaisir.

Ensuite on monte vers le Senegal... La piste est tortueuse et pleine de rebonds... En hivernage, la pluie ravage tout et la piste qui est un des grand axe du pays est tout a fait impraticable... Par les chaleurs que nous subissons on a beaucoup de peine a s'imaginer que cette terre seche et aride devient un veritable fleuve de boue et selon l'endroit des rizzieres prennent forme.

Mais la piste est belle...et on profitera de se faire une nuit en bivouac dans un coin perdu avant de rentrer au Senegal:

Sable fin... Ocean...

Pour aller sur les iles de Los le seul moyen de transport est la pirogue a moteur...

En tant que blancs sur le chemin du port on nous interpelle et on nous dit que le seul moyen pour aller iles c'est de louer SA pirogue qui nous emmenera pour la modique somme de 500'000 FG... On s'etouffe dans le prix et on se bat pour qu'il arrete de nous demander combien on veut payer parce que notre objectif c'est de prendre la pirogue publique qui se paye 2'500 FG par personne... pour aller sur la premiere des trois iles...

La pirogue publique ne part que si elle est pleinne et pleinne c'est pas seulement si les places sont prises mais surtout quand la ligne de flotaisont commence a passer sous l'eau tellement le chargement est lourd...On arrivera sur l'ile de Kassa sans probleme.

On se ballade sur l'ile au bord de l'ocean mais sous un soleil de plomb... on traverse les villages de pecheurs; les champs de petits poissons qui seche a meme le sol pour rejoindre la pointe de l'ile ou l'on prendra une autre pirogue publique pour rejoindre l'ile de Room....

Sur place la nuit est cher dans les hotels et l'endroit fait pour du tourisme de luxe. Arrivee en pirogue perso, transport de bagage par porteur jusqu'a l'auberge; repas prevu au meme endroit pour des sommes faramineuse. Heureusement pour nous, avec notre petit sac a dos pour deux et notre air debonnaire on rencontre le mouvement rasta du coin. Ils nous prendront en charge. On nous logera dans une petite bicoque au bord de l'ocean... drap blanc; douche au seau; plage rien que pour nous; bruit de l'ocean.....c'est le reve...
On mange du capitaine a s'en crever la pansse... et ce coup-ci on a un bon prix et en prime, un peu de musique locale...on passera l'apres-midi a se baigner et on profitera de decouvrir un peu la vie du mouvement rasta de l'ile de Room. Ils sont en plein preparatif du marriage d'un de leur frere. Leur vie c'est la musique traditionnelle, fumer et boire des verres. Trankil et attachant. On les rejoindra au bar le soir. On est accueilli avec chaleur, ca change des attrapes touristes. Les discussions vont bon train sur tout les sujets...notre voyage, la musique; leur vie paradisiaque et sans contrainte sur l'ile mais aussi leur boulot sur Conakry. Soiree Top sous le son de la musique traditionnelle guineene.

La nuit arrive... on va donc rejoindre morphee accompagne par le doux bruit de l'ocean...Malheureusement le reve coupe court... a 7h00 la pirogue publique prend le large et c'est la seule qui rejoint Conakry avant demain... et la meteo n'est pas au meilleur... mieux vaut partir maintenant. La pirogue est bondee et pleine de marchandise pour le marche du port. Le vent souffle et les vages sont hautes... sur l'eau certaines femmes pleures et on sent une certaine tension lors de passages difficiles...de temps a autres le barreur monte le ton face a des passagers indiscipline qui manque de faire boire la tasse a tout le monde. On prend tous la douche.....et quand  on arrive dans les encablures du port de Conakry...c'est la la panne seche....Le gag on se fait balloter par les flots....Heureusement une pirogue de peche nous sauve la vie en sortant un bidon d'essence... et on arrive a quai....Ouf.

On est sur d'une chose... on a pas le mal de mer... et on doit avoir un ange gardien car meme si de temps a autres on a des soucis... on a toujours une solution qui se presente avant que ca degenere...

On finira notre aventure des iles de Los en allant boire un cafe avec un frere rasta rencontre le jour d'avant.

