Bon d’accord, le jeudi 15 décembre, on est arrivé trop tard devant l’ambassade de Mauritanie à Rabat et du coup la porte c’est fermé devant nous. Changement de programme on décide de profiter du week-end pour aller à Fez et sur le chemin voir Meknes…..deux villes impériales.
Meknes est moins connue, moins grande….plus facile d’accès pour nous. On suit les instructions que nous a donné le propriétaire du camping dans lequel nous avons passer la nuit. Avec son plan dessiné à la main…on devrait tout voir. La Medina est assez authentique. Au loin se fait entendre l’appel à la prière du milieu de la journée. Les gens se déplacent vers les mosquées

environnantes…du coup on visite le lieu tranquillement…..presque seul dans de petites ruelles. Au marché on en profite pour faire quelques courses en légumes, olives et biscuits divers…

Les micro-rayons sont rangés avec soins. Avant d’acheter on peut gouter.. .. c’est un régale à la fois pour les yeux et l’estomac. On aime un peu moins le quartier ou l’on vend de la viande…l’odeur est forte. De part et d’autre des quartiers de bestioles pendouillent. Le stand un peu plus loin, un homme choisit une poule vivante qui sera égorgée quelques secondes plus tard. On trouve un petit stand entretenu avec soin ou l’on peut choisir son morceau de viande…il n’y a pas de bêtes vivantes, pas de carcasses, pas de trippes sanguinolentes…ce sera parfait pour nous.

On repart avec 500 grammes de filet de dinde en morceau pour le prix de 23 dirhams….environ 2 euros 30.
La ville de Meknes est de petite taille…tout se fait facilement a pied. On se ballade tranquillement au milieu des orangers et des marchants ambulants.
Fez c’est une autre histoire. L’arrivée dans une grande ville c’est toujours un peu la cohue-bohue…avec Manny on doit se faufiler dans une circulation « à la marocaine ». Les panneaux d’indications sont existants mais cachés par des arbres ou des lampadaires, bref illisibles. On y a va au petit bonheur la chance en espérant ne pas shooter quelqu’un. Par hasard on se retrouve devant la porte bleue de la Medina – appelé en arable Bab Boujloud.

Ce sera notre point de départ pour visiter cette ville. On a finit par comprendre que les flics présent au milieu de la rue sont aussi là pour nous aider à trouver parking, hôtel et guide. Surtout qu’un 4x4 avec des plaques suisses qui bloquent la circulation, ca fait un peu désordre et ce n’est pas très discret. Du coup dès qu’on s’arrête on se fait harponner par un rabatteur…. C’est parti pour la visite des maisons d’hôtes de la Medina….on finira par se débarrasser difficilement de notre « guide » pour trouver un hôtel par nous même.
Installé dans une chambre de luxe avec chauffage, wifi, salle de bain, douche et eau chaude….on hésite presque a sortir. Dehors le mauvais temps se rapproche….mais Fez nous appelle.
Pour profiter de la Medina, il n’y a qu’un moyen. Y aller seul et s’y perdre. Heureusement ce n’est pas difficile. Au détour de petites ruelles sombres se cachent des merveilles. On profite de visiter des maisons d’artistes.



Derrière des portes austères se cachent des artisans.

Dans des petits ateliers on verra se faire des instruments de musique Berbères, des sacs à mains, des broderies. Fez est connue pour sa tannerie, ses tissus brodés avec le point de Fez (il n’y a pas d’envers et d’endroit), les objets et bijoux berbères, la couleur bleue que l’on trouve sur des tissus et des plats.
Sans savoir où l’on est, on est avalé par la fourmilière. Ce n’est que dans la maison des tanneurs
qu’on pourra voir depuis la terrasse

comment est travaillé la peau, mais aussi ou nous sommes

dans la Medina. Parfois on découvre des petites places qui nous permettent de voir le ciel…c’est bienvenu. L’après-midi on sort de la vieille ville et de son univers un peu étouffant, pour se positionner sur l’autre versant de la colline.

On imagine mieux la taille des remparts. 15 kilomètres de long. De loin, derrière les murs de la Medina , ca ressemble à une ville morte……grave erreur. Au loin la tempête se précise…..il pleut. La ville devient triste et salle. On ne sait pas trop ou poser les pieds. On se refugie dans la douceur de notre chambre.
Le 18 décembre retour sur Rabat pour essayer une deuxième fois d’avoir le visa pour la Mauritanie. Côté ville impériale, Il nous reste a visiter la ville de Marrakech. Inch’Allah peut-être avant Noël.
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