jeudi 2 février 2012

Lunch musical

Après avoir dormit à la frontière et obtenu nos tampons… on reprend la route pour aller sur Ouagadougou.

En chemin on se pose pour manger un peu à l’écart d’un village…nos deux vehicules discutent et nous on fait de même en mangeant… Avec Dagmar et Heimo ont se fait un repas salade et fruits.Petit plaisir après le repas : le café. Dagmar retrouve un peu d’Italie avec notre machine.

A ce moment , on voit que beaucoup d’enfants du village courent vers nous. Aie ! ils nous ont vu. Que vont-ils nous demander ? Notre premier reflexe est de nous protéger. Heimo leurs fait signe de ne pas trop s’approcher et de s’arrêter à une ligne virtuelle… juste histoire qu’on conserve un peu d’espace… nous ça nous fait bizarre de voir tout ce petit monde s’arrêter net… discuter et surtout ne pas passer la ligne virtuelle… quand de nouveaux arrivant débarquent… ils sont mis au parfum par les premiers arrivés…il ne faut pas trop approcher… . Au fur et à mesure on a un mur de gens qui nous observent… effectivement les adultes ayant remarqué la disparition des plus petits… sont venus voir ce qui se passait… .

Le tableau donne ça : 4 toubabou (blancs) autour d’une table de camping en train de sirotter du café et de grignoter de la papaye et deux dizaines de personnes agglutinées sur une ligne virtuelle qui les observent en faisant moultes commentaires qu’on ne comprend pas…..Mouais, sur le moment on ne sait pas trop comment géré… c’est la vie sous haute surveillance.

Une dame essaye de s’adresser à nous… sans succès… les dialectes locaux ne sont pas encore bien au point dans nos esprits… nouveau pays nouveaux dialects… pfff. Deuxième pas vers l’autre – on leur propose de la papaye. Les enfants vont se jeter dessus. Le tout a pris 3 secondes. Et maintenant… ?

Par chance une jeune femme qui rentre de l’école en bicyclette passe par là… Il s’avère qu’elle parle français et habite le village… elle sera notre traductrice. On apprend que les graines de papaye que nous avons mise dans la poubelle et par terre les intéressent fortement car ils veulent les planter… On ramasse tout cela et soudain… le son d’un chant et des claquements de mains se fait entendre… les femmes du village veulent chanter pour nous… On accepte avec plaisir en disant… « qu’on ne donnera rien de plus que les graines » (reflex nul de protection venant des nos expériences de « Donnes- moi » sur le coup on hait tout les touristes qui on fait des petits gestes avec de grandes conséquences sans même y penser.)

Il n’y aura pas de problème… elles veulent chanter le bonheur de recevoir. On a le droit à cette foule villageoise qui s’élance dans le rythme de la musique africaine… tout d’abord le chant est timide, puis de plus en plus fort……ils dansent…on essaye de suivre…. on écoute avec un bonheur sans fin… on immortalise l’instant avec des photos et une petite vidéo.

Vive l’air du mumérique on leur montera les photos et la vidéo avant de partir…les enfants adorent et les femmes aiment s’entendre sur la bande. Finalement, on quitte ce village pour conitnuer notre route. On réalise à peine la beauté de cet instant magique et l’accueille qu’on peut recevoir. On réalise aussi que c’est dommage de se protéger autant… en disant qu’on ne donnera rien… que on veut juste du bonheur et que en réalité c’est ce qu’ils offrent sans compter…. Le soir on se retrouvera à l’hôtel pour un apéro en compagnie de nos amis et on réalisera encore a peine la chance d’avoir vécu cet intermède musicale en pleine pause déjeuner. .

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