Conakry

Pour comprendre le climat de la ville il faut arriver par la route... LA seule et unique route d'acces... Toute en travaux et bondée... On se fait donc 50 Km de bouchons sous un cagnard d'enfer... On avance tout doucement et on se fait controler par chaque policier que l'on croise... Sachant qu'il y en a un tous les kilometres, l'entree dans la ville se fait aux rythmes des coups de sifflets non pas au sons des jembes.

Ben se fera arreter pour conduite en mode pieds nus... Pfff le flic n'ayant pas trouver de failles dans nos papiers, il a observé nos pieds... On discute, il veut nous faire descendre de la voiture, on refuse; on lui explique qu'on a tout le temps pour aller au commisariat et mettre Manny a la fourriere.....on est d'un zen olympique....et puis le type lui s'enerve;  limite tres agressif et ca ca ne se fait pas...du coup un de ses collegues en civil et venu a notre secours.....plus correcte lui.  Tout finit par s'arranger sans le moindre frais... sans doute parce qu'on avait pas mal de chance de notre cote.
Apres ces kilometres de galleres et de poussiere on se trouve au centre ville et a notre grande surprise.. la... plus une voiture... un calme sur les routes qui impressionne pour une capitale...

On dormira a l'archeveche de la ville... le prix est cher pour le pays mais extrement bas pour la ville... Car Conakry est le seul coin ou le tourisme a fait des ravages... Les hotels sont hors d'atteintes pour des budgets comme le notre...les campings n'existe pas.  On a un but... se faire une nuit sur les iles de Los....poisson, plage deserte.... le depart est prevu pour le lendemain...

lundi 16 avril 2012

De la fraicheure

En route pour Conakry on fera une halte à Kilissi... l'arrivee sur un chantier nous cache bien les secrets que la nature nous offrent... Derriere les travaux, un site naturel rien que pour nous.

En discutant avec l'architecte des lieux autour d'une biere, on apprendra que l'ex-ministre du tourisme est entrain de faire battir un complexe touristique avec camping, restaurant, salle des fetes, spas etc... Ouf on arrive avant cette folie...

Kilissi c'est des chutes d'eau... avec leurs piscines naturelles qui nous ouvrent les bras... On passera la nuit au sommet de la premiere chute... Manny a presque les roues dans l'eau et nous on a une berceuse acquatique...

Les installations pour les touristes n'etant pas encore terminee.. on est tout seul....la douche se fait au pied des cascades... pfff un vrai bonheur se retour a la nature... et surtout un lieu magique avant la folie de Conakry...

dimanche 15 avril 2012

Dans un autre temps

Arriver en Guinee c'est comme entrer dans un autre temps.

Rien n'est organise pour les touristes. Pas d'hôtel, de campement, de restaurant.....pas de route non plus juste des pistes, pas de panneau de circulation et le plus souvent pas d'électricité.
Biensur on ne parle pas de Conakry, presque totalement modernisée

Pour nous, visiteurs de passage, capable de vivre en autonomie loin de la civilisation sur des pistes perdues cela ne devait pas tellement nous changer la vie et pourtant......on a mis un petit peu de temps a se réinventer.

En guinee forestiere, on apprend vite que peu d'hotels ont survecu aux guerres successives qui ont eu lieu en Guinee et dans les pays voisins: Le peu d'etablissement qui fonctionnent encore sont dans les grandes villes tel que N'zerekore et ils sont rempli par les hommes d'affaires de la Cote d'Yvoire, du Liberia et de la Guinee maritime. Ce n'est pas pour les touristes.

Le confort est a l'africaine. Douche au saut; chambre a 25 et parking limite a 3 voitures....Du coup pour se trouver une petite place....c'est difficile: D'autant qu'on a pas le choix en ville on ne peut pas dormir dans la rue c'est pas securise. On fait rapidement le tours des 2 etablissements de la ville. D'un cote une entreprise a loué les 4 a 5 chambres et refuse que quiconque se parque avec son vehicule pour passer la nuit..il nous laisse sans scrupule dehors De l'autre il nous accepte avec un sourire comprehensif et a la fois gene de nous pouvoir nous proposer autre chose qu'une place de parking a 22h coince entre 3 vehicules. Ca nous change beaucoup des hotels aux grands parcs verdoyant qui acceptent notre Manny avec un grand sourrire... En Guinee c'est à la dure...

Les tuyaux pour la douche et les lavabos sont installés..dans 2 salles de bain communes, mais y a pas d'eau courante.....bidons et bassines sont remplis au puit regulierement... la douche se prend au seau et la chasse d'eau est a la mano...

Pour avoir de l'electricite il faut attendre 18h. Alors que la nuit commence a tomber, ceux qui en possede mettent en route les generatrices. Un doux ronrons de moteurs emplie les endroits les plus "riche" de la ville. Vers 22h on pourra profiter de boissons un peu fraiche.... et encore c'est parce qu'elles sont restees bien cachees au fond d'un congelateur.

Et puis etonnament tout le monde se deplace a la lumiere de son telephone portable. C'est surpenant.

En allant au marche le lendemain on verra dans la rue des petites echoppes qui font tourner leurs generatrices toute la journee. Devant un enorme tableau avec une multitudes de prises electriques de toutes sortent. Le panneau dit "recharge" mais ici il ne faut pas comprendre recharge de credit pour votre portable; mais bien recharge de vos batteries. C'est un vrai business comme celui des lampes de poches et des piles electriques....

Autre surprise, trouver du gazole. Meme si il y a beaucoup de pompes; cela ne veut pas dire qu'elles ont le precieux carburants et qu'elle fonctionne.....sans electricite ca marche moins bien. Alors devant celle qui ont eu la chance d'etre ravitailler et de fonctionner manuellement, il y a des files d'attentes, et qui s'allongent a l'infinies des 18h et que les generatrices se mettent en marche. Des dizaines de petites motos, des pietons avec des bidons et quelques voitures patientent tranquillement....la pompe a essence est encore plus qu'ailleurs un lieu de rencontre. Avec notre Manny on passe pour des fous, forcement il est gourmand, le plein nous coute un demi millions de francs Guineens.....c'est une fortune.

Heureusement, on a toujours eu de la chance et trouve du Gazole sans trop de soucis. L'avantage des files d'attente c'est qu'on repere vite la station qui a ete ravitaille. Sur la piste on croisera de nombreux convoi de camion citerne essayant d'amener de precieux carburants aux pompes, on trouvera aussi de nombreux engins en panne; bloque la sur le bas cote....en attente de reparation....effectivement avoir de l'essence reste tres aleatoire. Des au'on pourra on fera le plein, meme si c'est juste pour quelques litres.

Tiens d'ailleurs parlons de la route.....a part 70 km de goudron absolument magnifique....la route c'est pas vraiment une route...on peut qualifie cela de bonne piste ou de voie 4x4....mais pas de route. Et pourtant on y croisera des camions citerne et des taxis en phase de dislocation, charge a bloc, qui sautent dans des nids d'elephants, slalom entre les bosses, les creux et les vehicules en pannes.....En Guinee on ne calcule pas les distances en kilometres mais en temps.

Sur les voies d'acces principales on sera controle par l'armee, qui a chaque poste nous demande notre ordre de mission. Nous on en a pas...on est des touristes. Leurs regards changent...on palabre un instant....On vient nous serrer la main, les gens nous renseignent toujours avec le sourire. Ils sont content de voir des touristes revenir dans leur pays...ils nous remercient d'etre la. Dans chaque village c'est pareil; les enfants crient des Toubaaaaaaaaabbbbouuuu a se casser la voies et nous font des grands signent. Il ne demandent rien....ni argent, ni stylo, ni cadeau.... ils sont aux anges quand on leur décochent un enorme sourire et un signe de la main.

Pour trouver son chemin il n'y a pas d'autre moyen que de demander. Le GPS ne nous aide en rien, la carte non plus ; les pistes guineennes ils savent pas ce que c'est. Parfois on s'arretera au milieu des carrefours en attendant patiemment le passage de quelqu'un....histoire de pas faire des kilometres dans le mauvais sens.

On trouve magique de se sentir ailleurs... deja dans un autre pays... mais surtout dans une autre dimension... loin de beaucoup de chose dont on a l'habitude....dans les autres pays visite on retrouvait souvent un confort accessible...confort simple et basique mais accessible..... alors la c'est le depaisement guaranti....on adore ca.

samedi 14 avril 2012

L'appel de la foret

La Guinee est divisee en 4 regions bien differentes les unes des autres. La Haute Guinee, voie par laquelle nous sommes entre dans le pays.....savane arbusive, grandes plaines desertiques. Il y fait chaud, tres chaud. La Guinee maritime ou l'on retrouvera l'ocean. La region du Fouta Jalou., un massif montagneux qui culmine a 1500 metres. Zone touristique de la Guinee ou il fait bon faire des randonnees a travers des vallees profondes et des cascades.

Mais c'est bien la derniere region qui nous attire le plus : la Guinee forestiere. Seul endroit dans notre periple africain ou nous rencontrerons une foret tropicale

Sur la piste tout devient peu a peu vert. Les arbres deviennent plus nombreux, plus haut, plus grand, plus fort. Ils s'entremelent et forment une forteresse... on ne peut qu'admirer. Pas moyen d'aller a droite ou a gauche, la foret ne nous laisse pas de passage.

Dans la ville de Seredou on s'aventurera quelques tours de roues dans la foret classee de Zaima... pour rejoindre le centre forestier. On dormira la-bas entoure de cette vegetation luxuriante.

En fin de journee la pluie vient nous rendre visite - il faut dire qu'en Guinee forestiere la saison des pluies dure 10 mois par an. Avant la nuit on essaye d'aller se ballader. On ira pas bien loin, la foret reste impenetrable et on n'est pas des inities aux traditions des ancêtres, ni des maitres de la machette Et puis dans ce dédale de verdure il est difficile de pas perdre son chemin. La lumiere du jour partira a la vitesse grand V....attraper par les arbres qui nous surplombent et qui nous laissent dans la penombre.

Et la foret prend vie....on entends des bruits bizarres, des cris d'animaux, des feuilles et des fruits qui tombent des hauteurs. On imagine volontiers que les petites betes du coin sont aussi grosse que des elephants. On a la visite de chauve souris. Et ca ne s'arrete pas. C'est bruyant, presque effrayant et en meme temps fascinant. On se sent tout petit....dans notre tente qui prend des allures de micro coque de noix...

Le lendemain on reprendra la route... fascinés par cette grandeur verdoyante... a la tombee de la nuit on cherche un coin pour dormir mais la foret dans toute sa splendeur reste sans issue... on est coince sur la route.

Finalement une piste part sur la droit...elle mene a un village ou nous demandons asile pour la nuit... On est acceuillit a bras ouvert, chaque adulte vient nous serer la main....chaque enfant nous regardent curieusement. L'ouverture de la tente est un grand moment de Oohhhh et de Ahhhhhh. La douche est entre quelques feuilles de Palmiers sous les bananiers, on nous apportera des bassines d'eau....on se lavera sous un ciel remplis d'etoiles. Nos hotels n'ont pas que 5 etoiles mais des miliers...c'est le grand luxe.

On est invité a manger. On partagera nos fruits et legumes et eux sacrifieront un joli petit coqs en notre honneur et feront un plat de riz... Le riz sauce restant seront pour note petit dejeuner. On quittera ce joli coin de paradis pour reprendre la route mais ce coup-ci on va aller vers la Guinee maritime...

Guinee - L'authentique

Des nos premiers tour de roues en Guinée on a l'impression d'etre dans un autre temps... quelques traces de goudrons et puis un silence et une impression de liberté. Rien n'arrete notre regard, il s'etend au loin dans le paysage. On mettera quelques temps a comprendre... dans ce decors, enfait, il n'y a pas de fils electriques, pas d'antennes relais, pas de sac en plastiques par terre ou en l"air, peu ou pas de vehicules sur plusieurs kilometres... la haute Guinee semble s'être arretee quelques annees en arrieres.

Tout les villages que l'on traverssent sont composes de cases faites de bancos avec de jolis toits de pailles. L'ecole est le seul batiement en beton avec un toit de toles... Pas loin il y a toujours un terrain de foot... en gros deux cadres en bois forment des buts dans un terrain vague. Les femmes transportent sur la tete des galbasses enormes et des paniers tresses. Il n'y a pas de bassines en plastiques. La cuisine se fait au feu de bois entoure de cailloux et non pas au charbon dans un grill... Les barrieres des champs sont en rondins... tout semble tellement propre.

La modernite ne semble pas encore avoir fait de mal.

Et puis le jour se met a tomber et rien... Pas de lumières pour nous annoncer une ville et pourtant on arrive a Siguiri. Par ci, par là quelques lampes de poches eclaires de petites echoppes. Elles fonctionnent a pile ou au solaire.. tiens finalement peut etre un peu de modernite. Dans la nuit on trouvera difficilement le seul hotel du coin, un peu en haut sur la coline... Le gerant nous autorisera a camper sur son parking avec vue sur la ville... mais la nuit on ne voit rien! Quelques loupiottes discretent nous indiquent le centre et sur des kilometres on reperes 4 ou 5 voitures qui circulent grace a leurs phares...

On va passer notre premiere nuit dans un des pays le moins develloper d'afrique de l'ouest... on en sait pas encore trop ce que cela signifie...

Essaye !!!! Pas pu !!!!

On arrivera a la frontiere de la Guinee Conakry a 16h45 le 18 mars 2012. A cette heure la c'est un coup de poker. On a une chance sur deux de devoir dormir sur place. Mais bon, on tente le coup..... ca va etre la 17eme frontieres africaines que l'on passe; on commence a connaitre tout les trucs et astuces pour passer sans soucis.

Le point le plus important c'est surtout de ne pas melanger les policiers qui s'occupent de l'immigration des personnes, avec les douaniers qui ne s'interessent qu'a la voiture et les gendarmes qui finalement enregistre le tout et nous souhaite bonne route. Ensuite il ne faut jamais, au grand jamais, s'enerver et pour finir il faut faire comme si on avait tout le temps et que cela ne nous inquiete pas de dormir sur place.....

En Guinee; il a bien fallut qu' un policier soit un teigneux et essaye de nous escroquer 10000 CFAs pour nous autoriser a montrer nos documents a la douane. Oui mais voila sa responsabilite a lui c'est nos passeports.....dommage et MDR !!!!! Il a eu son chef sur le dos et le chef de la douane d'en face et finalement on est passe sans debourser un centime. Et Toc !

Nous ca nous donne confiance pour affronter la frontiere Senegal - Mauritanie dans quelques semaines. D'avis de voyageur c'est la pire de toute.

Le Mali, on s'y attarde

Le 18 mars au matin on quitte Jean-Michel et sa famille pour decouvrir un tout nouveau pays. On nous parle de la Guinee Conakry comme un pays different.... pas touristique, moins developpe, plus authentique....Apres 10 jours a Bamako on bouge enfin vers de nouvelles contrees.

Oui mais voila. Le Mali on a de la peine a le quitter. C'est le deuxieme pays apres le Burkina dans lequel on revient et a qui on doit dire au revoir..... On a l'impression d'etre sur le chemin du retour; alors qu'il nous reste encore un mois et demi de voyage.......et il faut dire ce qui est.. on a pas envie.
Alors on traine un peu. On nous a parle du site de Sibi a quelques kilometres de Bamako sur la route de la Guinee.... il y a une arche de pierre qui surplombe la vallee et l'endroit et propice aux ballades. A 10h du matin on s'arrete a la hauteur d'un 4x4 pour demander notre route.... on va tous au meme endroit on se joindra au groupe.Le site est splendide. Grâce a la famille que nous accompagnons on découvre l'arche, une grotte qui est en dessous et surtout un chemin qui nous permets de monter tout en haut. Wouah!

Si l'harmatan ne s'etait pas joins a la ballade, le ciel aurait ete decouvert et on pourrait voir d'un cote la ville de Bamako et de l'autre la Guinee. Les photos sont difficile a prendre avec un fond laiteux et poussiereux....mais d'un autre cote c'est grace au vent que l'on ne grille pas sous le soleil, et que la temperature reste supportable. Dans cet endroit, les problèmes que le Mali rencontre semblent bien loin.

Serpents, Caimans et scorpions.....

Bamako c'est une ville de plusieurs millions d'habitants et nous on en cherche 1 en particulier. Facile non !!!!

Le numero de tel que Yannick nous avait donne ne fonctionnait pas. Il manquait un chiffre et les autres infos que l'on avait etait pas tres precises. Jean Michel et nom de famille, toubab habitant le quartier de Falladier et qui eleve des reptiles. Visiblement connu comme le loup blanc en ville. Yannick ne doutait pas un instant qu'on allait pouvoir le trouver.... nous on etait un peu plus dubitatif.

Vendredi soir a Didij Koro alors qu'on partage un verre avec les habitues, que les discussions vont bon train, on demande sans trop d'espoir si quelqu'un connait notre homme mystere. Et la oui, plusieurs personnes savent qui sait mais personne n'a son numero. On apprend toutefois qu'il a un bar et qu'on pourra sans probleme le trouver la-bas.

Le samedi avec notre precieux paquet en poche on quitte DHL pour retrouver Jean-Michel et lui donner des nouvelles de Yannick et Awa. C'est aussi a cela que ca sert les voyageurs de passage.... On trouve le bar en question mais a 11h du matin c'est desertique. Le gardien l'appelle Jean-Michel, il est au salon de l'agriculture pour presenter ses reptiles au public. Le rendez-vous est pris pour l'apres-midi. On l'a trouver.

Le salon de l'agriculture de Bamako c'est plein de petits stands qui sont la pour vendre des produits et autour de cela il y a quelques stands plus attractifs qui n'ont qu'un but faire venir le public: C'est au milieu de ce joyeux bazar que l'on trouve Jean-Michel et son fils en train de manipuler des pythons, viperes et autres reptiles devant un public mis effrayer mis amuse. C'est sa passion....il l'a partage. On apprends que le serpent qu'on a croise au Burkina en visitant les Domes etait surement veineux: On joue avec un cobra cracheur, on regarde un caiman tout pertube d'etre la et on cherche les scorpions dans un aquarium......On parle aussi de Yannick et Awa. On est content de lui donner de bonnes nouvelles......Au Burkina ils vont bien.

Finalement on est invite a voir la collection des petites betes que Jean-Mich a dans sa maison et a passer la soiree et la nuit dans sa famille.

Dans la cours de la maison on decouvrira de nombreux autres bestioles....une genette, des tortues petites et enormes, des acqurium d'eau douce, des lezards, un elevage de souris (ben oui faut bien nourir tout ce petit monde), les pigeons de son fils, d'autres scorpions, un chacal presque apprivoise......Le temps d'un soir on partagera la passion d'un "dinosaure" comme il dit.

On essayera d'appeler le Burkina sans succès, les lignes passent pas aujourd'hui.
Yannick ton pote on l'a trouve et il a promis de te telephoner....:-)

J'aatttteeeeeennnnnnndddddddddrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaiiiiiiiiiisss....

On doit donc recevoir un paquet afin de pouvoir continuer notre periple... Effectivement le permis provisoire de Ben expire le 19 mars et avant le depart pas moyen de le prolonger ou de recevoir le definitif quelques mois avant sa date d'echeance... pour le bureau des auto Ben doit etre a Geneve pour l'obtenir et c'est tout juste si on nous avait pas dit de changer les dates de notre voyage. Merci l'administration suisse...

Pour finir on a pu obtenir l'autorisation que les parents aient cherche le document a sa place... c'est eux du coup qui se sont battus avec le SAN et ont gagne un permis tout neuf sans date limite...victoire !!!!!!!

Il ne restait plus qu'a l'envoyer a Bamako mais a DHL Geneve lorsqu'on dit Bamako, le paquet est envoye a Bamako, Ouagadougou, Burkina Faso... allez comprendre pourquoi le systeme ne pense pas a la capitale malienne... surtout que tout le monde connait cette ville a travers les medias.. Bon maintenant on sait qu'un Bamako existe dans la capitale de son pays voisin... mais ca nous aide pas du tout.....Bref le mardi quand on va au bureau DHL de Bamako, Mali on apprend que le paquet est destine au Burkina... Reste plus qu'a le re-router vers le bon pays...

Pas complique mais pas possible quand on est le receveur.....le message doit venir de Geneve.... et Bam ! c'est a nouveau les parents de Ben qui doivent se battre pour faire que le paquet arrive dans les meilleurs delais a Bamako.

Apres de nombreux mails entre nous et eux.. et sans doute un joli nombres de coup telephone Genevois et egalement un harcelement soutenu du bureau de Bamako mali....on obtiendra notre paquet samedi....matin. La cheffe du bureau en ayant marre de nous avoir sur le dos elle nous avait envoye vers le responsable de l'aeroport qui a force de nous entendre a finalement reussi a le mettre notre precieux dans les mains du crew d'un vol commercial entre Dakar et Bamako. Pfffff.

Entre temps, grace a internet et le systeme de suivit des colis de DHL; on suit a la minute pres ou se trouve notre precieux paquet. Il est passe par Bruxelles; Londres; Auckland, Lagos, Dakar, Abidjan..... Si on y regarde bien il est passe plusieurs fois au dessus de la ville sans jamais y faire escale...Pour le gag; en quittant le bureau de DHL on voit sur le mur une publicite qui dit : Aidez-nous a reduire notre emprunte ecologique... Nous on veut bien hein.... faudrait peut-etre commencer par un cour de geographie....parce que meme en y reflechissant beaucoup je pense pas de la Nouvelle-Zelande soit sur la route entre l'Europe et l'Afrique......allez comprendre...


Bamako - une ville qui fait moins peur

On vous a laisse en plan alors qu'on etait encore au Burkina Faso.... on allait passer la frontiere malienne en direction de Bamako. On retournait dans cette ville avec moins appréhension que la premiere fois.....on allait peut-etre revoir des amis et puis on avait pas mal de choses a faire pour assurer la suite de notre voyage :
- les visas pour la Guinee Conakry, le Senegal et la Mauritanie - histoire de pouvoir rentrer en Suisse sans avoir a passer par Conakry ou Dakar si tout a coup la situation devenait instable.
- attendre le nouveau permis de conduire de Ben envoye de Suisse
- s'occuper un peu de la voiture
- Mettre a jour le blog et retablir le contact avec nos employeurs potentiels a notre retour:
- faire une journee de rien.
- trouver Jean-Michel, un ami de Yannick et Awa du Burkina

Avant de s'enfoncer dans la ville on s'arretera au camping le Cactus un peu en dehors..... histoire de ne pas avaler trop de poussiere tout de suite.
Sur place on retrouve Michael, un allemand avec qui nous avions partage une soirée musicale Chez Alice a Lome. Les retrouvailles sont simples on fait une (enfin 2) journee rien autour de verre de Bissap, lecture, repas en commun, finalement le temps file. Le week-end est passe il est temps pour nous tous reprendre la route.

Michael va en direction du Senegal et de la Gambie; nous on va s'enfoncer dans la ville et rejoindre l'auberge de Didji Koro. Arrive la-bas les choses n'ont pas change..... l'accueil est top on se sent un peu comme a la maison. On retrouve Annie, Romain, Touba. On apprend que Dominique a du partir en Europe pour regler quelques questions familiales mais que Pascaline est la.

Dans les rues la ville a d'autres couleurs. Le traffic est toujours aussi effrayant et la poussiere nous colle a la peau mais des etales de fruits et de legumes frais on fait leur apparission. Les petits restaurants de la rue on mis le nez dehors.... un peu partout on voit des terrasses ouvertes surtout le soir. La ville se prepare pour la saison chaude....tous le monde s'apprête a vivre dehors a l'ombre.

On nous avait annoncer des temperatures de folies au Mali au mois de mars....depuis notre entree dans le pays le 9 mars pour nous il fait froid. Ca nous fait rire.... quand on pense qu'on mois de janvier on supportait mal un 30 degres..... notre corps c'est finalement un peu adapte. Du coup depuis notre arrivee dans le pays on a sorti les sacs de couchages et les polaires. Mais en 2 jours les temperatures de saison arrivent et la journee en plein cagnard on sent bien les 48 degres.

De 11h a 16h le temps s'arrete.... il fait beaucoup trop chaud pour penser a faire quoi que ce soit.
Alors on prend le rythme a l'africaine.....doucement doucement. En ville on trouvera sans peine notre chemin pour les ambassades...finalement quand on a compris comment s'organise la ville et qu'on connait les heures a éviter pour les gros pics de traffic.... c'est facile.

Bilan en 4 jours on a 3 visas supplémentaires dans notre passeport. En fait on peut rentrer en Suisse presque d'une traite......ca fait bizarre.... le compte a rebours vient de commencer. La journee de rien c'est fait, les visas aussi, Manny a tous ces niveaux a jour, Toupa a la confirmation qu'elle commence a travailler le 1er mai, on a finalement publie la page Pays par Pays et Manny du blog.....reste plus qu'a trouver Jean-Michel et que DHL nous livre les papiers de Ben. On devrait quitter la ville demain.